Révoltes en Algérie

19 février 2011 14:28; Act: 19.02.2011 14:55 Print

La police cerne les manifestants

Des policiers algériens ont encerclé samedi environ un millier de protestataires qui tentaient de prendre part à une manifestation s'inspirant des mouvements de révolte qui secouent le monde arabe.

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07.04.2015 La région de Kasserine, frontalière de l'Algérie, est le théâtre de heurts armés réguliers entre des jihadistes et les forces tunisiennes. Mardi, trois soldats tunisiens y ont été tués et six autres blessés dans une embuscade. 08.06 Des opposants au régime sont descendus dans la rue pour protester. 28.07 Plus de 10'000 personnes ont participé à un sit-in nocturne sur la place de Bardo, ville proche de Tunis. 16.04 L'ancien président tunisien Ben Ali a été condamné à cinq ans de prison. 27.10 Le parlement européen a décerné le prix Sakharov au Printemps arabe. Il a rendu hommage à Mohamed Bouazizi qui avait lancé la révolte tunisienne en s'immolant. 12.10 L'organisation tunisienne contre la torture a dénoncé, mercredi, la poursuite, après la révolution, de la pratique de la torture par les forces de l'ordre. 14.06 Le procès du président tunisien déchu, Zine el Abidine Ben Ali commencera le 20 juin. Il sera jugé par contumace car l'Arabie Saoudite refuse de l'extrader. Les jeunes Tunisiens sont particulièrement touchés par la pauvreté: 69% d'entre eux sont sans emploi. 12.05 Les autorités tunisiennes ont décidé mercredi de déférer devant un tribunal militaire le président déchu Zine Ben Ali, a annoncé l'agence officielle TAP. 11.04 L'un des frères de l'ex-présisent tunisien Zine El Abidine Ben Ali, Slah Ben Ali, a été arrêté dimanche à Sousse, à 150 km au sud de Tunis. 23.03 Quelque 400 à 500 personnes ont manifesté mercredi devant l'ambassade de Suisse à Tunis pour réclamer la restitution des fonds de Ben Ali. Le président tunisien par intérim Foued Mebazaa a annoncé la nomination de Béji Caïd Essebsi... ... au poste de 1er ministre pour succéder à Ghannouchi démissionnaire. Le premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, dont les manifestants réclamaient le départ, a annoncé dimanche 26 février sa démission. «Je ne serai pas le Premier ministre de la répression», a-t-il déclaré. Il avait pris les rênes d'un gouvernement de transition après l'éviction le 14 janvier du président Zine El Abidine ben Ali. Trois personnes sont mortes dans les affrontements samedi 26 février entre manifestants et forces de l'ordre en plein centre de Tunis. Les manifestants sont toujours en colère contre le gouvernement provisoire malgré le départ de Ben Ali en janvier dernier. En Algérie, la police cerne les manifestants le 19 février. Un important dispositif était déployé Place du 1er-Mai dans le centre d'Alger. Des manifestants tunisiens bravent le couvre-feu lundi 24 janvier. Manifestation anti-gouvernementale dans le centre de Tunis, dimanche 23 janvier 2011. Manifestation dans les rues de Tunis contre le nouveau gouvernement, samedi 22 janvier 2011. Leila Trabelsi (à droite) l'épouse du président déchu Ben Ali avec sa fille (ici en 2007) serait à l'origine du retrait d'or à la Banque de Tunisie. Le 14 janvier 2011, le premier ministre Mohammed Ghannouchi a annoncé à la télévision qu'il assurait l'intérim de la présidence. Le président Ben Ali a fui le pays. Dans la journée de vendredi... ...au lendemain du discours d'appaisement de Ben Ali... ...une foule importante est descendue dans la rue... .. pour demander le départ du président tunisien. Manifestation devant le Ministère de l'intérieur à Tunis vendredi 14 janvier 2011 Si la police est au coeur de la polémique accusée de tirer à balles réelles, l'armée n'est pas dans le collimateur des manifestants. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. A Paris et Marseille, les manifestants soutiennent les émeutiers et demandent la démission du président Ben Ali. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. La Tunisie est en proie à des émeutes depuis mi-décembre. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles. L'Algérie a vécu aussi des moments difficiles.

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Un important dispositif policier était déployé samedi Place du 1er-Mai dans le centre d'Alger, pour tenter d'empêcher les manifestants de se rassembler pour une nouvelle «marche pacifique» à l'appel de la Coordination nationale pour le changement démocratique (CNCD).

Des unités de policiers anti-émeutes, équipés de matraques et de boucliers, ont interpellé des manifestants qui tentaient de faire un sit-in, a-t-on constaté sur place. Les policiers sont intervenus pour fractionner et disperser les manifestants, au nombre de plusieurs centaines, les empêchant ainsi de défiler. Un député de l'opposition, Tahar Besbas du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), a été frappé à la tête à coups de matraque et hospitalisé. On ignorait la gravité de ses blessures.

Comme la semaine dernière, Me Ali Yahia Abdenour, président d'honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme, comptait parmi les manifestants. «Nous voulons la démocratie, la souveraineté du peuple», soulignait le vieil homme. Un autre manifestant, Khalifa Lahouazi, un étudiant de 23 ans de Tizi-Ouzou (100km à l'est d'Alger), est venu défendre ses «droits légitimes».

«Vie insupportable»

La vie est «insupportable dans ce système», expliquait le jeune homme. Les Algériens, a-t-il ajouté, ne réclament pas seulement le départ du président Abdelaziz Bouteflika, mais aussi la fin de tout le régime.

La CNCD, composée de partis politiques, d'organisations de défense des droits de l'homme, de cyber-militants, de collectifs de jeunes chômeurs, est née le 21 janvier, à la suite des émeutes de cinq jours qui avaient ébranlé l'Algérie début janvier. Elle revendique le changement du système politique en Algérie.

Interdiction de manifester

Le 12 février, plusieurs milliers de personnes avaient défié la police et bravé l'interdiction de manifester à Alger, se rassemblant place du 1er-Mai pour réclamer démocratie et de liberté.

Mais une véritable armada policière de quelque 25.000 hommes, déployés dès le petit matin à Alger et sa périphérie, avait empêché les manifestants de marcher en direction de la place des Martyrs, sur un parcours de cinq kilomètres. Les protestataires, 10.000 selon les organisateurs, 1.500 selon des sources policières, avaient été cantonnés à la place du 1er-Mai, point de rendez-vous d'où devait s'ébranler la marche.

(ap)