Yémen

12 mars 2011 12:41; Act: 12.03.2011 22:33 Print

La police tire sur des manifestants

Samedi, les forces de sécurité ont donné l'assaut dans deux villes, faisant trois morts.

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23.06 L'armée yéménite a repris le contrôle d'Azzan, un bastion d'al-Qaida. 15.06 L'armée yéménite affirme avoir repris le contrôle de Chuqra. 07.06 Les combats ont repris au Yémen. Ils ont fait sept victimes parmi les membres d'al-Qaida. 23.05 L'offensive contre al-Qaida a repris. 05.05 Le nouveau président Abdo Rabbo Mansour Hadi s'est engagé à unifier l'armée et à combattre al-Qaida. 14.04 Des attaques d'al-Qaida ont fait neuf morts. 07.04 Des soldats ont pris le contrôle de l'aéroport de Sanaa. Il menacent de faire sauter tout appareil qui y arrive ou le quitte. L'armée a tué 38 rebelles d'al-Qaida dans le sud du pays. Le vice-consul d'Arabie saoudite a été enlevé mercredi à Aden. 24.01 Les combattants d'Al-Qaida ont accepté de quitter Radah, une dizaines de jours après l'avoir conquise. 21.01 Le parlement yéménite a accordé l'immunité au président Saleh. 16.01 al-Qaida a pris le contrôle de la ville de Radaa, sans rencontrer de résistance. 15.01 Un Norvégien a été enlevé à Sanaa dans le but de faire pression sur le gouvernement. 12.01 Des combats ont fait 20 morts près de Zinjbar. 05.01 Des nouveaux combats ont fait 10 morts dans le sud su pays. 25.12 Une manifestation de militaires a fait deux blessés. 24.12 Sept manifestants ont été tués samedi dans un quartier du sud de Sanaa par les tirs des forces de sécurité et des partisans armés du président Ali Abdallah Saleh 27.11 Un institut d'enseignement sunnite a été attaqué par des rebelles chiites. 20 morts sont à déplorer. 25.11 L'opposition yéménite a choisi son chef du gouvernement vendredi soir. 24.11 Les manifestations qui ont suivi l'annonce du départ du président Saleh ont fait trois morts. 19.11 Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a indiqué samedi qu'il confierait le pays à l'armée s'il venait à quitter le pouvoir comme le lui demande l'opposition. 11.11 La répression a encore fait plusieurs morts. 05.11 L'armée aurait tué 5 membres d'Al-Qaïda. 25.10 Après un bref cessez-le-feu, les combats ont repris, faisant plusieurs morts. 22.10 Des affrontements entre pro et anti-Saleh ont fait 10 morts samedi. 21.10 Le peuple continue de manifester, après que le président Saleh a demandé des garanties en cas de démission. 18.10 Les combats continuent à Sanaa, ils ont fait cinq nouvelles victimes dans la nuit de lundi à mardi. 16.10 Huit personnes ont été tuées dans de violents affrontements qui ont opposé les forces du président Saleh aux militaires et combattants tribaux ralliés à la contestation. 01.10 Al-Qaïda a annoncé avoir lancé une série d'opérations dans le sud du pays. 25.09 Le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est dit prêt dimanche à un transfert du pouvoir après des élections. 23.09 Le président contesté Ali Abdallah Saleh de retour vendredi au Yémen après trois mois d'absence a appelé à une trêve et à un règlement négocié du conflit. 23.09 Le président contesté Ali Abdallah Saleh, sérieusement blessé dans un attentat début juin à Sanaa, a regagné le Yémen après trois mois de soins en Arabie saoudite. 19.09 Des dizaines de manifestants ont trouvé la mort lundi à Sanaa. Le bilan depuis dimanche se monte à plus de 50 morts. 18.09 La contestation gronde toujours. A Sanaa, des combats ont fait rage dimanche. 16.09 Des milliers de personnes manifestent pour le départ du président yéménite. 16.07 Le retour du président Saleh, hospitalisé depuis 5 semaines en Arabie Saoudite, est pour «bientôt», selon le vice-ministre de l'Information yéménite. On le voit ici le 10 juillet dernier lors de discussion avec un émissaire américain. Le 7 juillet 2011, le président yéménite Saleh est apparu à la télévision. C'était la première fois, après son hospitalisation pour des brûlures provoquées lors d'une attaque de sa demeure. 