Grèce

23 avril 2019 21:44; Act: 24.04.2019 06:36 Print

Le chef de la droite lance sa campagne à Athènes

Manfred Weber se trouvait dans la capitale grecque pour lancer sa campagne en vue des Européennes de cette année.

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«J'entame ma campagne à Athènes, car c'est ici que la démocratie a commencé», a lancé Manfred Weber, mardi. (Photo: Keystone)

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Le chef de file de la droite pour les européennes, Manfred Weber, a officiellement lancé mardi soir sa campagne à Athènes, «là où la démocratie a commencé». Il a souligné l'importance de ce principe pour «l'unité» de l'Europe.

«J'entame ma campagne à Athènes, car c'est ici que la démocratie a commencé, il ne peut pas y avoir de démocratie sans la Grèce et l'Europe ne peut pas exister sans la Grèce», a affirmé le Bavarois, qui porte les couleurs du Parti populaire européen (PPE). Faisant allusion aux difficiles relations entre la Grèce et l'Allemagne pendant la dernière décennie de la crise, il a souligné l'importance de «l'unité» pour une «Europe forte», pour «ouvrir un nouveau chapitre».

Les vrais problèmes

L'Allemand, qui brigue la succession de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission, affirme vouloir ouvrir «un nouveau chapitre pour l'Europe» et tourner la page du Brexit pour se concentrer sur les vrais problèmes qui touchent les citoyens de l'UE. Evoquant les relations entre l'UE et la Turquie, il a réitéré que ce pays était «un partenaire important pour l'Europe mais qu'il ne pouvait pas devenir membre» du club.

Il a souligné que la lutte contre le terrorisme et le renforcement de «la sécurité» en Europe, avec l'embauche d'au moins 10'000 gardes-frontières d'ici 2022, figuraient parmi ses priorités.

La Commission européenne a prévu le déploiement de ces effectifs d'ici 2027, mais il faut «agir plus vite» pour assurer les frontières européennes, a-t-il ajouté. Manfred Weber a souligné l'importance «d'une Europe forte» face aux crises, à un mois et demi du scrutin européen.

PPE à la tête de l'Europe

Dans son discours solennel à Zappeion, un bâtiment néoclassique où la Grèce avait signé en 1979 l'adhésion du pays à l'Europe, Manfred Weber a loué Kyriakos Mitsotakis, le chef de Nouvelle-Démocratie (droite), principal parti d'opposition en Grèce. «La prochaine fois que nous allons nous rencontrer, le PPE sera à la tête de l'Europe et Kyriakos Mitsotakis le Premier ministre grec», a-t-il promis.

Selon les derniers sondages, la Nouvelle-Démocratie devance d'au moins 5% la gauche Syriza du Premier ministre Alexis Tsipras, au pouvoir depuis quatre ans. Les Européennes en Grèce sont prévues le 26 mai et les législatives en octobre au plus tard.

(nxp/ats)