Montée des eaux

25 juillet 2015 14:21; Act: 25.07.2015 14:35 Print

La plus célèbre plage de Bora Bora menacée

La plage de sable blanc de la pointe Matira, sur Bora Bora, en Polynésie française, est menacée par la montée des eaux liée au réchauffement climatique.

Sur ce sujet
Une faute?

Les habitants de l'île ont confié leurs inquiétudes face à la montée des eaux au quotidien «La Dépêche de Tahiti». Les épisodes de forte houle se multiplient autour de cette île surnommée la «perle du Pacifique Sud». Or la plage de Matira est cernée de constructions, à l'origine éloignées du rivage.

Chaque épisode grignote un peu plus le sable, au point que l'avancée permanente de la mer menace aujourd'hui les fondations de certaines maisons. Le propriétaire de la pension de famille la plus réputée de Matira, Nono Levert, a ainsi annoncé à La Dépêche qu'il avait décidé de fermer son établissement à la fin de l'année.

En début de semaine, une très forte houle a balayé pendant trois jours les îles de la Société, Tahiti comme Bora Bora. Alors que ce type de phénomène était exceptionnel et se produisait une ou deux fois par an au maximum il y a quelques années, cela fait déjà une demi-douzaine de fois en 2015 que la houle vient lécher les habitations de la pointe Matira et inonde complètement la plage si appréciée des touristes.

Du côté de la montagne

Certains de ces derniers ont même assisté, impuissants, à la destruction de la terrasse de leurs bungalows sous les coups de boutoir de l'océan. «C'est fini, je jette l'éponge», a expliqué Nono Levert au quotidien local. «La montée des eaux est un fait et on ne peut rien faire contre la nature. Ma pension sera fermée à la fin de cette année. Les investissements à réaliser pour sa sauvegarde sont trop importants au regard de l'activité.»

«Si j'avais à reconstruire aujourd'hui, je le ferais en montagne, plus en bord de mer», conclut-il, fataliste, désolé de ne pas pouvoir transmettre à ses enfants cette pension réputée qu'il dirigeait depuis de nombreuses années. D'autres riverains disent avoir dû aller chercher des pierres en montagne pour établir un enrochement susceptible de les protéger des vagues.

Pour l'un d'eux, il n'y a que deux solutions : «Créer des enrochements individuels très coûteux ou surélever les maisons, ce qui est difficilement envisageable». Si l'on ne parle pas encore de réfugiés climatiques en Polynésie française, la fermeture de la pension «Chez Nono» marque une étape importante dans la lutte entre la population des îles polynésiennes et l'océan Pacifique.

Le sort des îles menacées un peu partout dans le monde par la montée des eaux due au réchauffement climatique est un des enjeux de la conférence sur le climat, la COP21, qui se tiendra en décembre à Paris sous l'égide de l'ONU.

(ats)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Sansn. le 25.07.2015 14:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Humilité.

    La Nature c est la nature point! ces constructions qui au fond n ont rien à faire là paient de fait et hélas le prix qu il fallait prévoir avant..! Il est temps que l Homme redescende un peu de son perchoir prétentieux à se croire tout permis sur terre. Ainsi va la vie et nous n avons encore rien vu au niveau climatique probablement.

  • Riquet le 25.07.2015 16:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ça a commencé

    Faisons comme on veux, mais la nature sera toujours la plus forte. Elle reprendra ce qui lui appartient tôt ou tard, et l'homme ne pourra, cette fois, rien y faire. Tant pis pour nous, on avait qu'à respecter les règles.

  • MOI le 25.07.2015 15:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    A toi a moi

    La nature reprend et reprendra tjrs ce qui lui appartient !!!

Les derniers commentaires

  • mataf le 27.07.2015 23:47 Report dénoncer ce commentaire

    a qui la faute

    nos soit disant penseurs au lieu de faire les sourds d'oreilles auraient du penser depuis des dizaines d'années de tout faire contre la pollution ils saperçoivent maintenant qu'il y a vraiment un malaise . je suis tout à fait d'accord avec Humilité on en voit trop construire prêt des plages , prêt des eaux certains sans permis grignotent grignotes que ceux là ne soit pas triste de ce qui leurs arrivent ou va leurs arriver ils n'ont plus qu'à faire le mea culpa

  • Jacques Torrences le 27.07.2015 07:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Trop

    Merde faut se dépêcher d'y aller, je saute dans mon gros 4x4, je prends un avion solaire, ou un autre et j en profite avant que cette pauvre île devienne un favéla aquatique! Sinique mais triste quand même !

  • Arnaud le 26.07.2015 23:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    D l'eau

    Les suisses venez voler l'eau il y en a trop hiiiiii je plaisante Bonne nuit

  • tony le 26.07.2015 15:30 Report dénoncer ce commentaire

    Morphogenese des bancs!

    La pointe matira est un banc de sable. Un banc de sable ce n'est pas permanent. Peut être qu'il y a des cycles de 100 ou 200 ans voir plus et qu'il se déplace. Le problème c'est que l'humain compare tout à son échelle et pas à celle de la terre.

  • Papillon le 26.07.2015 12:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Inexorable

    On peut dire merci a l'homme dans tous excès pour avoir détruit la planète! C'est inexorable ça va nous péter a la gueule et nous aurons que ce que nous méritons! Toutes ces conférences de protégeons notre planète, ce n'est que du pipeau et du blabla. Ils brassent de l'air et ne font rien de concret