Oui au Brexit

25 juin 2016 22:13; Act: 25.06.2016 22:19 Print

Le Royaume-Uni divisé comme jamais

Le Royaume-Uni était samedi plus divisé que jamais après le choc du Brexit, avec une Écosse prête à défendre séparément ses intérêts et des perdants en colère.

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La Une du Evening Standard, journal londonien, après le résultat du vote. (Vendredi 24 juin 2016) Le ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter a estimé vendredi qu'à court terme le Brexit changera peu de choses pour les relations de la Suisse avec l'Union européenne (UE). Les défis restent les mêmes, selon le conseiller fédéral. (Vendredi 24 juin 2016) David Cameron a annoncé vendredi son intention de démissionner de ses fonctions de Premier ministre pour laisser à un autre le soin d'engager les négociations de sortie de l'Union européenne, après le vote des Britanniques pour un Brexit. (24 juin 2016) Journée noire pour les partisans du maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne. (Vendredi 24 juin 2016) La victoire célébrée comme il se doit par des militants de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. (Vendredi 24 juin 2016) Journée noire pour les partisans du maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne. (Vendredi 24 juin 2016) La victoire célébrée comme il se doit par des militants de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. (Vendredi 24 juin 2016) Britain's Prime Minister David Cameron speaks after Britain voted to leave the European Union, outside Number 10 Downing Street in London, Britain June 24, 2016. REUTERS/Stefan Wermuth - RTX2HXEB Journée noire pour les partisans du maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne. (Vendredi 24 juin 2016) Quelques notes de cornemuse face à la presse, rassemblée devant le 10 Downing Street, la résidence et le bureau du premier ministre britannique. David Cameron va-t-il démissionner? (Vendredi 24 juin 2016) Les représentants de la presse devant le 10 Downing Street, la résidence et le bureau du premier ministre britannique. David Cameron va-t-il démissionner? (Vendredi 24 juin 2016) La gueule de bois. Le Nikkei s'effondre de 7,92% en clôture, victime du Brexit. (Vendredi 24 juin 2016) Heureux, Nigel Farage, le leader du parti anti-immigration Ukip, manifeste sa satisfaction de voir le Royaume-Uni sortir avec fracas de l'Union européenne. (Vendredi 24 juin 2016) Les Britanniques ont voté à 52% pour sortir de l'UE (Vendredi 24 juin 2016) Les supporters de la campagne 'Stronger In', en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, regardent avec détresse les résultats du référendum, le 24 juin au petit matin à Londres. (Vendredi 24 juin 2016). Le soleil se lève sur le parlement britannique à Londres, au bord de la Tamise, en ce vendredi 24 juin. L'annonce de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne vient d'être faite. (Vendredi 24 juin 2016). Paul Nuttall (à droite), du Parti indépendantiste du Royaume-Uni (UKIP), député européen pour le nord-ouest de l'Angleterre, congratule Nigel Evans, député membre du parti conservateur, lors d'une réunion à Manchester au petit matin (vendredi 24 juin 2016). Jenny Watson, qui dirige la commission électorale du Royaume-Uni, annonce à Manchester au petit matin que la participation au référendum est la plus élevée de l'histoire. (Vendredi 24 juin 2016). Alors que les premières estimations ont donné le 'Out' gagnant à 52%, le dirigeant du Parti indépendant du Royaume-Uni (UKIP), Nigel Farage, exulte. Il est le symbole du 'Brexit' depuis des années. (Vendredi 24 juin 2016). Le dépouillement à la main dans un bureau de vote (Vendredi 24 juin 2016) En France, les messages destinés au pro du «out» ont afflué jeudi, afin de les faire changer d'avis. (Jeudi 23 juin 2016) Après avoir voté, ces anciens militaires britanniques sortent dans le quartier de Chelsea, à Londres. (Jeudi 23 juin 2016) A vélo, dans le quartier de Chelsea. (Jeudi 23 juin 2016) Un cycliste aux couleurs...européennes, au centre de Londres. (Jeudi 23 juin 2016) Les Britanniques votent aussi à Gibraltar. Normal, car il s'agit d'un territoire britannique d'outre-mer.90% des habitants sont partisans du «Bremain».