Enfants bloqués en Thaïlande

08 juillet 2018 09:04; Act: 08.07.2018 09:13 Print

Les embûches à surmonter pour sortir de la grotte

L'évacuation des 12 ados coincés dans une grotte inondée a démarré dimanche. Le parcours sera long et très difficile. Explications.

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Les douze enfants et leur entraîneur de football coincés dans une grotte inondée de Thaïlande et sauvés au terme d'une périlleuse opération de secours internationale ont quitté l'hôpital. (Mercredi 18 juillet 2018) Elon Musk a présenté ses excuses mercredi à un spéléologue britannique qui avait contribué au sauvetage de 12 enfants thaïlandais et à leur entraîneur de football pour l'avoir traité de pédophile. (Mercredi 18 juillet 2018) Les images du sauvetage périlleux des jeunes coincés dans la grotte. (Jeudi 12 juillet 2017) Les enfants se remettent à l'hôpital où ils sont placés en quarantaine.(Jeudi 12 juillet 2017) Les images du sauvetage périlleux des jeunes coincés dans la grotte. (Jeudi 12 juillet 2017) Les images du sauvetage périlleux des jeunes coincés dans la grotte. (Jeudi 12 juillet 2017) Les images du sauvetage périlleux des jeunes coincés dans la grotte. (Jeudi 12 juillet 2017) Les images du sauvetage périlleux des jeunes coincés dans la grotte. (Jeudi 12 juillet 2017) Les images du sauvetage périlleux des jeunes coincés dans la grotte. (Jeudi 12 juillet 2017) Le sauvetage des enfants de la grotte thaïlandaise sera bientôt adapté au cinéma par une société de production évangéliste. (Jeudi 12 juillet 2018) Tous les enfants ont pu être extraits de la grotte, en Thaïlande. (Mardi 10 juillet 2018) Les huit premiers enfants extraits d'une grotte thaïlandaise inondée sont en bonne santé, physique et mentale, a déclaré mardi un responsable thaïlandais. (Mardi 10 juillet 2018) Elon Musk a tweeté mardi matin qu'il se trouvait en Thaïlande pour venir en aide, avec son mini-robot, aux enfants de la grotte. (10 juillet 2018) Sept enfants sont désormais sauvés. (Lundi 9 juillet 2018) La périlleuse opération d'extraction a repris lundi en Thaïlande. Neuf jeunes hommes attendent encore d'être sauvés. (Lundi 9 juillet 2018) Quatre garçons sont sortis sauvés. Ils sont pris en charge à l'hôpital. (Dimanche 8 juillet 2018) Quatre garçons sont sortis sauvés. Ils sont pris en charge à l'hôpital. (Dimanche 8 juillet 2018) L'opération d'évacuation des douze enfants et de leur entraîneur de football coincés dans une grotte inondée en Thaïlande depuis 15 jours a finalement débuté dimanche dans la matinée. (Dimanche 8 juillet 2018) Dimanche matin, la police thaïlandaise a fait évacuer la zone autour de la grotte, laissant imaginer l'imminence de l'opération de secours des 12 enfants et de leur entraîneur toujours pris au piège. (Dimanche 8 juillet 2018) Des forages ont été percés pour tenter une extraction des enfants par le haut. (Samedi 7 juillet 2018) Des lettres des enfants sont parvenues aux parents. (Samedi 7 juillet 2018) Pour le moment, il faut onze heures à un plongeur aguerri pour faire l'aller-retour jusqu'aux enfants: six heures aller, cinq heures retour grâce au courant. (Samedi 7 juillet 2018) Saman Kunan (38 ans), un ancien membre des commandos de marine, est mort après avoir approvisionné les enfants coincés depuis treize jours. (Vendredi 6 juillet 2018) Des soldats transportent des pompes. Le retour de la pluie inquiète les secouristes, qui ont peur de voir le niveau de l'eau remonter dans la grotte. (Vendredi 6 juillet 2018) Dans la maison de Pheeraphat, dans le nord de la Thaïlande, le gâteau d'anniversaire n'a pas été jeté: sa famille attend son évacuation de la grotte où il est coincé depuis plus de dix jours pour le fêter. (Mercredi 4 juillet 2018) Une nouvelle vidéo des 12 enfants coincés dans une grotte thaïlandaise a été publiée mercredi. Ils vont bien. (3 juillet 2018) Douze enfants et leur entraîneur de football ont été découverts en vie le 2 juillet, dans une grotte partiellement inondée dans le nord de la Thaïlande. (Mardi 3 juillet 2018) Les enfants, âgés de 11 à 16 ans, sont amaigris, mais en bonne santé. (Mardi 3 juillet 2018) Le groupe était perché sur un rebord situé loin dans les méandres de cette grotte, située à la frontière avec la Birmanie et le Laos, où ils ont été piégés le 23 juin par la montée des eaux. (Mardi 3 juillet 2018) Les enfants vont recevoir quatre mois de vivres et vont être formés à la plongée en vue de leur sortie. (Mardi 3 juillet 2018) L'entraîneur principal du club de foot des enfants s'est dit certain que le fait que les enfants pratiquaient un sport d'équipe a joué un rôle dans leur survie. «Je suis si heureux. Nous leur enseignons à s'aimer les uns les autres, comme une équipe», a-t-il dit à la télévision nationale. (Mardi 3 juillet 2018) Les familles des enfants ont laissé éclater leur joie après la découverte des enfants. (Mardi 3 juillet 2018) (Mardi 3 juillet 2018) «C'est inimaginable. Cela fait dix jours que j'attendais cela. Je n'imaginais pas que ce jour arriverait», a réagi le père d'un des enfants disparus. (Mardi 3 juillet 2018) (Mardi 3 juillet 2018) (Mardi 3 juillet 2018) Les chances qu'ils puissent être sortis dès mardi étaient minces: le niveau actuel de l'eau implique un parcours sous-marin qu'un plongeur chevronné met six heures à parcourir, ont précisé les secouristes. (Mardi 3 juillet 2018) (Mardi 3 juillet 2018) (Mardi 3 juillet 2018) Des médecins ont rejoint les enfants et doivent évaluer leur capacité à plonger. Des équipements de plongée ont été acheminés à l'intérieur, ainsi que des vivres et des médicaments. (Mardi 3 juillet 2018) (Mardi 3 juillet 2018) (Mardi 3 juillet 2018) (Mardi 3 juillet 2018) Dans l'intervalle, les sauveteurs continuent de pomper le maximum d'eau de la grotte afin de faciliter leur sortie. Car il s'agit de parcourir plus de quatre kilomètres les séparant de la sortie, en partie inondés. (Mardi 3 juillet 2018) Une ligne directe, de plusieurs kilomètres de long, devrait finir d'être installée le long de la galerie principale, afin que les enfants puissent communiquer avec le monde extérieur, notamment avec leurs parents. (Mardi 3 juillet 2018) (Mardi 3 juillet 2018)

