Kenya

11 janvier 2016 13:55; Act: 11.01.2016 14:00 Print

La vie reprend son cours à l'Université de Garissa

Les cours à l'Université de Garissa, qui avait été attaquée en avril par un commando islamiste shebab, reprennent. Le massacre avait fait au moins 148 morts.

Voir le diaporama en grand »
Une centaine de personnes portant des T-shirts avec des slogans de paix se sont rassemblées à Garissa. (Samedi 2 avril 2016) Workers clean chairs at the Garissa University College as students return to the campus in Kenya's northeast town of Garissa, January 11, 2016. The campus reopened today nine months after an attack by Somalia-based al-Qaeda linked al-Shabaab Islamist militants. REUTERS/Thomas Mukoya - RTX21TNX Le Kenya enterre les victimes du massacre de Garissa (Vendredi 10 avril 21015) Le Kenya enterre les victimes du massacre de Garissa (Vendredi 10 avril 21015) Les étudiants ont exprimé leur colère face au gouvernement lors d'une marche. (Mardi 7 avril) Les étudiants se sont aussi recueilli lors de la manifestation. (Mardi 7 avril) Des centaines d'étudiants ont manifesté à Nairobi contre l'incapacité du gouvernement à protéger la population. (Mardi 7 avril) Lundi, les journalistes ont pour la première fois été autorisés à pénétrer sur le campus de Garissa. (Lundi 6 avril 2015) Les familles vivent dans l'angoisse alors que tous les étudiants n'ont pas été retrouvés (Dimanche 5 avril 2015) Les cadavres des assaillants ont été exhibés dans la rue (Samedi 4 avril 2015) Une jeune femme a été retrouvée cachée dans une penderie deux jours après l'attaque (Samedi 4 avril 2015) L'identification des corps est toujours en cours. Les familles des victimes sont dévastées (Samedi 4 avril 2015) Tout le pays est sous le choc après cette attaque sanglante. (Vendredi 3 avril 2015) L'attaque, qui a fait 147 morts jeudi, est la plus meurtrière sur le sol kényan depuis 1998. (Vendredi 3 avril 2015) L'attaque, qui a fait 147 morts jeudi, est la plus meurtrière sur le sol kényan depuis 1998. (Vendredi 3 avril 2015) Un nouveau bilan fait état de 147 morts (Jeudi 2 avril 2015) Un blessé pris en charge par un médecin. Au moins 79 personnes ont blessées lors de l'attaque contre l'Université kényane. On dénombre également au moins 70 tués, essentiellement des étudiants. (Jeudi 2 avril 2015) Des soldats ont pris position près de l'Université kényane de Garissa. Des tirs intenses étaient entendus par des journalistes en début de soirée en provenance de l'Université, plus de 13 heures après le début de l'attaque. (Jeudi 2 avril 2015) Scène d'horreur à l'Université de Garissa. (Jeudi 2 avril 2015) A l'intérieur de l'université. (Jeudi 2 avril 2015) (Jeudi 2 avril 2015) Les forces kényanes ont ensuite pris d'assaut l'université. (Jeudi 2 avril 2015) Des étudiants sont évacués après être sorti des bâtiments de l'université de Garissa. (Jeudi 2 avril 2015) Torses nus, des étudiants sortent l'université de Garissa. Selon un porte-parole des shebab, les assaillants ont libéré les musulmans et gardé les autres en otage. (Jeudi 2 avril 2015) La population observe de loin les opérations en cours autours de l'université de Garissa. (Jeudi 2 avril 2015) La police et les forces spéciales sont entrées dans l'université où un nombre indéterminé d'étudiants est retenu en otage. (Jeudi 2 avril 2015) L'attaque serait survenue lors de la prière du matin. (Jeudi 2 avril 2015) Des tirs et des explosions ont été entendus sur le campus. (Jeudi 2 avril 2015) Des tirs et des explosions ont été entendus sur le campus. (Jeudi 2 avril 2015) L'attaque est survenue au sein de l'université de Garissa au Kenya, à 150 kilomètres de la frontière somalienne. (Jeudi 2 avril 2015) Selon les médias, il y aurait plusieurs tireurs masqués mais leur nombre n'a pu être défini. (Jeudi 2 avril 2015)

Sur ce sujet
Une faute?

L'essentiel des victimes étaient des étudiants résidant sur le campus: au moins 142 avaient été massacrés, la plupart de sang-froid. L'attaque de l'Université de Garissa, le 2 avril à l'aube, est la plus meurtrière au Kenya depuis l'attentat en 1998, contre l'ambassade américaine à Nairobi, revendiquée par Al-Qaïda et qui avait fait 213 morts.

«Je suis très heureux de la réouverture (...) nous avons eu notre premier cours et l'université revient à la normale», s'est réjoui Shamza Abdi, une étudiante. «Le souvenir de beaucoup de nos amis que nous avons perdus ici reste présent, mais malgré ce qui est arrivé, la vie doit continuer», a-t-elle ajouté.

La plupart des étudiants ayant survécu au massacre ont été transférés dans d'autres établissements et, malgré les mesures de sécurité, ceux ayant repris les cours lundi étaient majoritairement originaires de la localité de Garissa, à 365 km de la capitale Nairobi et 150 km de la frontière somalienne.

Les quatre membres du commando shebab avaient été abattus par les forces spéciales kényanes à l'issue de 16 heures de siège. Cinq hommes, soupçonnés d'être liés à l'attaque sans que leur rôle soit pour l'heure clairement établi, sont actuellement jugés à Nairobi pour des chefs de terrorisme et conspiration en vue de commettre un attentat.

Les islamistes shebab, en difficulté sur le champ de bataille somalien face à la puissance de feu supérieure de l'Amisom - les troupes de l'Union africaine qui épaulent l'embryonnaire armée de Somalie - ont attaqué à plusieurs reprises ces dernières années le Kenya, un des principaux contributeurs en soldats de la force africaine, lors d'opérations parfois spectaculaires ayant fait au total plus de 400 morts depuis 2013.

ra-pjm/ayv/jhd

(nxp/afp)