Hong Kong

26 août 2019 06:58; Act: 26.08.2019 10:47 Print

La police justifie le recours aux canons à eau

Face aux manifestants, la police de Hong Kong a utilisé des canons à eau et a tiré un coup de semonce pour la première fois.

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«Papi Wong» brandit une canne au-dessus de sa tête en suppliant les policiers anti-émeute hongkongais de cesser leurs tirs de gaz lacrymogènes. A 85 ans, il est en première ligne pour protéger les manifestants pro-démocratie. (Dimanche 8 septembre 2019) Des manifestants pro-démocratie ont occupé l'aéroport de Hong Kong. (Samedi 7 septembre 2019) Ce n'est pas la première fois que les manifestants prennent pour cible l'aéroport. (Samedi 7 septembre 2019) Les étudiants ont formé une chaîne humaine pour protester ce 2 septembre 2019. Après un weekend de violences, la contestation à Hong Kong appelle à la grève générale et à un boycott des cours à l'université. (2 septembre 2019) Des centaines de manifestants pro démocratie tentaient dimanche de bloquer les accès de l'aéroport de Hong Kong. (1er septembre 2019) Situation très tendue à l'aéroport de Hong Kong après un samedi de chaos. (1er septembre 2019) Des manifestants vêtus de noir, portant des masques et se cachant derrière des parapluies pour échapper à la surveillance des caméras, ont de leur côté érigé des barricades au terminal d'autobus de l'aéroport. (1er septembre 2019) Des contestataires radicaux ont enfoncé samedi les barrières autour du complexe abritant le Parlement et le siège de l'exécutif hongkongais. (31 août 2019) Des manifestants armés de boucliers ont jeté des cocktails Molotov sur la police. (31 août 2019) La tension monte d'un cran ce samedi à Hong Kong entre les manifestants prodémocratie et la police. (31 août 2019 Hong Kong s'attend à un week-end sous tension après l'interdiction d'une grande manifestation pro-démocratie. (Samedi 31 août 2019) «La police appelle le public à se dissocier des manifestants violents», ont déclaré les forces de l'ordre. L'hôtesse de l'air Rebecca Sy a été licenciée sans préavis. La direction lui a reproché, lors d'un entretien, ses publications sur Facebook dans lesquelles la situation politique de Hong Kong était discutée. (23 août 2019) YouTube agit à son tour contre la propagande de la Chine sur Hong Kong visant à discréditer la mobilisation pro-démocratie à Hong Kong. (Jeudi 22 août 2019) Malgré la pluie et surtout les violences policières, les manifestants étaient très nombreux, dimanche dans les rues de Hong Kong. (Dimanche 18 août 2019) Un nouveau Tiananmen? L'artiste et dissident chinois Ai Weiwei redoute dans un entretien à l'AFP qu'il n'y ait «pas d'autres issues» à la crise hongkongaise qu'une répression violente des manifestations par Pékin. (Vendredi 16 août 2019) Le «Spiderman» français Alain Robert a déployé vendredi une banderole pour la paix sur un gratte-ciel hongkongais. (16 août 2019) La Chine, qui a massé ses troupes à la frontière de Hong Kong, a menacé jeudi de ne pas rester «les bras croisés» si la contestation prodémocratie devait dégénérer dans la région semi-autonome, suscitant «l'inquiétude» de Donald Trump au sujet des risques de répression violente. (15 août 2019) Un journaliste AFP a observé jeudi des forces chinoises rassemblées jeudi dans un stade de Shenzhen, ville aux portes de Hong Kong. (15 août 2019) Pékin serre la vis à toute entreprise soupçonnée de sympathie pour le mouvement pro-démocratie. Deux pilotes de Cathay Pacific ont été virés pour être impliqués dans la contestation. (14 août 2019) L'aéroport de Hong Kong retrouvait mercredi matin une activité normale au lendemain d'une deuxième journée de chaos et alors que Pékin accentue ses menaces d'intervention. (14 août 2019) Donald Trump est critiqué de toutes parts aux Etats-Unis pour son apparente bienveillance à l'égard de la Chine dans la crise à Hong Kong. Il a confirmé que l'armée chinoise se déployait «à la frontière avec Hong Kong». (13 août 2019) Les manifestants pro-démocratie ont bloqué mardi les passagers en partance en plusieurs endroits de l'aéroport de Hong Kong ce mardi 13 août 2019. Les manifestants pro-démocratie ont bloqué mardi les passagers en partance en plusieurs endroits de l'aéroport de Hong Kong ce mardi 13 août 2019. Le trafic a repris mardi à l'aube à l'aéroport de Hong Kong, fermé lundi après avoir été envahi par des manifestants prodémocratie. (13 août 2019) Des centaines de manifestants