Israël

24 février 2020 12:05; Act: 25.02.2020 06:41 Print

Le Jihad islamique annonce la reprise des tirs

Suite à la poursuite des frappes israéliennes, le mouvement islamiste a recommencé lundi soir sa riposte militaire.

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Un projectile a atterri dans un jardin d'enfants dans le sud d'Israël mais n'a pas fait de victime. (Photo: AFP)

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Le Djihad islamique palestinien et Israël poursuivent lundi soir leurs échanges de tirs dans la bande de Gaza, malgré les appels à cesser les hostilités. Une nouvelle escalade militaire à moins d'une semaine des législatives israéliennes est à craindre.

Le groupe islamiste armé avait annoncé en début de soirée, après l'appel de l'ONU à la «cessation immédiate des tirs de roquettes» depuis Gaza, la fin de ses frappes vers Israël. Mais un peu plus d'une heure plus tard, et dans la foulée de la poursuite des bombardements israéliens sur Gaza, le Djihad islamique a fait marche arrière.

«Nous avons annoncé la fin de notre riposte militaire pour les assassinats commis à Khan Younès (Gaza) et à Damas (Syrie), mais l'ennemi n'a pas pris acte et a attaqué notre base et nos combattants», a déclaré le porte-parole du groupe Abou Hamza. «C'est pourquoi nous annonçons avoir répondu selon la formule 'une frappe pour une frappe'».

Ce mouvement, deuxième plus important groupe islamiste armé de Gaza après le Hamas qui contrôle l'enclave palestinienne, a lancé depuis dimanche environ 80 roquettes vers Israël, selon les autorités israéliennes. La majorité d'entre elles ont été interceptées par le bouclier antimissiles d'Israël «Dôme de fer».

De manière préventive, quelque 65'000 élèves ont été sommés de rester à la maison lundi dans des villes israéliennes jouxtant la bande de Gaza. Les trains ont été annulés entre les villes d'Ashkelon et Beersheva et plusieurs routes sont fermées dans le sud du pays. Les autorités israéliennes ont annoncé que les établissements scolaires resteraient fermés mardi.

«Le pays est à feu»

Des avions de combat et des chars de l'armée israélienne ont bombardé au cours de la journée et de la soirée du lundi des cibles du mouvement à travers la bande de Gaza, enclave paupérisée où vivent deux millions de Palestiniens sous strict blocus israélien.

Les autorités israéliennes ont décrété lundi soir la fermeture «jusqu'à nouvel ordre», des points de passage d'Erez, pour les personnes, et de Kerem Shalom, pour les marchandises. Elles ont aussi annoncé la fermeture totale de la zone maritime de la bande de Gaza, empêchant ainsi les pêcheurs de sortir en mer.

«Le Djihad islamique et le Hamas doivent comprendre que cela ne peut pas durer. S'ils ne cessent pas les frappes complètement - et je ne parle pas d'un jour ou deux, mais définitivement - nous devrons aller de l'avant avec une campagne (militaire) d'envergure», a prévenu Benjamin Netanyahu, qui a annulé des rassemblements de campagne prévus lundi soir.

«Netanyahu, le pays est à feu!», a répliqué son rival électoral Benny Gantz, ancien chef de l'armée qui prône la ligne dure face aux groupes armés de Gaza. Comme Benjamin Netanyahu, Benny Gantz a annulé un événement en soirée, dans son cas les célébrations pour le premier anniversaire de sa formation centriste Bleu blanc.

La séquence des deux derniers jours a débuté lorsque deux combattants du Djihad islamique ont tenté «de placer un engin explosif à proximité» de la barrière séparant Israël de Gaza selon l'armée israélienne, puis ont été la cible de tirs de soldats israéliens. Dans la foulée, le Djihad islamique a tiré des roquettes sur Israël qui a répliqué avec des frappes aériennes contre ses «positions» à Gaza mais aussi près de Damas, en Syrie.

(nxp/afp)