Hong Kong

07 juillet 2019 17:29; Act: 07.07.2019 18:36 Print

La police anti-émeutes charge les manifestants

Après une nouvelle manifestation d'ampleur à Hong Kong, des heurts ont eu lieu entre manifestants et policiers anti-émeutes.

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Un groupe d'enquêteurs internationaux choisis par le gouvernement local de Hong Kong pour assister l'enquête sur les violences policières contre les militants pro-démocratie a annoncé mercredi qu'il renonçait à sa tâche. (Mercredi 11 décembre 2019) La cheffe de l'exécutif hong-kongais reste de marbre face aux manifestants. «Si une demande particulière nous oblige à nous écarter de la loi... (je) ne pourrais pas accepter de répondre à ces demandes dans le seul but de répondre aux aspirations de la population», a-t-elle affirmé ce mardi. (10 décembre 2019). La police hongkongaise a annoncé lundi soir avoir désamorcé deux bombes artisanales dans l'enceinte d'un établissement scolaire. (9 décembre 2019) Les militants pro-démocratie hongkongais espéraient dimanche une participation massive à la manifestation censée offrir aux autorités une «dernière chance» de répondre à leurs revendications. (Dimanche 8 novembre 2019) Le cortège de manifestants se prépare à marcher jusqu'au consulat des Etats-Unis à Hong Kong dimanche matin. (1er décembre 2019) La Chine a accusé samedi la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, d'ingérence «inappropriée» dans ses affaires intérieures. (Dimanche 1er décembre 2019) La police hongkongaise s'est introduite jeudi dans le campus abandonné par les manifestants. La place est un champ de ruines. (28 novembre 2019) La loi sur les droits humains et la démocratie à Hong Kong a été promulguée mercredi par le président américain. (27 novembre 2019) Le campus a été vidé de ses occupants. Seule une étudiante retranchée a été retrouvée par les responsables de l'université polytechnique de Hong Kong. (26 novembre 2019) L'écrasante défaite des candidats pro-Pékin lors des élections de dimanche à Hong Kong traduit le «mécontentement» de la population, a reconnu mardi la cheffe de l'exécutif hongkongais, Carrie Lam. (26 novembre 2019) Selon des premiers résultats partiels, les candidats pro-démocratie sont très largement en tête des élections locales de dimanche, avec une participation record. (Dimanche 24 novembre 2019) Hong Kong vote dimanche, à l'image de la cheffe du gouvernement Carrie Lam, pour des élections locales que les militants pro-démocratie espèrent transformer en message de défiance envers le gouvernement soutenu par Pékin. (Dimanche 24 novembre 2019) Le Congrès américain a adopté mercredi une résolution soutenant les «droits humains et la démocratie» à Hong Kong face à Pékin. (Mercredi 20 novembre 2019) Le Sénat américain a adopté un texte soutenant Hong Kong face à Pékin et menaçant de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique. (Mardi 19 novembre 2019) Des dizaines de manifestants pro-démocratie ont entamé mardi leur troisième journée retranchés dans un campus, après la spectaculaire «évasion» nocturne de leurs camarades. Pékin redit qu'il ne laissera pas la mégapole basculer dans l'anarchie. (19 novembre 2019) La Haute cour de Hong Kong a jugé lundi anticonstitutionnelle la loi polémique interdisant le port du masque. (18 novembre 2019) La police faisait le siège depuis dimanche soir de l'Université polytechnique de Hong Kong, où se trouvent des centaines de protestataires. (18 novembre 2019) Les manifestants ont lancé des