Afrique

07 mars 2018 10:22; Act: 07.03.2018 10:35 Print

La présidentielle en Sierra Leone a débuté

Plus de 3,1 millions de Sierra-Léonais sont appelés aux urnes pour élire leur nouveau président.

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Elections présidentielle et législatives en Sierra Leone. (Photo: AFP)

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Les bureaux de vote ont ouvert à 8h et doivent fermer à 19h dans ce petit pays pauvre d'Afrique de l'Ouest pour des scrutins à la fois présidentiel, législatif et communal. Plus de 3,1 millions d'inscrits sont appelés aux urnes. De premiers résultats partiels sont attendus dans les 48 heures et les résultats complets dans un délai maximum de deux semaines.

A Aberdeen, un faubourg de la capitale Freetown, des dizaines de personnes ont fait la queue dès 4h du matin devant un bureau de vote installé dans un bâtiment en construction. «Tout ce passe bien, je n'ai pas entendu parler de problèmes», constatait Tejan Sia, un officier de police.

En dépit d'incidents isolés, les observateurs ont salué une campagne globalement apaisée dans un pays qui a connu de 1991 à 2002 une guerre civile qui a fait quelque 120'000 morts et des centaines de milliers de réfugiés et déplacés.

Vote «crédible»

Le président de la Commission électorale nationale (NEC) Mohamed Conteh a assuré mardi que le vote serait «crédible». La question de la corruption, endémique en Sierra Leone, a toutefois dominé la campagne, les deux principaux candidats s'accusant de malversations.

Le président sortant Ernest Bai Koroma, qui n'a plus le droit de se présenter après deux mandats de cinq ans, a lui-même choisi comme candidat de son parti, le Congrès de tout le peuple (APC), son ministre des Affaires étrangères, Samura Kamara. L'APC et le Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP), principale formation d'opposition, se sont succédé au pouvoir depuis l'indépendance en 1961.

Pour incarner l'alternance, le SLPP présente à nouveau Julius Maada Bio, 53 ans, battu en 2012 par M. Koroma. Cet ancien général avait pris le pouvoir en janvier 1996 en évinçant le chef de la junte, le capitaine Valentine Strasser. Trois mois plus tard, il avait rétabli le multipartisme et s'était effacé. Lors d'une ultime réunion électorale, il s'est dit «prêt à une élection pacifique».

M. Bio risque néanmoins de perdre des électeurs au profit de l'un des anciens hommes forts du SLPP, Kandeh Yumkella, qui se présente à la tête d'une nouvelle formation, la Grande coalition nationale (NGC). S'il a peu de chances de l'emporter, ce «troisième homme» pourrait jouer, en cas de second tour dans un mois, le rôle de faiseur de roi.

(nxp/ats)