Crash d'Air Algérie

25 juillet 2014 19:35; Act: 25.07.2014 19:55 Print

La thèse d'une météo défavorable privilégiée

Les débris de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé jeudi ont été retrouvés éparpillés sur une grande superficie dans le nord du Mali. Paris réfute pour l'heure la thèse de l'attentat, privilégiant celle d'une météo défavorable.

Voir le diaporama en grand »
03.07 L'avocat des victimes a estimé que l'enquête judiciaire révélait des dysfonctionnement accablants pour la compagnie aérienne. 04.09 Un jeune homme de 19 ans a été condamné jeudi à quatre mois de prison avec sursis pour avoir cambriolé la maison de toute une famille, tuée le 24 juillet dans le crash de l'avion d'Air Algérie au Mali. 07.08 Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur le crash, a annoncé jeudi que la bande magnétique était «un peu endommagée» et que les enregistrements des conversations de l'équipage du vol AH5017 étaient pour le moment «inexploitables». 07.08 Deux semaines, jour pour jour, après l'accident du vol AH5017, les premiers éléments sur les circonstances du crash vont être révélés par les enquêteurs français, qui pourraient esquisser un premier scénario de la tragédie. 28.07 L'équipage espagnol de l'avion d'Air Algérie avait demandé à «rebrousser chemin» avant que le contact ne soit perdu. L'appareil s'est écrasé au Mali, faisant 118 morts. 28.07 Tous les édifices publics français rendent hommage depuis lundi et pour trois jours aux 118 passagers décédés dans l'accident du vol AH5017. 26.07 Une vision à peine soutenable sur la scène du crash d'Air Algérie au Mali: «des petits morceaux, pas grand-chose pour reconnaître un avion», lance un Burkinabè qui s'est rendu sur les lieux du drame. Par ailleurs, la seconde boîte noire d'un avion d'Air Algérie qui s'est écrasé dans le nord du Mali a été retrouvée samedi par des experts de l'ONU sur le site du crash, où le travail des enquêteurs s'annonce délicat. La boîte noire du vol AH5017 a été récupérée par les experts de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) déployés dans la zone de Gossi... ... , où l'avion s'était écrasé pour des raisons inconnues jeudi, à environ 100 km de Gao (nord-est du Mali). L'avion, un McDonnell Douglas MD-83 loué par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, était parti de Ouagadougou pour Alger dans la nuit de mercredi à jeudi et s'était écrasé 50 minutes après avoir décollé. 25.07 Selon un responsable à Gossi, des gardiens de troupeaux ont assisté au crash et ont transmis l'information plus loin. «C'était sans doute une tempête et il a été frappé par la foudre. Les gardiens disent que l'appareil était en feu quand il est tombé, avant de s'écraser», selon ce responsable. Les conditions météorologiques demeurent l'hypothèse privilégiée pour expliquer l'accident, selon le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Aux dires de Robert Galan, ex-pilote d'Air France qui a volé durant 15 ans dans la zone où s'est produit le crash, «il y a un front tropical où se rencontrent en cette saison des vents contraires et forts... ... , une masse sèche et chaude venant du nord et une autre humide du golfe de Guinée, des conditions idéales pour de gros orages, tout ce qu'il faut pour poser problème à l'aviation». 25.07 L'enquête, qui débute, pour connaître les causes de l'accident jeudi de l'avion d'Air Algérie, va associer autorités et enquêteurs de plusieurs pays concernés, ont annoncé vendredi les autorités françaises. 25.07 Dix personnes d'une même famille, parmi les 54 victimes françaises, ont péri dans le crash de l'avion d'Air Algérie dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Mali, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Ces personnes résidaient toutes dans l'est de la France, à Lorette, Lyon, Gex et Chambéry, ont indiqué des proches et des élus locaux. Au total, les 54 victimes françaises appartenaient à 21 familles différentes. 25.07 Les première images du lieu du crash ont été diffusées par France 2. 25.07 «Il n'y a hélas aucun survivant» après le crash d'un avion d'Air Algérie au Mali, a déclaré le président français François Hollande. Il a indiqué qu'une des deux boîtes noires avait été retrouvée par les militaires français arrivés vendredi sur le lieu du drame. 25.07 Les conditions météorologiques constituent «l'hypothèse la plus probable» pour expliquer le crash au Mali de l'avion d'Air Algérie avec 118 personnes à bord, dont une Suissesse, a estimé vendredi matin le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. 25.07 La zone où se trouve l'épave de l'avion d'Air Algérie a été repérée grâce à un drone d'observation français Reaper, basé à Niamey (Niger), a indiqué le ministère français de la Défense. 24.07.2017 L'avion d'Air Algérie a été localisé dans la région de Gossi, au Mali, dans la soirée. Il avait été porté manquant dans la matinée. Mariela Castro, fille du président cubain Raul Castro, a dû démentir se trouver sur ce vol. Air Algérie a indiqué jeudi ne plus avoir de trace d'un de ses appareils, 50 minutes après son décollage de Ouagadougou, au Burkina Faso. Le vol AH5017 assurait la liaison entre la capitale du Bourkina Faso et Alger. L'avion transportait 110 passagers de plusieurs nationalités et le contact a été perdu alors qu'il survolait le nord du Mali, a affirmé à l'AFP une source au sein d'Air Algérie, sous couvert d'anonymat. L'appareil en question est un McDonnell Douglas MD83, a confirmé la compagnie espagnole de leasing Swiftair, propriétaire de l'avion.