cocktails Molotov sur les policiers pour les repousser. (18 novembre 2019) Un incendie d'envergure faisait rage lundi matin à l'entrée du campus où étaient retranchés des protestataires. (18 novembre 2019) Un policier a été touché par une flèche lancée par un manifestant, à Hong Kong. (Dimanche 17 novembre 2019) Le policier a été touché au niveau de la jambe. (Dimanche 17 novembre 2019) L'armée chinoise a participé samedi à Hong Kong au nettoyage des rues. Cette présence militaire symbolique n'a pas été sollicitée par le gouvernement local. (Samedi 16 novembre 2019) Pour le quatrième jour consécutif, Hong Kong est totalement paralysée. (14 novembre 2019) Hong Kong vivait mercredi une nouvelle journée de tension, après une nuit d'affrontements ultraviolents dans une université entre manifestants pro-démocratie et forces de l'ordre. (13 novembre 2019) Des affrontements entre des manifestants et la police se sont déroulés pour la première fois sur différents campus universitaires de Hong Kong mardi. (Mardi 12 novembre 2019) Un policier hongkongais a tiré lundi matin sur un manifestant masqué alors que la mégapole était paralysée par des opérations de blocage de très grande ampleur menée par la mouvance pro-démocratie. (Lundi 11 novembre 2019) Un étudiant qui avait chuté d'un parking lors de heurts avec la police le week-end dernier à Hong Kong est décédé. (Vendredi 8 novembre 2019) Un homme politique hongkongais pro-Pékin a été blessé mercredi matin lors d'une attaque au couteau. (6 novembre 2019) Le président chinois Xi Jinping a fait part de son «haut degré de confiance» envers l'impopulaire dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam, qu'il a rencontrée à Shanghai alors que les violences se poursuivent dans l'ex-colonie britannique. (5 novembre 2019) La police de Hong Kong a fait usage samedi de gaz lacrymogène et de canons à eau contre des milliers de manifestants pro-démocratie lors d'une marche non autorisée. (Samedi 2 novembre 2019) Les manifestants pro-démocratie ont défilé pour Halloween avec des masques pour tourner en dérision l'exécutif local. (Vendredi 1er novembre 2019) Les manifestants pro-démocratie ont défilé pour Halloween avec des masques pour tourner en dérision l'exécutif local. (Vendredi 1er novembre 2019) Les manifestants pro-démocratie ont défilé pour Halloween avec des masques pour tourner en dérision l'exécutif local. (Vendredi 1er novembre 2019) A Hong Kong, des échauffourées ont opposé policiers et manifestants pro-démocratie défilant pour Halloween avec des masques tournant en dérision l'exécutif local. Ce dernier vient d'annoncer que le territoire est entré en récession. (Jeudi 31 octobre 2019) Joshua Wong, figure du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, a annoncé mardi que sa candidature aux prochaines élections locales avait été invalidée. (29 octobre 2019) La police hongkongaise a de nouveau fait usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc ce dimanche. (Dimanche 27 octobre 2019) Elle tentait ainsi de disperser une manifestation pro-démocratie non autorisée dans les rues commerçantes et touristiques de la pointe de la péninsule de Kowloon.