se sont rassemblés dans l'après-midi dans le quartier de Tai Po. (Samedi 10 août 2019) La police hongkongaise tire à nouveau des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants pro-démocratie alors que l'ex-colonie britannique avait été paralysée dans la matinée par des opérations de blocage du métro. (5 août 2019) «Nous avons vu récemment, c'est très clair, que les gens proposent de manière impertinte de reprendre Hong Kong, la révolution de notre temps (...) et de contester la souveraineté nationale du pays», a déclaré à la presse la dirigeante de l'exécutif, Carrie Lam. «J'ose affirmer que cela vise à renverser Hong Kong, à détruire complètement la précieuse vie de plus de sept millions de personnes». (5 août 2019) Le chaos s'est abattu lundi matin sur les transports hongkongais en raison de nouvelles opérations des manifestants pro-démocratie. Le métro a été bloqué et une centaine de vols internationaux annulés. (5 août 2019) La police anti-émeutes de Hong Kong a tiré samedi soir des grenades lacrymogènes contre les manifestants prodémocratie. (Samedi 3 août 2019) Les manifestants sont à nouveau descendus par milliers dans les rues samedi en signe de défiance à l'égard de la Chine, qui multiplie pourtant les menaces. (Samedi 3 août 2019) Hong Kong, est plongé dans la pire crise de son histoire récente.(Samedi 27 juillet 2019) Après l'attaque du bureau de liaison du gouvernement chinois à Hong Kong par les manifestants dimanche, la Chine accuse les protestants d'avoir insulté «l'ensemble du peuple chinois». (Lundi 22 juillet 2019) La contestation ne faiblit pas. Les façades de Hong Kong sont recouvertes de post-it multicolores arborant des messages hostiles à Pékin, souvent détruits aux premières heures du matin. (12 juillet 2019) Les papiers sont autant de messages à Carrie Lam, la cheffe du gouvernement proPékin non élue, parfois polis, parfois beaucoup moins. (Hong Kong, 12 juillet 2019) Mercredi soir, des échauffourées ont éclaté quand des groupes de partisans du gouvernement ont tenté d'arracher les post-it d'un «mur de Lennon» proche d'un complexe résidentiel abritant de nombreux policiers et fonctionnaires retraités. (12 juillet 2019) La cheffe du gouvernement pro-Pékin Carrie Lam a déclaré mardi que le projet de loi sur les extraditions vers la Chine était «mort», se refusant toutefois à annoncer le retrait immédiat du texte. (9 juillet 2019) Cinq personnes ont été arrêtées lors d'affrontements nocturnes entre manifestants antigouvernementaux et policiers anti-émeutes à l'issue d'une nouvelle manifestation géante à Hong Kong. (Lundi 8 juillet 2019) Les manifestants se sont défendus contre la charge de la police, qui a eu lieu après un face-à-face tendu d'une vingtaine de minutes sur une grande avenue. (Dimanche 7 juillet 2019) Des affrontements entre manifestants et policiers anti-émeutes ont éclaté dimanche soir à Mongkonk, un quartier nord de Hong Kong. (Dimanche 7 juillet 2019) La gare, qui a coûté plusieurs milliards d'euros, est dénoncée par les opposants comme le cheval de Troie de la Chine car les lois chinoises s'y appliquent dans certaines zones. (Dimanche 7 juillet 2019) a nouvelle gare de West Kowloon, ouverte en septembre pour connecter Hong Kong avec le réseau ferroviaire à grande vitesse chinois. (Dimanche 7 juillet 2019) Pour déloger les manifestants, la police a lancé des gaz lacrymogènes avant de charger. (Lundi 1er juillet 2019) 22 ans après la rétrocession de Hong kong à la Chine, des centaines de manifestants ont pris possession du parlement local. (Lundi 1er juillet 2019) Lundi, les manifestants se sont attaqués au parlement local, occupé et saccagé. (Lundi 1er juillet 2019) Des manifestations contre le gouvernement pro-Chinois ont escaladé à Hong Kong. (Lundi 01.07.2019) Les manifestants sont rentrés dans le parlement et ont pendu un drapeau de la période coloniale. (Lundi 01.07.2019) Les manifestants ont tagué les murs du parlement. (Lundi 01.07.2019) Les manifestants sont rentrés dans le parlement et ont pendu un drapeau de la période coloniale. (Lundi 01.07.2019) Dans la nuit, la police a dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes. (Lundi 01.07.2019)

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La police de Hong Kong a justifié lundi le recours à des canons à eau et le tir d'un coup de semonce la veille après plus de deux mois de contestation pro-démocratique, accusant des manifestants «extrêmement violents».