(Jeudi 23 juin 2016) Les bureaux ont ouvert à 07h00 (08h00 suisses) et devaient fermer à 22h00 (23h00). (Jeudi 23 juin 2016) Le leader du parti indépendant UKIP Nigel Farage pose au moment d'aller voter. (Jeudi 23 juin 2016) Le journal the Sun donne gagnant le camp du Brexit sur sa Une du 23 juin. Le vote sur le Brexit s'ouvre à 8h00, jeudi (heure suisse), à l'issue d'une campagne qui a éprouvé les deux camps, sans les départager clairement. A J-1 avant ce scrutin déterminant pour l'avenir du pays mais aussi de l'Europe, les deux camps sont dans un mouchoir de poche, le maintien dans l'UE ne comptant qu'un petit point d'avance (51%) dans les intentions de vote, selon la moyenne des six derniers sondages. ( 22 juin 2016) Retransmis en direct sur BBC One, l'épilogue de la campagne se tenait à la Wembley Arena à Londres. Entre Boris Johnson, et Sadiq Khan le débat a été vif. (Mardi 21 juin 2016) Sur l'immigration, Sadiq Khan accusant une fois encore les pro-Brexit de «mentir» quand ils disent que la Turquie pourrait rejoindre l'UE dans un futur proche. (Mardi 21 juin 2016) Boris Johnson (à gauche) a mis sur le dos de l'UE les difficultés rencontrées par la sidérurgie britannique. Le franc se relâchait nettement lundi matin face à l'euro, les marchés affichant leur soulagement face à l'éloignement du spectre d'un Brexit. (20 juin 2016) Le «In» reprend la main dans les sondages. (Dimanche 19 juin 2016) Thomas Mair, 52 ans, a comparu samedi devant la justice pour homicide.(Samedi 18 juin 2016) Les Britanniques rendent hommage avec fleurs et bougies à Jo Cox, sur la Place du Parlement, à Londres, au lendemain de son meurtre (Samedi 18 juin 2016). Un tableau a été dressé sur la Place du Parlement à Londres. Les gens peuvent y laisser un mot en hommage à Jo Cox, le lendemain de son meurtre (Samedi 18 juin 2016). Ce même vendredi, comme pour ajouter à l'indécision des citoyens qui balancent dangereusement entre les deux réponses possibles, le FMI a détaillé les conséquences (négatives, notamment sur le long terme) d'un Brexit. (Image prétexte) Les habitants de Birstall en deuil. C'est au pied d'une statue de Joseph Priestley, théologien et philosophe lui aussi enfant du pays, que les habitants ont rendu hommage à Jo Cox, (Vendredi 17 juin 2016) Un homme dépose des fleurs au pied d'une statue de Joseph Priestley, théologien et philosophe lui aussi enfant du pays. (Vendredi 17 juin 2016) A Londres des fleurs et des bougies en mémoire de Jo Cox. (16 juin 2016) A Londres des fleurs et des bougies en mémoire de Jo Cox. (16 juin 2016) Selon un groupe américain de défense des droits civiques, Thomas Mair, tueur présumé de Jo Cox, était un «partisan dévoué» d'un groupe néonazi basé aux Etats-Unis. (Image - 16 juin 2016) La députée britannique Jo Cox, 41 ans, a été blessée par balles en pleine rue, dans une localité du nord de l'Angleterre. Elle a succombé à ses blessures peu après. (Jeudi 16 juin 2016) Mariée et mère de deux jeunes enfants, Jo Cox s'était engagée dans la campagne pour défendre le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne en vue du référendum du 23 juin. La police sur les lieux du drame. L'agresseur, un homme de 51 ans, aurait crié «Britain first», soit Priorité au Royaume-Uni. (Jeudi 16 juin 2016) La presse britannique s'engage dans la bataille pour le Brexit. Le Financial Times a pris position pour un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne (UE) dans un éditorial jeudi. Le quotidien britannique met également en garde contre l'acte d'«automutilation» que représenterait selon lui un Brexit. Quant au tabloïd The Sun, le journal le plus vendu dans le pays, il a pris position en début de semaine pour une sortie de l'UE, afin de libérer le Royaume-Uni de la «dictature de Bruxelles». (jeudi 16 juin) Le quotidien tabloïd 'The Sun', le plus populaire du royaume, appelle à la sortie du pays de l'Union européenne, avec cette Une :' BeLeave in Britain' (mercredi 15 juin 2016). La justice européenne a donné raison à la Grande-Bretagne, qui réduit certaines aides sociales apportées aux migrants. Une question sensible au coeur du Brexit. (Mardi 14 juin 2016) Si les Britanniques se prononcent en faveur du Brexit, les Pays-Bas pourraient perdre quelque 10 milliards de francs. (Jeudi 9 juin 2016) «La chose britannique à faire est de se battre pour une