COP 25

12 avril 2019 04:39; Act: 12.04.2019 04:39 Print

Le Chili tourne le dos aux centrales à charbon

A quelques mois de la COP25, le Chili a annoncé qu'il ne construira «plus aucune centrale thermique à charbon».

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Le président du Chili, Sebastian Pinera, en 2018. (Photo: AFP)

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Le président chilien Sebastian Pinera a affirmé jeudi que «plus aucune centrale thermique à charbon» ne serait construite dans son pays. Cette annonce survient à quelques mois de l'ouverture de la 25e conférence de l'ONU sur les changements climatiques (COP25) qui se tiendra à Santiago en décembre.

Selon le chef de l'Etat, qui s'exprimait à l'occasion du coup d'envoi officiel de la conférence, l'objectif est de parvenir à l'horizon 2030 à une production de 70% d'énergies renouvelables, contre 20% actuellement. A terme, il s'agit d'atteindre 100% en 2040.

«Que faisons-nous au Chili ? Nous travaillons avec un sentiment d'urgence et une ambition très grande. D'abord de progresser jusqu'à la décarbonation de notre production énergétique : au Chili, nous n'allons plus construire de centrale thermique à charbon», a déclaré M. Pinera. Il a également indiqué que des discussions auraient lieu avec les entreprises concernées pour planifier la fermeture des dernières centrales de ce type fonctionnant dans le pays.

«Prendre conscience»

Au Chili, 40% de la fourniture d'énergie est issue de 28 centrales thermiques à charbon d'une capacité totale de 5500 mégawatts. L'objectif est de les remplacer par des sources d'énergie renouvelable. Selon le gouvernement, 93% des projets d'investissements dans le secteur de l'énergie concernent aujourd'hui les énergies vertes.

A l'occasion de la prochaine COP25, à laquelle 196 pays sont attendus, le Chili souhaite aborder en particulier les thèmes de la protection des océans et de l'Antarctique, de la reforestation, de la protection des écosystèmes et de la biodiversité. «Ce sera l'occasion pour le pays et pour le monde entier de prendre vraiment conscience que le temps presse et que chaque jour, les objectifs sont plus urgents, qu'ils doivent être plus ambitieux et plus exigeants», a ajouté le chef de l'Etat.

Le Chili, pays particulièrement sensible au changement climatique, s'est porté volontaire pour organiser la COP25 après le désistement du Brésil, un mois après l'élection du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, un climato-sceptique notoire.

(nxp/ats)