17.06 Contesté et blessé, Ali Adballah Saleh, hospitalisé en Arabie Saoudite, ne rentra pas dans son pays, a affirmé vendredi un responsable saoudien. 09.06 Des dizaines de milliers de Yéménites ont manifesté à Sanaa pour «un nouveau Yémen» débarrassé d'Ali Abdallah Saleh. les partisans de M. Saleh se sont rassemblés sur la place Saabine en brandissant des portraits du chef de l'Etat. Le départ du président Saleh a provoqué une véritable liesse. 03.06 De violents combats ont repris vendredi matin après une brève accalmie dans un quartier du nord de Sanaa entre les forces gouvernementales et les combattants d'un influent chef tribal. 3.06 Des manifestants protestent contre le gouvernement au pouvoir au Yémen 02.06 Des manifestants se révoltent dans les rues de Sanaa, au Yémen, contre le gouvernement du président Saleh . 29.05 Des combattants présumés d'Al-Qaïda continuent de contrôler la ville côtière de Zinjibar, dans le sud, où cinq civils ont péri dimanche. 12.05 Dix manifestants hostiles au président Saleh ont été tués par des tirs des forces de sécurité lors d'affrontements nocturnes à Sanaa. 27.04 Douze protestataires ont été tués par balles lors de la dispersion d'une manifestation à Sanaa. 21.04 Le président Ali Abdallah Saleh a accepté vendredi de transférer le pouvoir, au Yémen. 13.04 Deux manifestants ont été tués et quatre blessés par l'armée qui a tiré sur des protestataires mercredi à Aden, principale ville du sud du Yémen. 08.04 Le président contesté du Yémen Ali Abdallah Saleh a rejeté vendredi un plan de sortie de crise des monarchies du Golfe. Les manifestants réclament toujours le départ du président yéménite. 04.04 De violentes manifestations réclamant le départ du président Saleh continuent au Yémen.Plus de 400 blessés ont été dénombrés. Les funérailles de plusieurs des 52 opposants tués par des tirs attribués à des partisans du régime, vendredi à Sanaa... ..., ont eu lieu dimanche. Une foule immense s'est rassemblée à cette occasion pour une marche considérée comme la plus importante depuis le début des manifestations fin janvier. Les démissions se succèdent au sein de la diplomatie yéménite. Le président Ali Abdullah Saleh est toujours plus isolé. Les funérailles de quelques-uns des 52 tués lors des manifestations anti-gouvernementales ont eu lieu dimanche. Le 19 mars, la contestation se poursuit contre le président Saleh, au Yémen. Les tirs contre des manifestants ont fait 52 morts à Aden. Ali Abdullah Saleh, président yéménite, dont les manifestants demandent le départ, a proclamé l'état d'urgence après des heurts sanglants qui ont fait 41 morts. Selon des témoins, des partisans du régime ont ouvert le feu sur des milliers de manifestants depuis les toits Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, contesté dans la rue depuis des semaines, a promis jeudi un référendum cette année sur une nouvelle Constitution. Le 19 février, un étudiant a été tué par balle à Sanaa, au Yemen. Les heurts de jeudi soir ont fait trois nouveaux morts au Yémen. Les manifestants demandent toujours le départ du président Ali Saleh au pouvoir depuis 31 ans. «Après Moubarak, c'est le tour d'Ali», ont scandé quelque 4.000 protestataires, samedi 12 février ... en réclamant le départ du président yéménite. Vendredi 11 février au soir les Yéménites avaient fêté le départ du président égyptien Hosni Moubarak. Trois personnes ont été blessées, dont l'une grièvement, jeudi soir dans le sud-est du Yémen... ...lorsque la police a tiré à balles réelles et aux gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation de militants séparatistes. Plusieurs milliers d'opposants du gouvernement yéménite ainsi que des partisans manifestaient séparément dans la capitale, Sanaa, et d'autres villes du pays jeudi.