Grande-Bretagne dans l'UE et pas de prendre l'option de la petite Angleterre de Nigel Farage», a affirmé David Cameron lors d'une nouvelle émission télé sur le Brexit. (7 juin 2016) Nigel Farage, chef du parti europhobe Ukip, était aussi soumis à la question lors de cette émission. Il a joué la carte patriotique et fustigé les problèmes liés, selon lui, à une immigration incontrôlée. Brandissant son passeport, il a dit vouloir le voir redevenir britannique. (7 juin 2016) Pour faire voter les jeunes, un humoriste transgenre entre en scène. Béret rose, vernis à ongle aux couleurs du drapeau britannique et talons hauts: l'acteur et humoriste transgenre Eddie Izzard arpentait récemment le campus de Reading, à l'ouest de Londres, pour convaincre les étudiants de voter contre un Brexit. (7 juin 2016) Une majorité de Britanniques (51%) est favorable à une sortie de l'Union européenne, pour la première fois depuis près d'un mois, selon une moyenne de sondages publiée lundi par le site WhatUKThinks à moins de trois semaines du référendum du 23 juin. (6 juin 2016) Selon une moyenne des six derniers sondages, le camp du «Remain» (rester) est en tête avec 53% des intentions de vote contre 47% pour le vote du «Leave» (partir). (26 mai 2016) Une courte majorité de Britanniques se prononcent pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, affirme samedi un sondage. L'enquête effectuée via Internet place le camp du maintien en tête avec 44% des intentions de vote contre 40% pour les partisans d'un divorce avec l'UE. (21 mai 2016) Un manifeste signé par des personnalités du monde des arts a été publié ce vendredi dans le «Daily Telegraph» à un peu plus d'un mois du référendum programmé le 23 juin par le gouvernement conservateur du premier ministre David Cameron pour décider de la sortie ou non du Royaume-Uni de l'Union des 28. (20 mai 2016) Le tabloïd «The Sun»a été réprimandé pour avoir affirmé que la reine soutenait le Brexit. (18 mai 2016) La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, est venue à Londres pour soutenir le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. (13 mai 2016). En cas de Brexit, le franc suisse pourrait, en devenant une valeur refuge, s'apprécier encore. Cette situation pourrait peser lourd sur les exportations helvétiques, prévient Commerce Suisse. (11 mai 2016) Le siège du MI6, les services de renseignements extérieurs du Royaume-Uni. Dimanche 8 mai 2016, son ancien chef, John Sawers, et Jonathan Evans, qui dirigeait jusqu'en 2013 le MI5 chargé du renseignement intérieur, ont signé une tribune dans le 'Sunday Times' contre le Brexit. En matière de sécurité intérieure et de lutte contre terrorisme, ils estiment que le pays doit rester dans l'Union européenne (8 mai 2016). Marine Le Pen, que le camp favorable au Brexit veut faire interdire d'entrée au Royaume-Uni, s'est défendue de vouloir y faire de «l'ingérence» contrairement à Barack Obama. (25 avril 2016) Dernière mise en garde contre le Brexit de Barack Obama avant de s'envoler pour l'Allemagne. Le Royaume-Uni «perdrait de son influence mondiale» s'il décide de quitter l'UE à l'issue du référendum organisé sur la question le 23 juin, a dit le président américain dans une interview à BBC News. (24 avril 2016) Barack Obama est arrivé à Londres. Il a pris position ainsi: La présence de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne amplifie la voix de Londres dans le monde, et la question du maintien ou non du royaume dans l'UE revêt un «profond intérêt» pour les Etats-Unis (21 avril 2016). L'office de coordination des polices européennes Europol a exprimé son inquiétude face à un possible Brexit, qui aurait des conséquences sur la sécurité. (Mardi 19 avril 2016) «Dites au revoir à Bruxelles» ainsi qu'au «gaspillage et à la corruption». Le message des partisans du Brexit (à l'image Nigel Farage, le 31 mars 2016) ne prend pas de gants. La campagne officielle, lancée le 15 avril, durera dix semaines. (15 avril 2016) «La Grande-Bretagne est plus forte dans l'Europe». Les partisans du maintien dans l'Union européenne (UE) jouent quant à eux la carte du positivisme. (15 avril 2016) Le leader du parti d'opposition, Jeremy Corbyn, a rejoint les rangs des pro-UE. Un soutien de poids pour son adversaire au quotidien, David Cameron.