(Dimanche 27 octobre 2019) Nombre de manifestants portaient des masques, en dépit de l'interdiction. (Dimanche 27 octobre 2019) Depuis fin août, huit figures hongkongaises du mouvement en faveur de la démocratie ont subi les coups d'inconnus. (Jeudi 24 octobre 2019) Pékin voudrait remplacer la cheffe de l'exécutif de Hong Kong Carrie Lam, croit savoir le «Financial Times». (Mercredi 23 octobre 2019) La police a utilisé des gaz lacrymogènes et un canon à eau pour disperser les manifestants qui protestaient dimanche malgré l'interdiction des autorités. (Dimanche 20 octobre 2019) Les manifestants protestent contre l'utilisation de pouvoirs d'urgence par le gouvernement pour interdire le masque dans les rassemblements publics. (Dimanche 6 octobre 2019) De nouvelles violences ont secoué dimanche Hong Kong, alors que des dizaines de milliers de manifestants pro-démocratie ont bravé l'interdiction de défiler le visage masqué. (Dimanche 6 octobre 2019) Des manifestants pro-démocratie défilent masqués malgré l'interdiction de se dissimuler le visage décidée la veille par la cheffe de l'exécutif Carrie Lam. (samedi 5 octobre) Les affrontements de vendredi à Hong Kong ont poussé les autorités à suspendre les transports en commun. (Samedi 5 octobre 2019) L'exécutif hongkongais a décrété ce vendredi 4 octobre que le port du masque sera désormais interdit dans les manifestations. Le protestataire touché par balle mardi à Hong Kong est poursuivi pour agression d'un policier. (Vendredi 4 octobre 2019) Les manifestants pourraient bientôt se retrouver sans masques lors des protestations. Les masques sont généralement utilisés par les manifestants pour ne pas être identifiés et pour éviter de futures poursuites judiciaires. Des centaines de jeunes gens se sont réunis pour protester, après qu'un manifestant a été blessé par balle mardi lors d'un rassemblement pro-démocratie, à Hong Kong. (Mercredi 2 octobre 2019) Une journaliste indonésienne est hospitalisée après avoir été blessée au visage par une balle en caoutchouc tirée par la police lors des débordements de dimanche. Les autorités sont priées de s'expliquer. (30 septembre 2019) La cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam a affronté jeudi soir les critiques de 150 personnes lors d'une réunion publique. (Jeudi 26 septembre 2019) De brefs affrontements ont eu lieu à Hong Kong. (Samedi 21 septembre 2019) Le militant pro démocratie hongkongais Joshua Wong a appelé vendredi Donald Trump à inclure une clause sur les droits humains dans ses négociations avec la Chine. (13 septembre 2019) «Papi Wong» brandit une canne au-dessus de sa tête en suppliant les policiers anti-émeute hongkongais de cesser leurs tirs de gaz lacrymogènes. A 85 ans, il est en première ligne pour protéger les manifestants pro-démocratie. (Dimanche 8 septembre 2019) Des manifestants pro-démocratie ont occupé l'aéroport de Hong Kong. (Samedi 7 septembre 2019) Ce n'est pas la première fois que les manifestants prennent pour cible l'aéroport. (Samedi 7 septembre 2019) Les étudiants ont formé une chaîne humaine pour protester ce 2 septembre 2019. Après un weekend de violences, la contestation à Hong Kong appelle à la grève générale et à un boycott des cours à l'université. (2 septembre 2019) Des centaines de manifestants pro démocratie tentaient dimanche de bloquer les accès de l'aéroport de Hong Kong. (1er septembre 2019) Situation très tendue à l'aéroport de Hong Kong après un samedi de chaos. (1er septembre 2019) Des manifestants vêtus de noir, portant des masques et se cachant derrière des parapluies pour échapper à la surveillance des caméras, ont de leur côté érigé des barricades au terminal d'autobus de l'aéroport. (1er septembre 2019) Des contestataires radicaux ont enfoncé samedi les barrières autour du complexe abritant le Parlement et le siège de l'exécutif hongkongais. (31 août 2019) Des manifestants