Attentat en Turquie

30 juin 2016 11:20; Act: 30.06.2016 13:25 Print

La police arrête treize suspects, dont 3 étrangers

Les forces de police stambouliote ont effectué une descente simultanée. La nationalité des étrangers n'a pas été dévoilée.

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Un homme rend hommage aux victimes de l'attentat de l'aéroport d'Istanbul. Six suspects, présumés membres de l'EI, ont été arrêtés. (Vendredi 8 juillet 2016) Dix-sept nouvelles personnes ont été écrouées dans le cadre de l'enquête sur l'attentat à l'aéroport d'Istanbul, le 28 juin. (Mardi 5 juillet 2016) Parmi les trois auteurs de l'attentat suicide de l'aéroport d'Istanbul figure Akhmed Tchataïev. L'homme d'origine tchétchène est présenté comme un chef de l'État islamique chargé de la formation des djihadistes russophones. En 2003 il a obtenu l'asile en Autriche. (Samedi 2 juillet 2016) Sur les images des vidéo de surveillance, on voit les assaillants avant qu'ils ne commettent leur attentat. (Samedi 2 juillet 2016) Les autorités ont pu identifier les trois auteurs qui portaient armes et explosifs sous leurs vestes. (Samedi 2 juillet 2016) La Turquie a rendu hommage à ses morts.(Jeudi 30 juin 2016). Comme pour le 12 juin après la tuerie d'Orlando, l'Empire State Building, à New York (Etats-Unis) s'est éteint en hommage aux victimes d'Istanbul. (Jeudi 30 juin 2016). A Istanbul, Paris ou Bruxelles, la conviction que l'éden est au bout du sacrifice motive les kamikazes mais elle ne vient d'aucun texte, selon des experts et islamologues. (Mercredi 29 juin) Le bilan du triple attentat-suicide qui a frappé mardi soir l'aéroport international Atatürk d'Istanbul s'est alourdi à 41 morts et 239 blessés, a annoncé mercredi le gouvernorat de la première mégapole de Turquie. (Mercredi 29 juin 2016) La compagnie aérienne Swiss a décidé de suspendre ses vols en direction d'Istanbul, après l'attentat de mardi soir. (Mercredi 29 juin 2016) Le premier ministre turc Binali Yildirim, au centre, s'est exprimé devant la presse en milieu de nuit sur place. (Mercredi 29 juin 2016). Sur cette carte réalisée et diffusée par l'agence Reuters, on voit que l'aéroport international Atatürk se situe à l'ouest du centre-ville, sur la partie européenne d'Istanbul. (Mercredi 29 juin 2016). Le hashtag #prayforistanbul accompagné de cette image s'est répandue très rapidement sur les réseaux sociaux (Mercredi 29 juin 2016). Sur les réseaux sociaux, plusieurs créations visuelles rendent hommage aux victimes de l'attaque. (Mercredi 29 juin 2016). Des passages en état de choc après la tragédie, devant l'entrée de l'aéroport Atatürk. En milieu de nuit, le bilan a été relevé à 36 morts. (Mercredi 29 juin 2016). Des passagers attendent près de l'entrée principal de l'aéroport après les explosions. (Mercredi 29 juin 2016). Les autorités ont annoncé dans la nuit que l'attentat-suicide avait été mené par trois kamikazes. Une arme, sur le sol de l'aéroport Atatürk d'Istanbul. (Image fournie par 140journo/via Reuters) Les autorités ont revu le bilan à 28 morts, dans la soirée, tandis que l'agence turque Dogan évoquait 32 morts. L'attaque n'était toujours pas revendiquée, trois heures après le tripple-attentat suicide visant une nouvelle fois la Turquie. L'attentat-suicide est survenu dans un terminal de l'aéroport international d'Istanbul, le plus grand de Turquie. (Mardi 28 juin 2016) Plus d'une dizaine d'ambulances ont été dépêchées sirènes hurlantes vers le terminal des vols internationaux. (Mardi 28 juin 2016) Un grand mouvement de panique a secoué le terminal des vols étrangers lorsque deux violentes explosions suivies de coups de feu ont été entendues aux alentours de 22H00 locales (19H00 GMT). (Mardi 28 juin 2016) Un premier bilan a fait état d'une dizaine de morts et d'une vingtaine de blessés. (Mardi 28 juin 2016) Selon des témoignages, les forces de l'ordre ont essayé d'arrêter le terroriste avant qu'il ne se fasse exploser. (Mardi 28 juin 2016) De nombreux policiers ont établi un périmètre de sécurité sur les lieux, selon les images. (Mardi 28 juin 2016) De nombreux policiers ont établi un périmètre de sécurité sur les lieux, selon les images. (Mardi 28 juin 2016) Les dégâts matériels sont importants à l'intérieur du terminal. (Mardi 28 juin 2016) Tous les vols ont été suspendus mardi soir a l'aéroport international Atatürk d'Istanbul après l'attentat suicide. (Mardi 28 juin 2016) L'attaque a été menée par trois terroristes, a annoncé Vasip Sahin, le gouverneur de la première mégapole turque.

