Côte d'Ivoire

31 mars 2011 21:20; Act: 31.03.2011 23:33 Print

Le camp Ouattara ferme les frontières

Les frontières ivoiriennes sont fermées «jusqu'à nouvel ordre», a annoncé jeudi dans un communiqué le gouvernement d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale.

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22.07 Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi avoir effectué une série de visites à un groupe de personnes détenues ou sous résidence surveillée, parmi lesquelles figure l'ancien Président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo. 16.07 Charles Blé Goudé, figure de proue du régime de Laurent Gbagbo, appelle le président ivoirien Alassane Ouattara à cesser de réprimer les partisans du président déchu et assure qu'il ne sera «pas un opposant qui prend les armes». 13.04 L'ex-chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté lundi, est assigné à résidence, a annoncé mardi soir le gouvernement du président Alassane Ouattara. 12.04 Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur et proche de Laurent Gbagbo, est décédé mardi dans des circonstances troubles. M. Tagro faisait partie des fidèles de M. Gbagbo qui avaient été arrêtés avec lui lundi après l'assaut sur la résidence présidentielle. Certains quartiers d'Abidjan était mardi le théâtre de pillages et dans certains quartiers des coups de feu se faisaient entendre, ont rapporté des habitants. «Ne me tuez pas!»: ce sont les premiers mots qu'a prononcés, selon un témoin, l'ex-président ivoirien quand ses tombeurs sont venus le chercher lundi à sa résidence d'Abidjan. Laurent Gbagbo et sa femme, Simone, auraient essuyé quelques coups pendant de l'arrestation. Les rebelles autour de Simone, la femme de Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara, président internationalement reconnu de Côte d'Ivoire a affirmé lundi que le pays était «à l'aube d'une nouvelle ère d'espérance», dans sa première intervention après la chute du président sortant Laurent Gbagbo. Le président Gbagbo et sa famille ont subi un contrôle médical après leur arrestation le 1a1 avril 2011. Simone Gbagbo, l'épouse du président sortant, et d'autres membres de la famille ont également été arrêtés. 11.04 Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi après-midi à sa résidence. Les partisans d'Alassane Ouattara ont fêté l'événement. 11.04 Des combats au sol, à l'arme lourde et légère, opposaient lundi matin les forces du président sortant et celles de son rival. La résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan a été visée par des tirs des forces pro-Gbagbo vendredi 8 avril. 07.04 Laurent Gbagbo refuse toujours de se rendre. Le président ivoirien sortant est retranché dans son bunker. 06.04 Laurent Gbagbo serait retranché à Abidjan avec le dernier carré de ses fidèles et négocie avec l'ONU et les troupes françaises. 05.04 Les combats continuent à Abidjan. 04.04 Des hélicoptères de l'ONU ont tiré sur le palais et la résidence de Gbagbo à Abidjan. Les forces d'Alassane Ouattara ont lancé le 4 avril une offensive contre les troupes de son rival Laurent Gbagbo à Abidjan. 03.04 La bataille d'Abidjan connaissait une relative accalmie dimanche matin. 02.04 Quatre membres de la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire ont été «grièvement blessés» par des soldats fidèles à Laurent Gbagbo, samedi à Abidjan. 01.04 Des casques bleus de l'Onu ont tué au moins cinq soldats fidèles au président sortant Laurent Gbagbo lors d'un accrochage à Abidjan. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo était toujours à Abidjan vendredi 1er avril en fin d'après-midi, selon des diplomqates français. Sa résidence a été attaqué par les troupes d'Alassane Ouattara. 01.04 Des combats intenses se déroulaient vendredi matin autour du palais présidentiel à Abidjan. 31.03 Des tirs à l'arme lourde ont été entendus jeudi à la mi-journée à Abidjan près d'un important camp de la gendarmerie fidèle au président sortant ivoirien Laurent Gbagbo. De son côté Alassane Ouattara a affirmé que ses forces se trouvaient aux portes d'Abidjan. Les partisans du président ivoirien reconnu par la communauté internationale ont pris le contrôle mercredi de la capitale politique du pays, Yamoussoukro. Cinquante personnes ont été tuées dans des violences durant la semaine écoulée en Côte d'Ivoire... , dont 26 dans un quartier d'Abidjan théâtre de violents affrontements, a annoncé l?ONU jeudi 3 mars. Les familles fuyaient la capitale ivoirienne après une semaine d'affrontements entre forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo ... et insurgés armés qui ont conduit la Côte d'Ivoire au bord de l'explosion. Des tirs à l'arme automatique sont signalés depuis plusieurs jours. La dernières semaine de février a été meurtrières en Côte d'Ivoire. L'ONU compte au moins 15 morts. Ces violences font suites aux élections présidentielles de décembre. Dimanche, la Suisse déconseillait les voyages vers la Côte d'Ivoire, «jusqu'à ce que la situation soit clarifiée». Les partisans d'Alassane Ouattara ont laissé éclater leur colère après l'invalidation de l'élection de leur favori. La Côte d'Ivoire a deux présidents et bascule doucement dans le chaos.