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Une pétition en ligne adressée au Parlement britannique pour réclamer l'organisation d'un nouveau vote dépassait les 2 millions de signatures en fin d'après-midi, au lendemain de l'annonce de la victoire du Brexit avec 51,9% des voix.

A Edimbourg, la Première ministre Nicola Sturgeon a annoncé que son gouvernement cherchait à ouvrir des «discussions immédiates» avec Bruxelles pour «protéger sa place dans l'UE».

L'Ecosse a massivement voté (62%) pour rester dans l'UE et Mme Sturgeon a confirmé à l'issue d'une réunion extraordinaire que son gouvernement préparait les bases légales d'un deuxième référendum sur l'indépendance.

«Si ça veut dire rester dans l'UE, alors je voterai pour l'indépendance», a confié à l'AFP à Edimbourg Chris Dougray, conseiller financier. «Un client m'a déjà dit qu'il était impossible d'investir en Ecosse tant que la situation n'est pas claire».

Les incertitudes qui pèsent sur l'avenir du pays ont fait plonger la livre britannique et ont poussé l'agence Moody's à abaisser de stable à négative la perspective de la note du Royaume-Uni, avec la menace d'une dégradation prochaine de cette note.

#NotInMyName

A Londres, certains réclament, avec colère mais sans y croire, l'indépendance pour la capitale qui s'est largement exprimée en faveur de l'UE.

Lindsey Brett, une secrétaire londonienne de 57 ans, a été cueillie à froid par le Brexit: «Je suis très inquiète et j'en suis malade pour l'avenir de mes enfants», dit-elle à l'AFP. «Que vont devenir nos relations avec le reste de l'Europe? et le monde?».

Sur les réseaux sociaux, les jeunes, qui selon les sondeurs ont aussi massivement voté pour le maintien, expriment leur colère contre leurs aînés. #NotInMyName (Pas en mon nom) est devenu un hashtag récurrent sur Twitter. «Ce vote ne représente pas la jeune génération qui devra vivre avec les conséquences», écrivait ainsi Luke Tansley.

Même déception à la Gay Pride qui a traversé le coeur de la capitale, Regent Street, samedi après-midi.

«Les politiques, l'aile droite n'a pas un passé très positif quant à la façon de traiter les LGBT...», a souligné James Carroll, 18 ans, cheveux courts argentés et lèvres violettes. «Nos droits sont menacés, parce que nous allons devoir les renégocier, et quand les résultats sont tombés, j'ai réalisé combien ça allait changer pour les LGBT», a-t-il dit à l'AFP.

Euphorie des pro-Brexit

Les pro-Brexit, eux, continuaient à nager dans l'euphorie après avoir fêté toute la nuit leur «Independance Day». Le leader du parti europhobe Ukip, Nigel Farage, a proposé que le 23 juin devienne jour de fête nationale.

A Clacton-on-Sea, petite station balnéaire du sud-est qui a massivement voté pour le Brexit, Terry Lovadaw, superviseur de 57 ans dans une des boutiques de l'artère principale, voyait la vie en rose. «Il y aura plus d'emplois, ça va mettre un terme à l'immigration», a-t-il assuré.

Ailleurs en Europe, la pression monte sur les Britanniques. Réunis à Berlin, les ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de l'UE ont demandé à Londres d'accélérer le divorce. Le Français Jean-Marc Ayrault a insisté pour qu'un nouveau Premier ministre soit désigné au plus vite à Londres, dans «quelques jours».

David Cameron a annoncé que sa démission prendrait effet en octobre, après la nomination de son successeur auquel il veut laisser le soin de conduire les négociations avec l'UE. Elles pourraient durer jusqu'à deux ans et, entretemps, le Royaume-Uni restera lié par les accords existants.

La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ne se passera pas comme un «divorce à l'amiable», a mis en garde le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Merkel temporise

La chancelière Angela Merkel a elle adopté un ton conciliant en déclarant à Berlin qu'il n'y avait «aucune raison de se montrer trop dur dans les négociations. Il faut les mener dans les règles».

M. Cameron doit retrouver mardi ses pairs lors d'un sommet européen à Bruxelles qui s'annonce très délicat pour lui, alors que le commissaire européen britannique Jonathan Hill a annoncé sa démission samedi.

La question de sa succession ajoute à l'incertitude ambiante. Boris Johnson, meneur de la campagne du Brexit, semblerait un choix logique. Mais autant «BoJo» était populaire lorsqu'il était maire de Londres, autant il cristallise aujourd'hui le mécontentement d'une partie du Royaume-Uni.

Presse caustique

Le leader travailliste Jeremy Corbyn, qui a été critiqué pour la mollesse de ses interventions en faveur du maintien dans l'UE, a lui aussi estimé qu'il devait y avoir «une négociation rapidement». «Nous ne pouvons vivre dans l'incertitude pendant deux ans», a ajouté le chef de l'opposition.

Visé par un projet de motion de défiance, il n'est lui visiblement pas prêt à démissionner.

Alors que les mouvements populistes prospèrent à travers l'Europe, le Brexit pourrait provoquer une réaction en chaîne. Déjà, la chef de l'extrême droite française Marine Le Pen (FN) et le député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders ont appelé à des référendums dans leur pays.

Les quotidiens britanniques reflétaient la division du Royaume: «Chapeau, la Grande-Bretagne!», titrait le Daily Mail, un tabloïd qui a mené une campagne virulente contre l'Europe. Du côté des pro-Europe, le Daily Mirror demandait en première page: «Que diable va-t-il se passer maintenant?».

(nxp/afp)