Fusillades à Paris

14 décembre 2013 18:06; Act: 14.12.2013 18:41 Print

Le complice de Dekhar a détruit des preuves

L'homme qui avait hébergé Abdelhakim Dekhar, le tireur de Libération, est poursuivi pour «destruction de preuves» et «recel de malfaiteurs».

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28.11 Abdelhakim Dekhar a été condamné en 2013 par la justice britannique au port d'un bracelet électronique pour avoir battu son ex-compagne. 25.11 Abdelhakim Dekhar a été interrogé puis écroué dans la nuit de vendredi à samedi. Il est accusé de tentatives d'assassinats aux sièges de BFMTV et Libération notamment. 23.11 Agacée de voir son nom citée dans l'affaire du tireur parisien, Abdelhakim D., Florence Rey qui a été aussi condamnée en 1998 sort de son silence. Abdelhakim D., ici en 1994, lors de son arrestation dans le cadre de laffaire Rey-Maupin. 21.11.2013 Abdelhakim Dekhar, identifié comme le tireur du quotidien «Libération» est un personnage complexe, mystérieux, figure de l'ultragauche française des années 1990. Il a cependant laissé derrière lui des courriers qui mettent en cause le système capitaliste. Selon BFMTV, une longue lettre «délirante» évoque sa vision actuelle du monde arabe, notamment de la Syrie et de la Libye. Pour rappel, Abdelhakim Dekhar avait été condamné à quatre ans de prison en 1998 dans l'affaire «Florence Rey-Audry Maupin». Abdelhakim Dekhar avait acheté dans un grand magasin parisien, sous son nom et avec sa pièce d'identité, le fusil à pompe qui avait servi à Florence Rey et Audry Maupin pour attaquer une fourrière de banlieue. Le malfrat avait alors 33 ans. Le minois de Florence Ray, décrite comme une jeune fille timide, avait fait le tour des médias français. La jeune femme aurait été influencée par son compagnon, Audry Maupin (en photo ci-dessus), qui l'aurait entrainée dans l'attaque violente alors qu'elle n'était pas encore âgée de vingt ans. Abdelhakim Dekhar est alors accusé d'avoir préparé l'expédition. Il est poursuivi pour «vol à main armée et participation à une association de malfaiteurs». Florence Rey a été libérée en 2009. Elle avait passé 15 ans derrière les barreaux. C'est Dekhar qui avait acheté dans un grand magasin parisien, sous son nom et avec sa pièce d'identité, le fusil à pompe qui avait servi à Florence Rey et Audry Maupin pour attaquer une fourrière de banlieue. 21.11 L'individu placé en garde à vue, dans l'affaire du tireur ayant semé la terreur à Paris a été identifié. Son ADN correspond à celui récolté par les enquêteurs sur les lieux de ses méfaits. 20.11 Un homme a été interpellé dans le cadre de l'enquête sur les tirs survenus à la rédaction de BFM, vendredi, puis à la rédaction de Libération et près de la Défense. Il a été interpellé dans une voiture en banlieue parisienne. Il était dans un état semi-conscient. 19.11 Une nouvelle photo du suspect, sur laquelle on distingue nettement son visage, a été diffusée. Le cliché, issu des caméras de surveillance du métro de Paris, date de lundi. 19.11 La une du journal «Libération» du mardi du 19 novembre. 18.11 La préfecture de police de Paris a diffusé une photo du tireur présumé, assis à la station de tramway située devant le siège de BFMTV vendredi matin. 18.11 Les premières photos du suspect circulent. Il s'agit d'images issues de la vidéosurveillance lors de l'irruption de l'homme dans les locaux de BFMTV, vendredi. Photo du suspect: le procureur évoque des images tirées de la vidéosurveillance de la ville de Paris. D'après une journaliste de France 2, le tireur «a utilisé de la munition Brenneke» surtout utilisée pour chasser le sanglier. Cela peut faire des dégâts énormes. 18.11.13 Un homme a tiré des coups de feu lundi matin au siège de «Libération»... ... avant de faire feu devant la tour de la Société générale, à la Défense, vers midi. Selon un représentant des syndicats de police, un homme a confirmé que le tireur de la Société générale a pris un otage pour couvrir sa fuite. Un automobiliste a été pris en otage brièvement et relâché à hauteur de l'Hôtel George-V, sur les Champs-Elysées. La police montre aux automobilistes une photo du suspect des fusillades. Voici une carte, réalisée par Francetvinfo, retraçant le déroulé des événements. Le signalement de l'individu correspond également à celui de l'homme qui avait fait irruption dans les locaux de BFMTV vendredi dernier. 18.11.13 Un homme armé est entré lundi matin dans le hall de la rédaction du quotidien français avec un fusil et aurait tiré deux ou trois coups de feu qui ont touché un des employés. «L'individu n'a rien dit et est reparti comme il était venu», selon une source policière, qui ne privilégie ni n'écarte aucune piste. L'accès au journal a été bloqué pour les prochaines heures. Fabrice Rousselot, directeur de la rédaction de «Libération», fait part de la «grande émotion partagée par tout le journal» et s'indigne que «des individus puissent s'en prendre à la presse».

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L'homme qui hébergeait Abdelhakim Dekhar, le «tireur de Paris», a été mis en examen, a-t-on appris samedi de source judiciaire. Il est accusé de accusé de destruction de preuves et recel de malfaiteur, et a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Il aurait notamment aidé Abdelhakim Dekhar à se débarrasser de son arme.

L'homme, qui avait rencontré il y a 13 ans à Londres Abdelhakim Dekhar, avait hébergé ce dernier quelque temps chez lui. Il avait prévenu la police après avoir reconnu son hôte sur les avis de recherche diffusés par la police après les coups de feu tirés au siège de Libération et à La Défense.

Abdelhakim Dekhar a été mis en examen fin novembre pour tentatives d'assassinat, enlèvement et séquestration. Il est soupçonné d'avoir pénétré dans les locaux de BFM TV le 15 novembre armé d'un fusil à pompe, d'avoir blessé grièvement un assistant photographe à Libération le 18 novembre avant de tirer des coups de feu devant la Société Générale à La Défense. Il est également soupçonné d'avoir brièvement pris en otage un automobiliste jusqu'à Paris.

Formellement identifié par son ADN, il a été placé en détention provisoire. Après son arrestation, il avait été placé à l'Hôtel-Dieu en raison de sa tentative de suicide avec des médicaments commise peu avant son interpellation.

(20 minutes/afp)