Les affrontements de dimanche dans la banlieue hongkongaise de Tsuen Wan ont été parmi les plus violents depuis le début du mouvement antigouvernemental en juin.

Le territoire traverse sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession par Londres à la Chine en 1997. Le mouvement ne montre guère de signes d'affaiblissement face au gouvernement pro-Pékin qui n'entend, lui, faire aucune concession.

«Des manifestants extrêmement violents ont dévié du parcours initial, obstruant les routes, vandalisant les magasins et les tunnels, lançant des bombes à essence, des briques et divers projectiles sur les policiers», a détaillé lundi la police dans un communiqué.

À la tombée de la nuit dimanche, un groupe d'officiers de police s'est retrouvé coincé par des manifestants armés notamment de briques qui les menaçaient, a poursuivi la police.

«Pas d'autre choix»

Un policier est tombé au sol sous une pluie de coups, incitant six de ses collègues à dégainer leurs armes de poing et, «n'ayant d'autre choix, un coup de semonce a été tiré en l'air», a-t-elle expliqué.

C'est la première fois qu'une balle réelle est tirée depuis le début de la crise, faisant craindre qu'elle ne s'envenime davantage.

La police a également défendu le recours à deux véhicules dotés de canons à eau, pour disperser les manifestants. Autre signe d'escalade, les forces de l'ordre ayant jusqu'à présent toujours affirmé ne vouloir utiliser cette technique qu'en cas de «perturbation à grande échelle de l'ordre public».

Courants dans de nombreux pays, ils constituent une grande nouveauté à Hong Kong, où ils n'avaient encore jamais été employés contre des manifestants.

En outre, la police a condamné «strictement» les manifestants ayant «délibérément blessé des policiers», alors que quinze membres des forces de l'ordre ont été blessés dans ces échauffourées.

Vingt-neuf manifestants, âgés de douze à 48 ans, dont sept femmes, ont été interpellés pour rassemblement illégal, possession d'armes et agression de la police.

«Mesures implacables»

La police a appelé «le public à se dissocier des manifestants violents», promettant «des mesures implacables» afin de traduire les contrevenants en justice.

Le tir de semonce a provoqué la colère du public et enflammé les réseaux sociaux, où un porte-parole de la police était tourné en dérision pour avoir vanté le comportement «courageux et la retenue» de la police anti-émeute dimanche.

«Si la police n'est pas capable de contrôler son émotion, comment peut-elle faire preuve de courage et de retenue ?», a notamment commenté un utilisateur de Facebook.

L'après-midi de dimanche avait commencé par une marche autorisée de milliers de Hongkongais pacifiques sous leurs parapluies, à travers Tsuen Wan.

En début de soirée, des heurts se sont produits entre des manifestants radicaux, – vêtus de noir, équipés de casques et masques à gaz – et les forces de l'ordre, échangeant cocktails Molotov contre gaz lacrymogènes.

Né de l'opposition à un projet de loi – désormais suspendu – visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale, le mouvement s'est mué en une campagne plus large en faveur d'un système plus démocratique.

Depuis juin, le gouvernement de Hong Kong a eu recours à tout un éventail de méthodes, allant de l'intimidation à la propagande en passant par la pression économique, pour tenter de contenir la contestation sur ce territoire qui est aussi un centre financier international. Une stratégie que les manifestants qualifient de «terreur blanche».

Samedi, Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif, qui a récemment évoqué la recherche d'«un dialogue», a rencontré des personnalités politiques et du monde de l'éducation pour discuter de la situation.

«Mais peut-on nommer une seule personne en mesure de représenter honnêtement et véritablement les protestataires dans la rue? Non. Pas une seule», a déclaré à la presse lundi le parlementaire James To Kun-sun, qui soutient le mouvement.

(nxp/afp)