France - Calais

02 juillet 2014 10:45; Act: 02.07.2014 10:53 Print

La police fait évacuer le camp de migrants

Plus de 300 personnes en situation irrégulière ont dû quitter leur camp de fortune de Calais, en France.

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Les migrants ont été priés de quitter le camp de Calais, dans le nord de la France, mercredi. (Photo: AFP/Denis Charlet)

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Quelque 320 migrants voulant se rendre en Angleterre ont été évacués mercredi à l'aube de leurs campements par les forces de l'ordre à Calais, (nord de la France), a indiqué le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin.

Quelque 250 d'entre eux se trouvaient dans le principal campement situé dans une aire de distribution des repas installé depuis fin mai dans la zone portuaire, les autres dans des squats à Calais même, a-t-il précisé.

«Il y a environ 250 migrants sur le lieu de distribution des repas et 70 au total dans trois squats. Ils vont être auditionnés dans un cadre administratif pour étudier leur situation qui sera examinée au cas par cas», a expliqué le préfet.

Il a indiqué que «ces évacuations sont intervenues dans le cadre de l'exécution de décisions de justice» autorisant l'évacuation du centre de distribution des repas où jusqu'à 500 migrants d'origines diverses ont campé ces dernières semaines, après avoir été évacués de trois camps situés dans la zone portuaire.

Trois interpellations

La police a par ailleurs procédé à trois interpellations. «Il s'agit de deux militants de la mouvance No Border et d'une autre personne pour outrage et rébellion», a précisé le préfet.

Parmi les migrants évacués mercredi se trouvaient de nombreux mineurs. Au total, une soixantaine d'entre eux vont être confiés à des foyers d'accueil, selon le préfet.

L'opération d'évacuation, à laquelle ont participé de nombreux policiers et gendarmes, a commencé vers 06H00 (04H00 GMT) selon des témoins.

«J'étais à l'intérieur, les flics sont arrivés, ils ont bloqué toutes les sorties, ont utilisé des gaz lacrymogènes pour empêcher les gens de s'enfuir», a déclaré à l'AFP Céline, 25 ans, une bénévole qui se trouvait sur place avec une trentaine de militants et de bénévoles.

«Les gens dormaient, ils n'ont pas eu le temps de sortir», a-t-elle ajouté, alors qu'une quinzaine de cars arrivaient sur place pour emmener les migrants.

Accès au camp bloqué

Tous les accès au camp avaient été bloqués par des cars de police. Des policiers en zodiacs étaient par ailleurs présents pour sécuriser les accès à la mer.

Plusieurs centaines de migrants s'étaient rassemblés depuis fin mai dans le centre de distribution des repas servis chaque jour par des bénévoles aux candidats à l'émigration en Grande-Bretagne, venus notamment d'Afghanistan et de Syrie, après l'évacuation par la police de trois camps abritant quelque 650 personnes, le 28 mai.

Le 18 juin, le préfet du Pas-de-Calais avait appelé les migrants candidats au départ pour la Grande-Bretagne à accepter un hébergement en France, annonçant notamment que leur demandes d'asile serait «traitées en urgence».

Au cours des cinq premiers mois de l'année, quelque 3000 clandestins ont été interceptés à Calais contre 300 durant la même période en 2013.

(afp)