Disparition France

02 février 2011 10:36; Act: 02.02.2011 12:50 Print

La police recherche les restes de Laetitia

Les recherches se poursuivaient mercredi pour trouver les restes du corps de Laetitia, tandis que sa famille d'accueil, sous le choc, a exprimé une «douleur sans nom».

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Des membres de la Sécurite Civile procèdent à la vidange de l'étang. L'étang dans lequel a été retrouvé le corps de Laetitia... ... après de nombreux jours de recherches. Une marche silencieuse en hommage à Laetitia s'est tenue le 29 janvier 2011 entre la Bernerie-en-Retz et Pornic. Les proches de Laetitia se rendent à la cérémonie d'enterrement. Le père (2eD) de la famille d'accueil chez qui vivait Laetitia Perrais parle avec des gendarmes. La façade de la maison où a été interpellé Tony Meilhon, le principal suspect dans la disparition de la jeune Laetitia. Reproduction d'une photo non datée de Tony Meilhon, mis en examen dans le cadre de la disparition de Laetitia Perrais. La mère (D) et la fille (C) de la famille d'accueil, chez qui vivait Laetitia Perrais, sont abbatues. Des personnes ont participé, le 24 janvier 2011 à Saint-Nazaire, à une marche silencieuse en l'honneur de Laetitia Perrais. OLe père biologique de Laetitia, Franck Perrais, a participé à la marche. Laëtitia Perrais, 18 ans, est portée disparue depuis le 19 janvier au matin. Son père a répondu aux journalistes quelques jours plus tard. Des inscriptions appelant à la justice, ont été écrites à l'endroit où a été retrouvé le scooter de Laëtitia Perrais. Le 20 janvier, les policiers menaient une enquête de voisinage dans les environs du drame. Le scooter de la jeune femme a été retrouvé abandonné à quelques dizaines de mètres de son domicile. Des vêtements ont été retrouvés devant la mairie de la Bernerie-en-Retz. Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue.

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Plusieurs dizaines de gendarmes ont repris les opérations de recherche dans la matinée dans le périmètre du trou d'eau où ont été découverts mardi la tête et quatre membres de la jeune fille, a constaté un journaliste de l'AFP.

«Les recherches se poursuivront (...) afin de rendre à la famille de Laetitia l'intégralité du corps de la jeune fille», a assuré le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin, tard mardi.

La ville de Pornic, où Laetitia Perrais avait disparu le 18 janvier près de son domicile, est sous le choc.

La famille «anéantie»

«Nous sommes anéantis par ce qui nous arrive. L'horreur de ce drame est inacceptable. Notre douleur est sans nom», a brièvement confié en début de matinée la mère d'accueil de Laetitia, Michèle Patron, à des journalistes rassemblés devant sa maison à Pornic.

Le député-maire de la commune, Philippe Boënnec, a pour sa part évoqué «un dossier atroce du début à la fin».

«On a des enfants placés, une famille d'accueil où cela se passe bien et qui permet de rallumer l'espoir, et finalement une jeune fille (...) qui tombe sur un prédateur qui vraisemblablement la viole, la tue, la dépèce. C'est l'atrocité», a-t-il déclaré à l'AFP.

Le parquet de Nantes a confirmé mardi soir que la tête, les deux membres supérieurs et les deux membres inférieurs repêchés mardi par les plongeurs.

Ludovic Meilhon, frère du principal suspect, a appelé mercredi sur RTL Tony Meilhon à dire toute la vérité aux enquêteurs.

Pour son frère, Tony «est un monstre»

«Dis la vérité, maintenant tu n'as que ça à faire, plus tu cacheras la vérité et plus tu vas t'enfoncer. Dis toute la vérité, dis où tu as caché le reste du corps», a-t-il déclaré. «Pour moi, c'est l'horreur, c'est un monstre», a encore dit Ludovic Meilhon.

A Pornic, Philippe Boënnec a salué la persévérance du parquet et des enquêteurs tout en soulignant que toute la lumière devait être faite sur les circonstances qui ont permis la survenue du drame, pointant les lacunes du suivi de Tony Meilhon, un multirécidiviste.

«Il y a des responsabilités que chacun doit assumer. S'il y a eu des fautes, des manquements, il faut qu'il y ait des sanctions à tous les niveaux», a estimé le député-maire.

Sorti de prison en février 2010, Tony Meilhon, qui a déjà fait l'objet de 15 condamnations, dont une pour le viol d'un codétenu, avait été visé par sept plaintes déposées par sa famille et ses proches ces derniers mois.

Mercredi, le Syndicat de la Magistrature (SM) a affirmé que les «difficultés insurmontables» rencontrées par les services de Loire-Atlantique chargés du suivi de Tony Meilhon étaient connues de la Chancellerie avant la disparition de Laetitia Perrais.

Le SM (classé à gauche) cite un mail daté du 4 novembre 2010, adressé par le premier président de la cour d'appel de Rennes au directeur interrégional de l'administration pénitentiaire de Rennes, lequel l'avait alerté sur «les difficultés en matière de ressources humaines» des services dont il avait la charge.

Laetitia est morte étranglée

(images BFM-TV)
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(afp)