France

21 février 2020 10:35; Act: 21.02.2020 12:05 Print

Pavlenski aurait volé la vidéo de Griveaux

L'artiste russe Piotr Pavlenski a affirmé vendredi avoir volé la «sextape» qui a fait tomber Benjamin Griveaux, candidat de Macron à la mairie de Paris.

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L'activiste russe Piotr Pavlenski, inculpé dans le cadre du scandale ayant fait chuter le candidat du président Emmanuel Macron à la mairie de Paris, a affirmé vendredi avoir volé la vidéo à connotation sexuelle de l'ex-candidat dans l'ordinateur de sa compagne.

«J'ai volé ce matériel dans son ordinateur», a affirmé Piotr Pavlenski dans un français hésitant à la chaîne d'information américaine CNN. «Elle connaît pas que j'ai trouvé et je prends cette vidéo (...). Ça a été publié et ça a commencé être diffusé, et après elle pouvait pas faire rien, et elle dit ok, si tu fais ça... ok tu fais ça, ok», ajoute Piotr Pavlenski.

Sa compagne était la destinataire

L'artiste russe confirme ainsi la version de sa compagne Alexandra de Taddeo, qui a reconnu être la destinataire des vidéos sexuelles de Benjamin Griveaux, désormais ex- candidat de la majorité présidentielle à la mairie de Paris aux prochaines élections municipales, tout en rejetant toute responsabilité dans leur diffusion.

«Elle était pas contente que je demande pas (à) elle, bien sûr», a assuré Piotr Pavlenski. Alors que le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a indiqué qu'il serait possible de «remettre en cause son statut de réfugié» en cas de condamnation judiciaire, ce qui semble contestable juridiquement, Pavlenski a répondu: «Vraiment je réfléchis pas à tout ça.»

«Dans ma vie, il y a toujours quelque chose qui veut me faire peur, mais maintenant c'est habitude, c'est toujours menaces, menaces, c'est prison ou c'est clinique psychiatrique, ou c'est quelqu'un d'autre, ok maintenant c'est menace que je perds statut de réfugié politique...» a-t-il commenté.

Mis en examen

L'activiste ainsi que sa compagne ont été mis en examen mardi pour «atteinte à l'intimité de la vie privée par enregistrement ou transmission de l'image d'une personne présentant un caractère sexuel» et «diffusion sans l'accord de la personne d'un enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel et obtenues avec son consentement ou par elle-même».

Ils ont tous deux été placés sous contrôle judiciaire, ce qui leur interdit d'entrer en contact, mais ont échangé des déclarations d'amour via leurs avocats.

(nxp/afp)