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Cinq manifestants, dont un écolier de 12 ans, ont été tués samedi au Yémen où les protestataires ont accusé la police d'avoir utilisé, pour les disperser, des gaz toxiques. Des centaines d'autres ont été blessés.

Les autorités ont vite démenti l'usage de «gaz autres que lacrymogènes» et affirmé que la police n'est intervenue à Sanaa que pour séparer des manifestants et des commerçants gênés par le sit-in de l'Université.

A Sanaa, plusieurs centaines de membres des forces de l'ordre ont lancé un assaut à l'aube contre les manifestants qui campent depuis le 21 février sur la place de l'Université.

Un manifestant a été tué et près de 300 autres blessés, dont 30 par balles, les autres ayant été intoxiqués par les gaz, selon le comité médical formé par les manifestants, qui a accusé les forces de sécurité d'employer des gaz toxiques.

Autres heurts évoqués

Dans l'après-midi, un autre manifestant a été tué par les tirs d'un sniper non identifié alors qu'il tentait, avec d'autres, de se joindre au sit-in de l'Université de Sanaa, selon des sources de l'opposition.

Des étudiants et écoliers sont descendus samedi dans les rues du Yémen pour protester contre l'attaque de Sanaa. Plusieurs centaines d'entre eux ont été dispersés par la police à Aden, grande ville du sud, où là aussi la police a été accusée d'avoir utilisé des gaz toxiques.

Deux manifestants ont été tués par la police. L'un d'entre eux a été tué alors que des centaines de personnes en colère ont incendié un poste de police dans le quartier de Dar Saad pour protester contre le décès plus tôt dans la soirée d'un manifestant.

A Moukalla, dans le sud-est, un écolier de 12 ans qui participait à une manifestation similaire a été tué par des tirs de la police, ont indiqué des sources médicales et auprès de témoins.

Cinq écoliers ont également été blessés lors de la dispersion par la police de la marche, selon des sources médicales.

Souhait récemment par l'ONU

A Taïz, à 200 km au sud de la capitale, des affrontements ont opposé policiers et manifestants qui ont incendié un véhicule de police.

La cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton a condamné ces violences de samedi et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit «très inquiet». Les Pays-Bas ont eux déconseillé à leurs ressortissants de se rendre au Yémen.

L'ONU a elle indiqué vendredi que 37 militants et au moins six agents de sécurité ont été tués depuis le début des troubles fin janvier et a demandé à Sanaa d'enquêter sur le décès de manifestants.

Le président Ali Abdallah Saleh s'était engagé dans un discours jeudi à «continuer de protéger» les manifestants, qu'ils soient pour ou contre son régime.

Mais un médecin du comité médical mis en place par les organisateurs du sit-in, le docteur Hassan al-Joshaai, a affirmé que les forces de sécurité employaient une forme de gaz innervant contre les manifestants.

Demande

«Ce ne sont pas des gaz lacrymogènes, mais des gaz toxiques qui paralysent le système nerveux et l'appareil respiratoire et provoquent des évanouissements», a expliqué ce spécialiste du système nerveux à l'AFP.

Selon lui, les médecins ne savaient comment traiter neuf manifestants ayant inhalé ces gaz mardi soir. «Nous avons demandé aux autorités de nous fournir le traitement adéquat et nous attendons toujours», a-t-il ajouté.

L'ambassadeur américain à Sanaa a plaidé en faveur d'un dialogue entre le président Saleh et l'opposition, en mettant en garde contre le risque d'une guerre civile qui profiterait, selon lui, au réseau Al-Qaïda.

Soutien

«L'inquiétude que nous avons (...) est que le risque de violences entre les deux parties ne fait qu'augmenter chaque jour en l'absence d'un dialogue et de négociations», a déclaré le diplomate, Gerald Feierstein.

«Nous voulons voir une transition pacifique au Yémen», a également dit l'ambassadeur américain, dont le pays soutient fermement le président Saleh dans la lutte contre Al-Qaïda.

«Nous pensons que l'incertitude et l'instabilité aideraient Al-Qaïda et d'autres groupes extrémistes», a averti le diplomate.

(ats/ap)