Justin Trudeau

22 août 2019 00:49; Act: 22.08.2019 00:49 Print

Le Canada ne «cèdera pas» face à la Chine

Le Premier ministre canadien a exprimé sa fermeté face à Pékin alors que le dossier Huawei a provoqué une crise diplomatique.

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Justin Trudeau.

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Le Premier ministre Justin Trudeau a prévenu mercredi que le Canada ne «cèdera pas» face à la Chine, alors que les deux pays traversent une grave crise diplomatique depuis l'arrestation d'une dirigeante de Huawei en décembre.

Justin Trudeau a par ailleurs une nouvelle fois appelé les autorités chinoises à la retenue face aux manifestants à Hong Kong, alors même que Pékin a sommé Ottawa d'arrêter de «s'immiscer» dans les affaires internes chinoises.

«Nous devons reconnaître que la Chine est une puissance en expansion, qui cherche de plus en plus à asseoir sa place sur la scène internationale», a déclaré Justin Trudeau lors d'un discours devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM). «Mais ne vous y trompez pas: nous défendrons toujours les Canadiens et leurs intérêts», a-t-il martelé.

«Nous ne cherchons pas l'escalade»

«Depuis très longtemps, nous avons l'habitude de traiter directement, et avec succès, avec des partenaires plus importants. Nous ne cherchons pas l'escalade, mais nous ne céderons pas non plus».

L'arrestation à Vancouver début décembre d'une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des Etats-Unis qui réclament son extradition, a provoqué une crise diplomatique sans précédent entre Ottawa et Pékin.

La Chine a arrêté depuis l'ex-diplomate canadien Michael Kovrig et son compatriote consultant Michael Spavor, qu'elle soupçonne d'espionnage, et suspendu les importations de colza et de viande canadienne.

Pour le dialogue à Hong Kong

Concernant Hong Kong, Justin Trudeau a dit suivre de près l'évolution de la situation et le sort des quelque 300'000 ressortissants canadiens qui y résident. «Avec des partenaires étrangers, nous avons souligné la nécessité de faire preuve de retenue et de rejeter toute violence», a-t-il insisté. «L'heure est venue de lancer un dialogue et de respecter les libertés fondamentales, notamment le droit à se rassembler de façon pacifique».

Justin Trudeau est régulièrement accusé par l'opposition conservatrice de mollesse face à Pékin. La crise avec la Chine devrait être au centre de la prochaine campagne électorale des législatives du 21 octobre.

(nxp/afp)