Sur ce sujet
Une faute?

«Les débris sont concentrés sur une surface d'environ 300 mètres sur 300 mètres», a confirmé le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, ajoutant que l'accès au site est actuellement «très difficile, en particulier pendant la saison des pluies».

«Une boîte noire a été récupérée et acheminée vers Gao», dans le nord du Mali, par des militaires français, a de son côté indiqué le président François Hollande, précisant que toutes les hypothèses, notamment climatiques, étaient étudiées pour expliquer l'accident.

Les débris du McDonnell Douglas MD83 à destination d'Alger qui s'est écrasé 50 minutes après avoir décollé de Ouagadougou dans la nuit de mercredi à jeudi ont été repérés jeudi soir par un hélicoptère de l'armée burkinabé dans la zone de Gossi, près de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.

La France paie le plus lourd tribut dans ce crash, avec 54 morts dont des binationaux, selon le dernier bilan. Parmi ces victimes figurent dix personnes d'une même famille de l'est de la France. Il n'y a eu aucun survivant parmi les 118 occupants de l'appareil, représentant 14 nationalités, dont une Suissesse.

Vents contraires

Selon un responsable à Gossi, des gardiens de troupeaux ont assisté au crash et ont transmis l'information plus loin. «C'était sans doute une tempête et il a été frappé par la foudre. Les gardiens disent que l'appareil était en feu quand il est tombé, avant de s'écraser», selon ce responsable.

Les conditions météorologiques demeurent l'hypothèse privilégiée pour expliquer l'accident, selon le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'exprimant à la radio RTL. D'autant que le contact avec le vol a été perdu après que le pilote eut demandé à modifier sa route en raison précisément du mauvais temps.

Aux dires de Robert Galan, ex-pilote d'Air France qui a volé durant 15 ans dans la zone où s'est produit le crash, «il y a un front tropical où se rencontrent en cette saison des vents contraires et forts, une masse sèche et chaude venant du nord et une autre humide du golfe de Guinée, des conditions idéales pour de gros orages, tout ce qu'il faut pour poser problème à l'aviation», d'après lui.

Attentat écarté

A ce stade de l'enquête, les autorités françaises écartent la piste de l'attentat. «Il n'y avait pas «de personnes suspectes» enregistrées à bord de l'avion, a déclaré à Ouagadougou la secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger, Fleur Pellerin.

Plus tôt, le secrétaire d'Etat français aux Transports, Frédéric Cuvillier, avait lui écarté la possibilité d'un tir depuis le sol, acte «hautement improbable voire impossible», a-t-il dit.

Un détachement terrestre d'une centaine de soldats français, en provenance de Gao, dans le nord du Mali, est arrivé vendredi sur les lieux du crash, avec 60 soldats maliens et 40 Néerlandais de la Minusma, la force de paix de l'Onu au Mali. Leur mission est de sécuriser la zone et de recueillir des éléments utiles à l'enquête.

Opération «dans la durée»

Les corps seront acheminés par ce contingent à Gao pour y être identifiés, ce qui prendra du temps, car la zone où se situe l'épave est à huit ou neuf heures de route et de piste de cette ville du nord du Mali. «Les opérations vont s'inscrire dans la durée», a expliqué Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense.

«Nous ne sommes même pas certains que nous puissions reconstituer les corps tellement les morceaux sont émiettés», a d'ores et déjà averti le Premier ministre du Burkina Faso, Luc Adolphe Tiao.

Face à ce drame, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décrété dès vendredi un deuil national de trois jours dans le pays.

(ats)