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Le gouvernement d'Alassane Ouattara a ordonné la fermeture jusqu'à nouvel ordre des frontières terrestres, aeriennes et maritimes de la Côte d'Ivoire, annonce un communiqué du ministère de l'Intérieur. Il avait auparavant imposé un couvre-feu nocturne de jeudi soir à dimanche matin.

Les forces pro-Ouattara affrontaient jeudi les forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo à Abidjan après avoir rapidement progressé dans le sud afin d'évincer Gbagbo.


«On viendra chercher Gbagbo là où il est»

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a «jusqu'à 19h00 (21h00 au Luxembourg) pour démissionner», a indiqué Guillaume Soro, Premier ministre du président reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara. «Il faut que Laurent Gbagbo se rende pour éviter un bain de sang. On espère qu'il le fera, sinon on viendra le chercher là où il est». Selon son entourage, M. Soro se trouvait dans la capitale politique Yamoussoukro (centre). «L'ultimatum, c'est d'ici 19H00. On donne jusqu'à 19H00 à Laurent Gbagbo pour démissionner. S'il démissionne, c'est bien, sinon il sera traduit devant la justice internationale», a-t-il ajouté.


En début d'après-midi jeudi, le Premier ministre d'Alassane Ouattara avait affirmé que les forces du président ivoirien reconnu internationalement «encerclent» Abidjan et appelé Laurent Gbagbo à «partir maintenant», assurant que plusieurs de ses généraux avaient fait défection. «Je confirme qu'actuellement nos troupes ont encerclé la ville d'Abidjan. Nous tiendrons cette position jusqu'à ce que les ralliements se fassent et que la transmission du pouvoir soit effective au président Alassane Dramane Ouattara, démocratiquement élu», a déclaré Guillaume Soro sur la chaîne de télévision France 24.

«Il y a déjà plusieurs généraux qui ont rallié. J'ai échangé avec plusieurs généraux qui sont d'accord. Et dans les heures, les minutes qui suivent ils feront des déclarations publiques», a-t-il poursuivi. «Il faut que Gbagbo se rende maintenant», a-t-il dit, avant d'ajouter: «Nous l'avons repéré et nous le suivons de minute en minute». «Nous considérons qu'il faut éviter le bain de sang à Abidjan donc nous donnons la possibilité aux uns et aux autres qui veulent se rallier de le faire pacifiquement. (...) Nous leur donnons quelques heures», a-t-il ajouté.

Le régime de Laurent Gbagbo n'avait jeudi jamais été aussi menacé, après l'avancée des forces pro-Ouattara vers Abidjan, qui ont fait tomber sans combattre la capitale politique Yamoussoukro et le port stratégique de San Pedro, et la fuite du chef d'état-major de l'armée fidèle à Laurent Gbagbo chez l'ambassadeur sud-africain à Abidjan.

(afp)