armés de boucliers ont jeté des cocktails Molotov sur la police. (31 août 2019) La tension monte d'un cran ce samedi à Hong Kong entre les manifestants prodémocratie et la police. (31 août 2019 Hong Kong s'attend à un week-end sous tension après l'interdiction d'une grande manifestation pro-démocratie. (Samedi 31 août 2019) «La police appelle le public à se dissocier des manifestants violents», ont déclaré les forces de l'ordre. L'hôtesse de l'air Rebecca Sy a été licenciée sans préavis. La direction lui a reproché, lors d'un entretien, ses publications sur Facebook dans lesquelles la situation politique de Hong Kong était discutée. (23 août 2019) YouTube agit à son tour contre la propagande de la Chine sur Hong Kong visant à discréditer la mobilisation pro-démocratie à Hong Kong. (Jeudi 22 août 2019) Malgré la pluie et surtout les violences policières, les manifestants étaient très nombreux, dimanche dans les rues de Hong Kong. (Dimanche 18 août 2019) Un nouveau Tiananmen? L'artiste et dissident chinois Ai Weiwei redoute dans un entretien à l'AFP qu'il n'y ait «pas d'autres issues» à la crise hongkongaise qu'une répression violente des manifestations par Pékin. (Vendredi 16 août 2019) Le «Spiderman» français Alain Robert a déployé vendredi une banderole pour la paix sur un gratte-ciel hongkongais. (16 août 2019) La Chine, qui a massé ses troupes à la frontière de Hong Kong, a menacé jeudi de ne pas rester «les bras croisés» si la contestation prodémocratie devait dégénérer dans la région semi-autonome, suscitant «l'inquiétude» de Donald Trump au sujet des risques de répression violente. (15 août 2019) Un journaliste AFP a observé jeudi des forces chinoises rassemblées jeudi dans un stade de Shenzhen, ville aux portes de Hong Kong. (15 août 2019) Pékin serre la vis à toute entreprise soupçonnée de sympathie pour le mouvement pro-démocratie. Deux pilotes de Cathay Pacific ont été virés pour être impliqués dans la contestation. (14 août 2019) L'aéroport de Hong Kong retrouvait mercredi matin une activité normale au lendemain d'une deuxième journée de chaos et alors que Pékin accentue ses menaces d'intervention. (14 août 2019) Donald Trump est critiqué de toutes parts aux Etats-Unis pour son apparente bienveillance à l'égard de la Chine dans la crise à Hong Kong. Il a confirmé que l'armée chinoise se déployait «à la frontière avec Hong Kong». (13 août 2019) Les manifestants pro-démocratie ont bloqué mardi les passagers en partance en plusieurs endroits de l'aéroport de Hong Kong ce mardi 13 août 2019. Les manifestants pro-démocratie ont bloqué mardi les passagers en partance en plusieurs endroits de l'aéroport de Hong Kong ce mardi 13 août 2019. Le trafic a repris mardi à l'aube à l'aéroport de Hong Kong, fermé lundi après avoir été envahi par des manifestants prodémocratie. (13 août 2019) Des centaines de manifestants se sont rassemblés dans l'après-midi dans le quartier de Tai Po. (Samedi 10 août 2019) La police hongkongaise tire à nouveau des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants pro-démocratie alors que l'ex-colonie britannique avait été paralysée dans la matinée par des opérations de blocage du métro. (5 août 2019) «Nous avons vu récemment, c'est très clair, que les gens proposent de manière impertinte de reprendre Hong Kong, la révolution de notre temps (...) et de contester la souveraineté nationale du pays», a déclaré à la presse la dirigeante de l'exécutif, Carrie Lam. «J'ose affirmer que cela vise à renverser Hong Kong, à détruire