France

06 avril 2019 11:38; Act: 06.04.2019 20:08 Print

Acte 21 des «gilets jaunes» sans accroc majeur

La mobilisation des «gilets jaunes» n'a pas été marquée par de violents incidents, samedi dans l'Hexagone.

Le Premier ministre français a expliqué sa politique face aux «gilets jaunes».
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Pour le 21e samedi consécutif, les «gilets jaunes» ont manifesté à travers la France, sans incidents majeurs. Le gouvernement fera de son côté la semaine prochaine le compte-rendu du «grand débat» destiné à apaiser leur colère, avant des mesures attendues mi-avril.

«Macron, dégage pour de bon!», ont crié un millier de «gilets jaunes» manifestant à Rouen, prenant à nouveau pour cible le président Emmanuel Macron, dont les «gilets» critiquent la politique fiscale et sociale. Des échauffourées ont éclaté dans cette ville entre les forces de l'ordre et des manifestants encagoulés.

«Macron destitution», pouvait-on lire sur une pancarte brandie à Paris où les interdictions de manifester, prises après les violences du 16 mars, ont été reconduites, en particulier sur les Champs-Elysées. Quelque 1500 «ultra violents», selon le gouvernement, y avaient saccagé commerces et restaurants.

Le ministère de l'Intérieur, dont les chiffres sont contestés chaque semaine par le mouvement, recensait 6300 manifestants en France à 14h00, dont 3100 à Paris, contre 5600 la semaine dernière à la même heure, dont 1800 à Paris. Ils étaient 282'000 à manifester à travers la France le 17 novembre, leur premier samedi de mobilisation.

Loi anticasseurs

Cet «acte 21» fait à nouveau ressurgir les craintes de violences, après les scènes d'émeutes urbaines survenues mi-mars notamment, dont les vidéos largement diffusées ont écorné l'image de la France, première destination touristique dans le monde.

Ce nouveau samedi de manifestation intervient trois jours après le rejet par le Conseil Constitutionnel de l'article-phare de la loi anticasseurs, voulue par les autorités pour lutter contre les «débordements» lors des manifestations de «gilets jaunes». Cet article devait permettre de prononcer des interdictions administratives de manifester contre toute personne présentant une «menace d'une particulière gravité pour l'ordre public».

Le Conseil constitutionnel a cependant approuvé deux autres points de la loi anticasseurs: les fouilles de sacs et de véhicules aux abords des cortèges et la création du délit de dissimulation volontaire du visage. Ces mesures ne s'appliqueront pas samedi, faute de décret d'application publié au Journal officiel.

Environ 10'000 réunions locales

Les «gilets» veulent continuer à maintenir la pression sur les autorités, alors que le gouvernement doit la semaine prochaine faire le compte-rendu du «grand débat national». Voulu par Emmanuel Macron pour répondre à la crise, la pire depuis le début de son mandat en 2017, le «GDN» a permis, pendant plus de deux mois, de faire remonter les doléances des citoyens, mais sans apaiser la colère des «gilets».

Quelque 10'000 réunions locales ont été tenues, 16'000 cahiers de doléances ouverts dans les mairies et des centaines de milliers de propositions citoyennes déposées. Lundi matin à Paris, une «restitution» du «grand débat» sera organisée en présence du gouvernement, de responsables administratifs et de simples citoyens. Une synthèse des doléances de 1500 pages environ a été établie.

Pour l'heure, on ne connaît que quelques réponses «fermées» des questionnaires disponibles sur le site internet du grand débat, où le oui l'a quasi systématiquement emporté, par exemple pour le vote blanc (82%), moins d'élus hors parlementaires (71%), ou encore l'extension du référendum d'initiative partagée (66%), selon les données exploitées par l'AFP.

Mardi et mercredi, deux débats sans vote seront organisés au parlement en présence du premier ministre Edouard Philippe. L'Elysée a confirmé que le chef de l'Etat annoncerait des premières mesures à la mi-avril, probablement avant Pâques. Puis, selon son entourage, il pourrait égrener des décisions jusqu'à l'été, enjambant les européennes du 26 mai.

Il devra affronter le scepticisme de l'opinion: selon un sondage Elabe publié jeudi, 68% des Français estiment que les points de vue exprimés ne seront pas pris en compte, et 79% que le grand débat ne résoudra pas la crise politique actuelle.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Phil de Fer le 06.04.2019 18:10 Report dénoncer ce commentaire

    21 samedis : Hà la belle rigolade .

    Pauvre France ; au début cela avait presque un sens ,mais après deux semaines cela est devenu du grand n'importe quoi . Ils feraient mieux de se remettre au travail . Au lieu de devenir les rois de la palette et des pneus brûlés .

  • Marre le 06.04.2019 19:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tapage sur le système

    C'est pas que ça commence à nous taper sur le système ces gilets jaunes mais un moment faut arrêter. Acte 212, Jérôme a cassé une vitrine bla bla bla non mais sérieux

  • Minos le 06.04.2019 20:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ASSEZ

    Y en a marre. Sans commentaires.

Les derniers commentaires

  • Cricri Le Chene le 07.04.2019 11:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Feuilleton du samedi

    Est-ce que sa vaut encore la peine d en parler ? Le sommet du ridicule...

  • L Americain le 06.04.2019 22:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Afrique

    La France ?? La honte de la planète

  • Depardieu le 06.04.2019 20:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Te Tchieu

    C est toujours d actualité leurs trucs??? Au boulot les gaulois lol!!!

  • Minos le 06.04.2019 20:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ASSEZ

    Y en a marre. Sans commentaires.

  • tatotman le 06.04.2019 20:28 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    GJ

    tout arrive a ceux qui savent attendre et Mai le mois des roses approche .. Macron fait gaffe les roses ont des e pines