Royaume-Uni

05 février 2019 16:29; Act: 05.02.2019 17:05 Print

La tombe de Karl Marx a été vandalisée à Londres

La partie la plus ancienne et la plus fragile de la tombe du philosophe allemand a été frappée à plusieurs reprises à l'aide d'une masse.

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La tombe du philosophe allemand Karl Marx (1818-1883), qui se trouve dans un cimetière londonien, a été vandalisée lors d'une attaque délibérée, ont déclaré mardi à l'AFP les responsables de l'association s'occupant du cimetière.

La partie la plus ancienne et la plus fragile du monument, une plaque de marbre mentionnant les noms des personnes enterrées, a été frappée à plusieurs reprises à l'aide d'un instrument métallique contondant, a précisé à l'AFP Ian Dungavell, qui dirige The Friends of Highgate Cemetery Trust, l'association qui s'occupe du cimetière.

Les dégâts ont été découverts lundi, a-t-il précisé. «Le nom de Karl Marx semble avoir été particulièrement visé, il ne s'agissait donc pas simplement d'un acte de vandalisme contre un monument, mais d'une attaque ciblée contre Karl Marx», a ajouté M. Dungavell.

L'auteur du «Capital» est l'un des résidents les plus connus du cimetière de Highgate, dans le nord de Londres. Ironie de l'histoire, pour venir se recueillir sur la tombe de l'auteur du «Manifeste du parti communiste» et pourfendeur du capitalisme, il faut payer un billet d'entrée dans ce cimetière où est aussi enterré l'écrivain George Eliot.

Déjà victime d'une bombe

Karl Marx a déménagé à Londres en 1849 et a vécu dans la capitale britannique jusqu'à sa mort, en 1883.

Le philosophe et théoricien allemand avait initialement été enterré dans la tombe de son épouse, sur une petite allée, mais en 1956 un nouveau monument comprenant un très grand buste, financé par un fonds, mis en place par le Parti communiste britannique, a été installé dans un lieu plus en vue, explique-t-on sur le site du cimetière.

«Travailleurs de tous pays, unissez vous!» peut-on lire sur le monument. Celui-ci avait déjà été pris pour cible. Le buste avait été enlevé, attaqué à l'aide d'une bombe artisanale dans les années 1970 et enduit de peinture et de slogans.

«Exprimer son désaccord avec les idées de quelqu'un en détruisant un monument semble une façon particulièrement inappropriée de débattre», a déclaré M. Dungavell. Il a regretté ce nouvel acte de vandalisme. «Ce n'est pas irréparable mais ce ne sera plus jamais pareil.»

(nxp/afp)