Diplomatie

22 août 2019 00:30; Act: 22.08.2019 07:05 Print

Le G7 «favorise les inégalités», selon Oxfam

Les dirigeants des pays du G7 favorisent les inégalités chez eux et dans le monde, dénonce l'ONG Oxfam jeudi.

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Augmentation des écarts de revenu et de la pauvreté, baisse d'impôts pour les riches: contrairement à leurs intentions affichées, les dirigeants des pays du G7 «favorisent activement ces inégalités dans leurs pays et dans le monde entier», affirme Oxfam jeudi, deux jours avant l'ouverture du sommet de Biarritz.

«Les inégalités de revenus se sont aggravées dans tous les pays du G7 depuis les années 1980. Les 20% les plus pauvres de la population des pays du G7 ne touchent, en moyenne, que 5% du total des rémunérations, tandis que les 20% les plus riches en perçoivent environ 45%», selon un document de l'ONG.

L'intitulé officiel du sommet du G7 est cette année «la lutte contre les inégalités». Malgré cela et une déclaration appuyant cette nécessité déjà faite par le G7 en 2017 à Bari (Italie), ce groupement des économies les plus avancées de la planète «ne parvient pas à prendre des mesures concluantes pour combler le fossé entre riches et pauvres», regrette Oxfam.

«La priorité aux actionnaires»

«Du fait de la stagnation et de la baisse des salaires, la part de travailleurs et travailleuses des pays du G7 qui pourraient se retrouver pris-es au piège de la pauvreté n'a fait qu'augmenter ces dix dernières années, pour atteindre 9% en Allemagne, plus de 7% en France, 12% en Italie et près de 9% au Royaume-Uni», détaille l'ONG.

Elle dénonce «une mainmise sur les politiques publiques» par les grandes fortunes et les entreprises, ainsi que «la priorité aux actionnaires» dans le cadre d'un modèle de capitalisme néolibéral «que les pays du G7 ont exporté dans le monde entier». Avec notamment pour conséquence «des dépenses sociales négligées» et des services publics «faisant l'objet de compressions budgétaires, de réformes et de privatisations sous prétexte d'austérité et de consolidation de la dette».

Pour combler le fossé entre riches et pauvres, Oxfam demande «des plans concrets avec une date butoir claire», «l'introduction d'un taux effectif d'imposition minimum dans tous les pays, fixé à un niveau ambitieux», ou encore des investissements «dans des services universels publics et gratuits».

L'ONG veut aussi «des mesures concrètes pour la justice climatique» avec «des réductions des émissions beaucoup plus élevées». Elle souligne enfin la nécessité de «mener de front la lutte contre les inégalités de genre et économiques» et d'«intégrer la lutte contre les inégalités dans les stratégies d'aide au développement».

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • lesense le 22.08.2019 07:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    vive la France

    encore une réunion de qui va coûter une fortune à la comunauté pour rien si ce n'est permettre au sieur Macron de mobiliser des milliers de policiers et de polluer une belle région tel que Biarriz c'est une bonte

  • Hélène le 22.08.2019 09:56 Report dénoncer ce commentaire

    Si j'ai bien compris...

    Les dirigeants de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni se réunissent pour dormir dans des palaces, manger du caviar, boire des boissons hors de prix, se faire protéger et discuter pour savoir comment faire pour que les personnes riches le deviennent encore plus et comment faire pour appauvrir encore plus la population et tout ça aux frais des contribuables (leurs impôts). Un peu d'ironie...réunion par vidéo conférence c'est aussi efficace et moins chère.

  • Coco le 22.08.2019 07:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Espoir

    Dommage, c'est pourtant facile. Il suffit de regarder ce qui se passe et de légiférer en conséquence mondialement

Les derniers commentaires

  • DATA le 22.08.2019 18:11 Report dénoncer ce commentaire

    Organisation du passé !

    Il fut un temps ou les 7 pays anciennement les plus riches de la planète représentait une par importante du PIB mondial et pouvait influer fortement sur le destin du monde. Malheureusement pour eux, ils ne représentent plus que 1/3 du PIB mondial PPA. Cette organisation du passé s'accroche a ses anciens pouvoirs alors que le futur semble plutôt dans l'organisation de Shangai qui à déjà un poids aussi important en PIB PPA. Il est peut être temps de prendre acte de la nouvelle répartition des forces. Vladimir Poutine refusera, a mon avis, à jouer à la roue de secours du G8.

  • giof le 22.08.2019 12:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    il y a des solutions

    La pauvreté la plus élevée est dans les pays où la fiscalité est la plus confiscatoire et l'état providence le plus développé. Solution: moins d'impôts et plus de responsabilités individuelles et surtout moins d'état.

  • Hélène le 22.08.2019 09:56 Report dénoncer ce commentaire

    Si j'ai bien compris...

    Les dirigeants de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni se réunissent pour dormir dans des palaces, manger du caviar, boire des boissons hors de prix, se faire protéger et discuter pour savoir comment faire pour que les personnes riches le deviennent encore plus et comment faire pour appauvrir encore plus la population et tout ça aux frais des contribuables (leurs impôts). Un peu d'ironie...réunion par vidéo conférence c'est aussi efficace et moins chère.

  • Godefroy de Montmirail le 22.08.2019 09:21 Report dénoncer ce commentaire

    niaiseries

    Aucune crédibilité aux études primaires d'Oxfam réalisées par des incompétents et des altermondialistes remplis de préjugés. D'ailleurs, qui dirige Oxfam France? La plus stupide ex ministre du logement de l'histoire de France (hormis son obèse copine restée 3 mois). Donc cela vaut aussi peu que les délires de l'Humanité ...

  • Arthur Descloux le 22.08.2019 08:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Fin d'un modèle

    L'Oxfam a tout à fait raison. Les pays avancés se comportent de telle façon qu'ils finiront comme les pays d'Amérique centrale: une mini-classe riche et corrompue d'un côté et la masse des pauvres de l'autre. Avec en toile de fond la violence endémique propre à cette configuration sociétale. J'en veux pour preuve la société française où la violence dans les grandes villes n'est déjà plus maîtrisable. L'Italie ne fait pas mieux avec ses économies parallèles et sa société en déliquescence. Un bel avenir pour nos jeunes !