Droits humains

12 septembre 2019 17:40; Act: 12.09.2019 18:10 Print

Le Venezuela veut être «indemnisé»

Le chef de la diplomatie vénézuélienne a annoncé jeudi que son pays devait être «indemnisé» en raison des sanctions américaines.

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Le chef de la diplomatie vénézuélien était présent à Genève, jeudi.

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Le Venezuela veut être «indemnisé» en raison des sanctions américaines. Jeudi devant le Conseil des droits de l'homme à Genève, son chef de la diplomatie a estimé leur coût à environ 989 milliards de francs.

«Nos pays qui sont concernés devraient être indemnisés» pour toute sanction prise par un Etat contre eux, a affirmé le ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza. Les effets sur la population ont été dénoncés récemment par l'ONU à plusieurs reprises.

Un dispositif qui «tue»

Sur le montant articulé, 7 milliards de dollars (plus de 6,9 milliards de francs) sont bloqués dans les institutions financières, largement de quoi alimenter le plan d'assistance souhaité par l'ONU pour le Venezuela qui manque de fonds, a ajouté le ministre. «Même ici en Suisse», les diplomates vénézuéliens, aussi bien à Berne qu'à Genève n'ont plus accès à leurs avoirs, a-t-il rappelé.

Accusant à nouveau les Etats-Unis d'un dispositif qui «tue» et «fait souffrir» les plus vulnérables, Jorge Arreaza souhaite même une réforme de l'accès au Conseil des droits de l'homme. «Il faudrait revoir les règles», selon lui.

Sanctions extraterritoriales

Mentionnant les sanctions extraterritoriales, il affirme qu'aucun membre «ne devrait se permettre de faciliter ce type de mesures», ni les faciliter, ni se taire face à elles.

Alors même que les Etats-Unis avaient décidé de quitter en 2018 l'instance onusienne parce qu'ils ne voulaient plus que des Etats comme le Venezuela, coupable selon eux de violations des droits humains, puissent en faire partie.

Comme Jorge Arreaza, l'ambassadeur iranien auprès de l'ONU à Genève, dont le pays est également visé par des mesures coercitives extraterritoriales par les Etats-Unis, a dénoncé de son côté des crimes contre l'humanité. Il a aussi ciblé devant le Conseil des droits de l'homme les effets de sanctions «illégales» sur les populations.

(nxp/ats)