Thaïlande

09 février 2019 08:22; Act: 09.02.2019 11:24 Print

Candidature de la soeur du roi torpillée par le palais

La princesse, née à Lausanne, avait annoncé sa candidature pour le poste de Premier ministre vendredi, avant d'y renoncer.

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La princesse Ubolratana, photographiée ici en 2008 en Espagne. (Photo: Keystone)

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La candidature de la soeur du roi de Thaïlande au poste de Premier ministre n'aura tenu qu'une journée. Le parti sous la bannière duquel elle devait concourir a fait machine arrière samedi, après son torpillage par le palais.

«Le parti Thai Raksa Chart se soumet à l'ordre royal» diffusé la veille au soir à la télévision, désapprouvant cette entrée inédite en politique, a annoncé la formation créée par des proches de Thaksin Shinawatra, bête noire des ultra-monarchistes.

«La candidature d'Ubolratana franchissait clairement la ligne rouge et mettait l'institution (royale) en danger», analyse Puangthong Pawakapan, professeure de sciences politiques à l'université Chulalongkorn de Bangkok. Pour elle, comme pour les rares analystes acceptant de s'exprimer publiquement depuis que le palais a mis son veto au plan, dès la diffusion du bulletin du palais vendredi soir, le sort de la princesse était scellé: elle n'allait pas entrer dans l'Histoire comme la première princesse chef de gouvernement civil.

Les groupes ultra-royalistes, qui voient Thaksin Shinawatra et ses partisans comme de dangereux anti-monarchistes, ne s'y sont pas trompés, célébrant sur les réseaux sociaux depuis vendredi soir le camouflet donné à la princesse. Certains sont allés jusqu'à demander que la princesse fasse des excuses publiques pour s'être alliée avec les «Rouges», couleur des Shinawatra.

«Thank you all Thais for your love and kindness»: Princess Ubolratana thanks Thais for continued support and reiterates her «sincere wish to see Thailand move forward and be admirable and acceptable by international countries» before ending her Instagram post with «#ILoveYou??« pic.twitter.com/pZZE7sBQII– Pichayada P. (@PichayadaCNA) 9 février 2019

Rassemblement annulé

La princesse avait publié samedi matin, avant l'annonce de son retrait, un message sur Instagram laissant encore à penser qu'elle pourrait maintenir sa candidature. «Je tiens à le répéter, avec sincérité: je veux que la Thaïlande aille de l'avant et soit reconnue par la communauté internationale», disait cette princesse haute en couleur, ayant longtemps vécu aux Etats-Unis, signant du hashtag «LoveLove».

Ubolratana, 67 ans, ne sera donc pas Première ministre sous l'étiquette du parti Thai Raksa Chart, dirigé par le clan du milliardaire et ancien Premier ministre en exil Thaksin. Envoyant un premier signal inquiétant, le parti Thai Raksa Chart avait annulé dans la matinée un premier rassemblement de campagne, en vue des élections législatives du 24 mars, qui était prévu samedi à Bangkok.

Les spéculations allaient bon train samedi: le roi n'avait-il vraiment pas été consulté? A-t-il voulu envoyer un message à la junte pour rappeler où était le vrai centre du pouvoir en Thaïlande, en dépit du fait qu'il vit la plupart du temps en Allemagne?

«Séisme politique», titrait samedi en une le Bangkok Post, en appelant cependant à une «clarification du statut royal de la princesse». Le point litigieux qui aura brisé sa course, dans ce royaume où la monarchie est censée se tenir au-dessus des conflits politiciens.

Princess Ubolratana is candidate for prime minister https://t.co/hrTTBULvZE– Bangkok Post (@BKK_POST) 8 février 2019

Signe de rupture

Thaksin Shinawatra a toujours été vu par la vieille garde du palais et les militaires comme une menace pour la royauté. D'où les coups d'Etat de 2006 et 2014 contre son gouvernement et celui de sa soeur, Yingluck.

Mais depuis la prise de pouvoir par les généraux en 2014, le roi Bhumibol Adulyadej est mort et son fils Maha Vajiralongkorn lui a succédé et a commencé à réformer le palais. D'où le fait que la candidature de sa soeur ait été perçue comme un signe de rupture sans précédent avec l'époque Bhumibol.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Callas le 09.02.2019 09:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pauvre princesse gauchiste

    L'extrême droite a encore de beaux jours devant-elle en Thaïlande. Petit bémol tout de même une princesse ayant été éduquée en Suisse et vivant au États Unis ne peut certainement pas avoir des idées de gauche où cela est bien mal connaître ces pays. Le bullshit a encore de belles années devant lui.

  • Philippe le 09.02.2019 10:53 Report dénoncer ce commentaire

    Ubuesque

    Déjà comment tu peux vouloir être 1er ministre quand ton frère est roi et de surcroît dans un parti politique anti-monarchiste...........bref

  • Meissa i le 09.02.2019 11:24 Report dénoncer ce commentaire

    nbvjgvhkbhyg

    Dommage pour elle et pour nous

Les derniers commentaires

  • Überman Dünor le 09.02.2019 17:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Rien ne vaut notre culture

    Quel beau pays, où je ne mettrai jamais les pieds!

  • Meissa i le 09.02.2019 11:24 Report dénoncer ce commentaire

    nbvjgvhkbhyg

    Dommage pour elle et pour nous

  • Philippe le 09.02.2019 10:53 Report dénoncer ce commentaire

    Ubuesque

    Déjà comment tu peux vouloir être 1er ministre quand ton frère est roi et de surcroît dans un parti politique anti-monarchiste...........bref

  • monde le 09.02.2019 10:17 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    realite

    pour pouvoir prétendre a un poste politique il faut avoir la nationalité du pays et y vivre depuis au moins 5 ans ( dépend des pays ) et abandonner m autre nationalité si il y en as une ! ensuite il y a tout le système que sans appuis et sans fortune = aucune chance !

    • Hugo le 09.02.2019 12:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @monde

      Et tous les politiques suisses avec 2 voir plus de nationalites ? Voir maudis et consorts

  • Callas le 09.02.2019 09:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pauvre princesse gauchiste

    L'extrême droite a encore de beaux jours devant-elle en Thaïlande. Petit bémol tout de même une princesse ayant été éduquée en Suisse et vivant au États Unis ne peut certainement pas avoir des idées de gauche où cela est bien mal connaître ces pays. Le bullshit a encore de belles années devant lui.