complètement la précieuse vie de plus de sept millions de personnes». (5 août 2019) Le chaos s'est abattu lundi matin sur les transports hongkongais en raison de nouvelles opérations des manifestants pro-démocratie. Le métro a été bloqué et une centaine de vols internationaux annulés. (5 août 2019) La police anti-émeutes de Hong Kong a tiré samedi soir des grenades lacrymogènes contre les manifestants prodémocratie. (Samedi 3 août 2019) Les manifestants sont à nouveau descendus par milliers dans les rues samedi en signe de défiance à l'égard de la Chine, qui multiplie pourtant les menaces. (Samedi 3 août 2019) Hong Kong, est plongé dans la pire crise de son histoire récente.(Samedi 27 juillet 2019) Après l'attaque du bureau de liaison du gouvernement chinois à Hong Kong par les manifestants dimanche, la Chine accuse les protestants d'avoir insulté «l'ensemble du peuple chinois». (Lundi 22 juillet 2019) La contestation ne faiblit pas. Les façades de Hong Kong sont recouvertes de post-it multicolores arborant des messages hostiles à Pékin, souvent détruits aux premières heures du matin. (12 juillet 2019) Les papiers sont autant de messages à Carrie Lam, la cheffe du gouvernement proPékin non élue, parfois polis, parfois beaucoup moins. (Hong Kong, 12 juillet 2019) Mercredi soir, des échauffourées ont éclaté quand des groupes de partisans du gouvernement ont tenté d'arracher les post-it d'un «mur de Lennon» proche d'un complexe résidentiel abritant de nombreux policiers et fonctionnaires retraités. (12 juillet 2019) La cheffe du gouvernement pro-Pékin Carrie Lam a déclaré mardi que le projet de loi sur les extraditions vers la Chine était «mort», se refusant toutefois à annoncer le retrait immédiat du texte. (9 juillet 2019) Cinq personnes ont été arrêtées lors d'affrontements nocturnes entre manifestants antigouvernementaux et policiers anti-émeutes à l'issue d'une nouvelle manifestation géante à Hong Kong. (Lundi 8 juillet 2019) Les manifestants se sont défendus contre la charge de la police, qui a eu lieu après un face-à-face tendu d'une vingtaine de minutes sur une grande avenue. (Dimanche 7 juillet 2019) Des affrontements entre manifestants et policiers anti-émeutes ont éclaté dimanche soir à Mongkonk, un quartier nord de Hong Kong. (Dimanche 7 juillet 2019) La gare, qui a coûté plusieurs milliards d'euros, est dénoncée par les opposants comme le cheval de Troie de la Chine car les lois chinoises s'y appliquent dans certaines zones. (Dimanche 7 juillet 2019) a nouvelle gare de West Kowloon, ouverte en septembre pour connecter Hong Kong avec le réseau ferroviaire à grande vitesse chinois. (Dimanche 7 juillet 2019) Pour déloger les manifestants, la police a lancé des gaz lacrymogènes avant de charger. (Lundi 1er juillet 2019) 22 ans après la rétrocession de Hong kong à la Chine, des centaines de manifestants ont pris possession du parlement local. (Lundi 1er juillet 2019) Lundi, les manifestants se sont attaqués au parlement local, occupé et saccagé. (Lundi 1er juillet 2019) Des manifestations contre le gouvernement pro-Chinois ont escaladé à Hong Kong. (Lundi 01.07.2019) Les manifestants sont rentrés dans le parlement et ont pendu un drapeau de la période coloniale. (Lundi 01.07.2019) Les manifestants ont tagué les murs du parlement. (Lundi 01.07.2019) Les manifestants sont rentrés dans le parlement et ont pendu un drapeau de la période coloniale. (Lundi 01.07.2019) Dans la nuit, la police a dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes. (Lundi 01.07.2019)