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Une faute?

L'évacuation dimanche des enfants coincés dans une grotte en Thaïlande depuis 15 jours est semée d'embûches, notamment un passage très étroit, qui est la hantise des plongeurs.

Se faufiler en plongée

C'est une zone très étroite dite «T-junction», ou «intersection en T» (en thaï, cela se dit «sam yak»). A cet endroit, le passage n'est plus qu'un boyau, dans lequel il faut se faufiler. «Le passage, très étroit, monte puis descend» et nécessite de se contorsionner, avait expliqué le 2 juillet Narongsak Osottanakorn, le chef de la cellule de crise.

Cette zone se trouve à 1,7 kilomètre de l'endroit où les enfants ont été découverts. Une fois cette épreuve franchie, les enfants seront à moins d'un kilomètre de la 3ème chambre, où les secouristes ont installé leur camp de base. A partir de là, ils devront encore parcourir près de deux kilomètres, mais le danger sera derrière eux.

Longueur du parcours

Ils ont plus de quatre kilomètres à parcourir, dont des portions inondées et étroites. La cellule de secours n'a pas précisé dimanche de combien le niveau d'eau avait pu être abaissé, notamment dans la fameuse «T-junction».

Le niveau exact de l'eau est la grande inconnue. La grotte a été inondée sur plusieurs mètres de hauteur par endroits, mais «le niveau de l'eau dans la grotte a continué de baisser» jusqu'à un niveau acceptable, a seulement dit dimanche Kobchai Boonorana, du ministère de l'Intérieur.

Les secouristes ont repoussé au maximum le moment de l'évacuation, le temps de pomper l'eau, jusqu'à avoir un minimum de portions sous-marines à parcourir en plongée. Jusqu'ici, il fallait onze heures à un plongeur aguerri pour faire l'aller-retour jusqu'aux enfants: six heures aller, cinq heures retour grâce au courant.

Les autorités ont annoncé le départ des plongeurs chargés de les ramener à 10H00 locales (03H00 GMT). La sortie de la première victime est prévue «vers 21 heures» (14H00 GMT), soit en effet 11 heures plus tard.

Eau trouble comme du café au lait

Plonger dans cette eau trouble «comme du café au lait», selon l'expression d'un plongeur, est un sérieux défi, auquel des professionnels ne sont pas venus à bout. «Il y a zéro visibilité, l'espace est confiné», témoigne Matt Fitzerald, plongeur de la Police fédérale australienne interrogé par l'AFP cette semaine. Il a réussi à plonger sur une partie du trajet mais n'a pu aller jusqu'au bout.

Avec cette eau trouble, impossible de consulter sa montre et autres équipements permettant de surveiller son temps de plongée. Les plongeurs ont installé une corde le long de la paroi pour leur permettre de se guider.

Certains ne savent pas nager

Plusieurs des enfants, âgés de 11 à 16 ans, ne savent pas nager, et aucun n'a jamais fait de plongée. «Chacun d'eux sera escorté par deux plongeurs», a tenté de rassurer le chef de la cellule de crise.

Les médecins qui attendent depuis des jours avec eux les ont jugés aptes à tenter la sortie, mais ils risquent d'être affaiblis par leurs deux semaines dans la grotte, dont une première sans nourriture ni contact avec l'extérieur.

Le facteur psychologique

Outre la remise en forme physique, la préparation psychologique des enfants est cruciale. «Ils ont été informés de l'opération et sont prêts à être évacués et à affronter tous les défis», a assuré dimanche le chef de la cellule, Narongsak Osottanakorn.

Les enfants ont pu recevoir des lettres de leurs parents cette semaine, via les plongeurs, leur disant leur confiance dans leur capacité à le faire. Mais replonger dans cette eau trouble qui les a forcés à fuir de plus en plus loin au fond de la grotte, jusqu'à les cerner sur un rocher, n'est pas chose aisée.

Et les enfants sont plus prompts à la panique, même si jusqu'ici le groupe a semblé plutôt résistant mentalement, lançant calmement «merci» aux plongeurs britanniques qui les ont découverts. «Une seule panique individuelle, en cas de problème avec le système de respiration de plongée ou quoi que ce soit d'autre, et cela aura un gros impact sur tous les autres», met en garde Andrew Watson, spécialiste britannique en secourisme, interrogé en Angleterre par l'AFP.

(nxp/afp)