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La police turque a arrêté 13 suspects, dont trois étrangers, au surlendemain des attentats suicide à l'aéroport d'Istanbul qui ont fait 42 morts et dont le déroulement commençait jeudi à se préciser.

Le bilan est passé à 42 morts avec le décès de l'un des 269 blessés après le carnage provoqué mardi soir à l'aéroport Atatük par trois kamikazes, très probablement liés selon Ankara au groupe Etat islamique (EI), qui ont arrosé l'aérogare de balles avant de se faire sauter l'un après l'autre.

La police turque a procédé jeudi à 13 arrestations dont celles de trois étrangers, après des raids simultanés dans 16 adresses d'Istanbul, a rapporté l'agence de presse progouvernementale Anadolu, sans préciser la nationalité des étrangers.

Le scénario se précise

Le déroulement du raid macabre dans le terminal des vols internationaux d'Atatürk, un grand aéroport très moderne, le troisième d'Europe, commençait à se clarifier.

Le Premier ministre Binali Yildirim a expliqué tard mercredi que «les terroristes, après avoir d'abord voulu passer les (premiers) contrôles de sécurité» juste à l'entrée de l'aérogare, se sont ravisés et «sont revenus avec des fusils-mitrailleurs qu'ils ont sortis de leurs valises avant de passer les contrôles en tirant sans discrimination sur les gens».

«L'un d'entre eux s'est fait exploser à l'extérieur» et «les deux autres ont profité de la panique, sont entrés dans l'aéroport et se sont fait exploser», a-t-il dit.

Un autre déroulé

Un haut responsable turc proche de la présidence ayant requis l'anonymat a livré un récit différent à l'AFP. Il a expliqué qu'une première explosion avait eu lieu lorsque l'un des kamikazes était entré dans le hall des arrivées et s'est fait sauter juste avant les machines à rayons X.

Profitant de la panique provoquée par la déflagration parmi les passagers et le personnel de l'aérogare, un deuxième kamikaze est entré dans le hall des arrivées, est monté à celui des départs, et s'est fait sauter lui aussi.

Enfin le troisième kamikaze a attendu à l'extérieur de l'aéroport et s'est fait exploser en dernier.

Jeudi matin, les autorités turques -- qui peuvent après les attentats kurdes fournir à une vitesse stupéfiante les identités de kamikazes - n'avaient toujours pas donné d'indication sur l'identité des kamikazes.

Mais le quotidien Hürriyet rapportait que l'un deux était un combattant tchéchène nommé Osman Vadinov, qui serait venu en Turquie depuis Raqa, fief de l'EI en Syrie.

Le triple attentat-suicide n'avait toujours pas été revendiqué jeudi. L'EI n'a jusqu'ici jamais revendiqué les attaques qu'Ankara lui a attribuées sur le sol turc.

Tous les soupçons vers Daech

Le Premier ministre Binali Yildirim avait estimé que «les indices point(ai)ent vers Daech», acronyme arabe de l'EI, face à laquelle la Turquie, initialement accusée de mansuétude, a dû adopter une approche plus musclée.

Le chef des services de renseignement américains (CIA), John Brennan a indiqué mercredi que l'attentat portait «la marque de la dépravation de l'EI» et s'est dit «très inquiet de voir que la machine terroriste générée par l'EI a beaucoup d'élan aujourd'hui encore».

Ce nouvel attentat à Istanbul, le 4e et le plus meurtrier en un an dans la première ville du pays, a choqué la Turquie et a été condamné par de nombreuses capitales.

Le Premier ministre a précisé en fin de journée que la «présence de personnel entraîné» serait «accrue» dans les aéroports du pays. Les forces turques ont abattu samedi à la frontière syrienne deux membres présumés de l'EI, dont l'un planifiait un attentat-suicide en Turquie, a rapporté Anadolu.

Le gouvernement accusé

Le journal d'opposition Cumhuriyet prenait à parti jeudi le gouvernement en demandant «Quelqu'un va-t-il démissionner ?» et en rappelant qu'après les attentats à l'aéroport et dans le métro de Brurelles en mars des ministres avaient présenté leur démission.

Mehmet Yilmaz, éditorialiste du quotidien Hurriyet, demandait : «S'il n'y a pas eu de défaillance de sécurité (comme l'a affirmé le Premier ministre) pourquoi y a-t-il eu des morts ?»

Le mode opératoire de l'attentat d'Atatürk rappelle les attentats djihadistes ayant ensanglanté Paris en novembre 2015 (130 morts) et Bruxelles (32 morts).

Des photos et vidéos choc diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une énorme boule de feu à l'entrée du terminal des vols internationaux et des passagers gisant dans le hall.

Sur l'une des vidéos choc, l'un des kamikazes apparaît au sol, blessé par un tir de policier, se tordant avant de déclencher sa ceinture d'explosifs.

Istanbul et Ankara ont été secouées depuis l'an dernier par une série d'attentats qui ont fait 260 morts et créé un climat de forte insécurité.

Ils ont visé les forces de sécurité turques ou des lieux emblématiques, provoquant une chute brutale du tourisme, et ont été attribués soit à l'EI soit aux rebelles kurdes, notamment aux TAK, une émanation du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

(nxp/afp)