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Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche à Hong Kong pour maintenir la pression sur le gouvernement local pro-Pékin, et la police anti-émeutes a chargé en soirée un groupe de protestataires à l'issue de ce rassemblement qui s'est déroulé devant une gare controversée d'où partent des trains à grande vitesse pour la Chine continentale.

Cette nouvelle manifestation était la première d'importance depuis le saccage le 1er juillet du Parlement local par des protestataires masqués. Elle a rassemblé plus de 230.000 personnes, selon l'un des organisateurs, Ventus Lau Wing-hong, la police parlant elle de 56.000 personnes. De nombreux manifestants se sont dispersés durant la soirée, a constaté l'AFP.

En fin de soirée, la police anti-émeutes a chargé des protestataires dans le quartier de Mongkok dans le nord de la ville, après un face-à-face tendu d'une vingtaine de minutes avec un groupe d'environ 300 manifestants, la plupart jeunes et masqués.

Depuis des semaines, le centre financier international est plongé dans une profonde crise politique déclenchée par un projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine. Le rejet du texte s'est traduit par d'immenses manifestations pacifiques mais aussi une série d'affrontements violents avec la police.

Le projet a été suspendu mais cela n'a pas suffi à apaiser la colère, métamorphosée en mouvement plus vaste pour réclamer des réformes démocratiques et l'arrêt de l'érosion des libertés dans le territoire semi-autonome.

Dimanche, les manifestants ont défilé dans les rues de Tsim Sha Tsui, quartier très couru des touristes du continent, dans la partie continentale de Hong Kong, afin d'expliquer le mouvement en cours aux visiteurs chinois.

Censure chinoise

En Chine, les informations sont lourdement censurées par la «grande muraille informatique». Les manifestations de Hong Kong y sont décrites comme violentes, résultant d'un complot ourdi de l'étranger pour déstabiliser la mère patrie, pas comme un mouvement populaire massif contre la mainmise croissante de Pékin sur la ville.

«On veut montrer aux touristes, y compris ceux du continent chinois, ce qu'il se passe à Hong Kong et nous espérons qu'ils pourront rapporter ce concept en Chine», a déclaré à l'AFP Eddison Ng, 18 ans.

Les Hongkongais parlent cantonais mais les manifestants envoyaient des messages en mandarin aux téléphones du voisinage via Bluetooth, dans l'espoir d'atteindre les visiteurs chinois par bouche à oreille numérique.

Un manifestant s'est servi d'un haut-parleur pour demander en mandarin : «pourquoi il y a encore autant de manifestants? Parce que le gouvernement ne nous a pas écoutés». Beaucoup de banderoles arboraient les caractères simplifiés utilisés sur le continent au lieu des caractères traditionnels en cours à Hong Kong et Taïwan.

Les manifestations réclament l'annulation pure et simple du projet sur les extraditions, une enquête indépendante sur l'utilisation par la police de balles en caoutchouc, une amnistie pour les personnes arrêtées et la démission de la dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam.

Pékin a mis tout son poids dans la balance pour soutenir les autorités, réclamant une enquête pénale contre les personnes impliquées dans les violences.

Dans un entretien à la BBC, l'ambassadeur de Chine à Londres a déclaré que le texte sur les extraditions était nécessaire pour «combler un vide» juridique, ajoutant avoir «toute confiance dans le gouvernement de Hong Kong».

Les protestataires ont rejoint dimanche la nouvelle gare de West Kowloon, ouverte en septembre pour connecter Hong Kong au réseau ferroviaire à grande vitesse chinois. Le complexe de verre et d'acier était quasiment bouclé par la police et entouré de lourdes barrières de sécurité en plastique remplies d'eau. Seuls les passagers déjà munis de billets étaient autorisés à entrer. La vente de nouveaux billets a été suspendue.

La gare est dénoncée par ses contempteurs comme le cheval de Troie de la Chine car les lois chinoises s'y appliquent dans certaines zones.

«Pacifique»

Ventus Lau Wing-hong a ironiquement assuré pendant le rassemblement que les manifestants n'avaient aucune intention d'occuper la gare, vu que le catalyseur du mouvement est la peur d'être envoyé en Chine.

La Constitution de Hong Kong dispose que la législation chinoise ne s'applique pas au territoire, sauf dans certains domaines comme la défense.

L'accord de rétrocession de 1997 entre Londres et Pékin donne à Hong Kong des libertés inconnues ailleurs en la Chine, comme celle d'expression, en vertu du principe «un pays, deux systèmes».

Mais nombreux jugent ces libertés menacées, citant ces dernières années la disparition de libraires dissidents réapparus en détention sur le continent, la disqualification de députés de l'opposition, l'expulsion de facto d'un journaliste étranger ou encore les peines de prisons infligées aux dirigeants du mouvement pro-démocratie.

Pékin a également refusé de permettre l'élection du chef du gouvernement hongkongais au suffrage universel comme l'avaient exigé en 2014 les contestataires de la «révolte des parapluies».

(nxp/afp)