Joggeuse disparue

21 février 2011 22:38; Act: 12.03.2019 10:18 Print

La zone de recherche s'étend

Les gendarmes vont alléger mardi le dispositif mis en oeuvre pour retrouver Patricia B., la joggeuse disparue en Haute-Garonne depuis le 14 février.

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Les gendarmes vont alléger mardi le dispositif mis en oeuvre pour retrouver Patricia B., la joggeuse de Bouloc (Haute-Garonne) disparue depuis le 14 février, en même temps qu'ils étendent les investigations judiciaires hors de la région, a dit lundi le procureur.

Malgré les 250 gendarmes déployés sur le terrain pendant huit jours, Patricia B., probablement victime d'un acte criminel, est restée introuvable.

Cette mère de famille de 49 ans, secrétaire dans un cabinet d'avocats, n'a plus donné de nouvelles depuis le 14 février, vers 4H30. Elle avait alors quitté la maison familiale un peu en dehors de Bouloc, au nord de Toulouse, pour aller courir sur les routes de campagne alors qu'il faisait encore nuit.

Du sang ainsi que des effets personnels retrouvés sur un chemin dans le secteur où Mme B. est allée courir, comme elle le faisait quotidiennement tôt le matin, ont été formellement identifiés comme les siens.

L'enquête de flagrance ouverte pour la retrouver et identifier un éventuel agresseur a été reconduite lundi pour huit jours, a indiqué devant la presse le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet.

Centaine de gendarmes

Le nombre de gendarmes sur le terrain devrait être de l'ordre d'une centaine à partir de mardi, avec une possibilité de remonter en puissance aussi vite qu'il le faudrait», a-t-il dit. «On va pas maintenir pour la galerie un dispositif qui ne serait pas complètement nécessaire», a-t-il justifié.

Une quinzaine de plongeurs devraient continuer à sonder les points et les cours d'eau.

Dans le même temps, l'enquête judiciaire se poursuit dans tous les azimuts, a dit le procureur. Il a fait état de pistes, mais en restant extrêmement discret.

«Je raisonne toujours en me disant: l'auteur (des faits ndlr) est libre, il peut lire la presse, il peut écouter la radio, il peut regarder la télévision. Moins je l'aide, mieux c'est», s'est-il justifié.

ADN, traces et témoignages

Parmi toutes les pistes suivies par les enquêteurs et évoqués par le procureur: des ADN divers prélevés dans le secteur, des traces de pneus, des témoignages parmi lesquels certains sont «plus intéressants que d'autre».

En revanche, les résultats d'analyses d'ADN de cheveux et d'un morceau de tissu retrouvés sur place n'étaient pas tombés lundi, a-t-il assuré.

Les gendarmes ont beaucoup travaillé aussi sur les personnes pouvant avoir des antécédents défavorables dans le secteur, a-t-il dit. A cette occasion, les recherches se sont étendues en dehors du département et de la région, même si elles restent principalement concentrées sur Midi-Pyrénées et Bouloc, a déclaré le procureur.

«Certaines informations qui concernent le secteur où les événements se passent peuvent être éclairées par des éléments qui se situent en dehors, voire très en dehors du lieu exact des faits», a-t-il dit.

Aucune garde à vue n'a été ordonnée. Cependant, le procureur s'est inscrit en faux contre l'idée que l'enquête piétinait. Et il conserve «un petit espoir» que Patricia B. soit retrouvée vivante.

(afp)