Pas-de-Calais

11 mars 2011 08:08; Act: 11.03.2011 08:18 Print

Le chef présumé de l'ETA arrêté

Quatre membres présumés de l'ETA ont été interpellés jeudi dans le Pas-de-Calais. Parmi eux figure le chef militaire présumé de l'organisation, Alejandro Zobaran Arriola.

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Alejandro Zobaran Arriola, alias «Xarlas», et les trois autres «etarras» présumés ont été interpellés en possession d'armes et de faux papiers dans le village de Willencourt, qui compte 200 habitants, ont rapporté la radio nationale espagnole et le quotidien «El Pais».

Une source proche de l'enquête en France a confirmé que quatre membres présumés de l'ETA avaient été arrêtés dans ce coup de filet. Mais «leur identité et leur importance» dans l'organigramme de l'ETA, «ne pouvaient être confirmées», a-t-elle ajouté.

Faux papiers

Le responsable d'un centre rural aurait alerté la gendarmerie locale après avoir eu des doutes sur l'authenticité des papiers qui lui étaient présentés par les quatre individus qui se faisaient passer pour des étudiants, précise le journal.

Les papiers s'étant révélés faux, la police judiciaire française a mis en place une surveillance des suspects pendant plusieurs jours. La perquisition était toujours en cours dans la nuit de jeudi à vendredi.

Selon El Pais, «Xarlas» avait fait partie d'un commando de l'ETA qui avait été démantelé en mars 2007. Depuis cette date, des coups ont été portés à l'organisation sépartiste et la police espagnole le soupçounnait d'avoir joué un rôle prépondérant dans l'appareil militaire.

Organisation affaiblie

Ces nouvelles arrestations en France portent à 33 le nombre de présumés militants basques qui ont été interpellés depuis le début d'une nouvelle opération contre l'ETA qui a démarré en janvier en Espagne. Mardi, un membre historique présumé de l'organisation armée et un militant français du mouvement de la jeunesse basque Segi avaient déjà été arrêtés à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).

L'ETA, considérée comme une organisation terroriste par l'Union européenne et les Etats-Unis, est tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans d'attentats pour l'indépendance basque.

Mais elle est affaiblie par de nombreuses arrestations ces derniers mois. En décembre, l'ex-numéro 1 de l'appareil politique de l'ETA, Mikel «Antza», avait été condamné à 20 ans de réclusion à Paris.

Le 5 septembre dernier, l'organisation indépendantiste basque, sans attentat à son actif en Espagne depuis août 2009, avait annoncé dans des termes flous un cessez-le-feu accueilli dans un scepticisme général en Espagne.

(ats)