Disparition en France

24 décembre 2011 14:26; Act: 24.12.2011 16:57 Print

Le corps retrouvé est bien celui d'Enzo

Le corps repêché dans la Meuse samedi par les gendarmes est bien celui d'Enzo, le petit garçon de deux ans qui avait disparu jeudi, à Harréville-les-Chanteurs en Haute-Marne.

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Le corps humain retrouvé ce samedi dans la Meuse est celui d'Enzo, un garçon de deux ans porté disparu depuis jeudi après-midi. «C’est bien le corps d’Enzo qui a été retrouvé. Les parents ont été prévenus», a indiqué le procureur de Chaumont, François Prélot.

L'officier de communication de la région de gendarmerie de Champagne-Ardenne, Nicolas Weimer, a notamment confirmé que la veste retrouvée sur le corps porte le motif rouge du dessin animé «Cars», le même que celui qu'arborait le garçonnet au moment de sa disparition, à Harréville-les-Chanteurs (Haute-Marne). «Le corps humain a été retrouvé dans l’eau, à 400 mètres en aval du pont, dans un endroit où il y a des roseaux et de la boue», a indiqué Nicolas Weimer. Le garçonnet était vêtu au moment de sa disparition, à Harréville-les-Chanteurs (Haute-Marne), d’un anorak bleu nuit, orné d’un motif rouge du dessin animé «Cars», d’une écharpe rouge et d’un pantalon de jogging.

La famille d'Enzo a été informée de sa mort et est prise en charge par une cellule de crise. Le procureur de Chaumont, François Prélot, et le préfet de Haute-Marne étaient attendus sur les lieux, sécurisés par la gendarmerie.

«Le corps a été transporté par hélicoptère à l’institut médico-légal de Dijon où il sera autopsié.» «Rien dans les premiers éléments ne permet d’envisager des violences extérieures», a ajouté le procureur, précisant que le cadavre avait été examiné sur place par deux médecins légistes.

L'accident, thèse privilégiée

L’endroit où ce corps a été retrouvé est «distinct» de celui où un hélicoptère de la gendarmerie a repéré une «forme de corps», ce samedi, situé lui à 800 mètres en aval du pont, a précisé M. Weimer. Un plongeur est sur place. Un peu plus tôt dans la journée, les recherches sur la disparition du petit Enzo avaient permis de repérer une «forme» ressemblant à «un corps» dans la Meuse, à Harréville-les-Chanteurs (Haute-Marne).

Le garçonnet porté disparu avait l’habitude de circuler entre un magasin géré par sa mère dans ce village et le garage de son grand-père, situé juste à côté.

Trois chiens appartenant à la brigade cynophile des pompiers et des gendarmes avaient chacun «marqué» la fin de la piste du garçonnet sur ce pont, l’un d’entre eux montant même sur le parapet, ce qui avait amené les enquêteurs à privilégier la thèse d’une chute accidentelle dans le fleuve.

Le pont se trouve à quelques centaines de mètres du dépôt-vente où travaille la mère d’Enzo. Des plongeurs avaient exploré les alentours immédiats de ce secteur, jusqu’au lit du fleuve à près de 3 mètres de profondeur, dès vendredi après-midi, mais en vain. Les recherches, qui ont mobilisé jusqu’à 150 gendarmes, pompiers et habitants depuis jeudi soir, avaient repris samedi matin, menées par une trentaine de gendarmes départementaux, une dizaine de d’enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie de Reims, quelques pompiers et des habitants, assistés d’un hélicoptère.

Village en deuil

Dans ce petit village de 300 habitants, situé dans une cuvette bordée de collines boisées, l’angoisse était palpable samedi matin, à quelques heures de la nuit de Noël. «On ne parle que de cette terrible affaire dans le village. En plus ce soir, c’est le réveillon de Noël, c’est encore plus tragique», s’émouvait dans la matinée Jean-Marie Piot, l’un des 300 habitants du village, qui s’est porté volontaire pour participer aux recherches.

Devant le dépôt-vente géré par la mère d’Enzo, une trentaine de personnes, proches de la famille ou anonymes venus des villages voisins, se pressaient autour des parents et grands-parents du petit garçon pour exprimer leur solidarité, avant de repartir une nouvelle fois quadriller les bords du fleuve. «On n’en peut plus d’attendre, cela nous brûle le ventre, il faut qu’on se bouge pour le retrouver», expliquait en contenant ses larmes Jean-Marie Schuler, le grand-père maternel d’Enzo.

Venus d’un village voisin, Julien et Christine, deux collègues de travail âgés d’une trentaine d’années, avaient prévu de passer la journée à Harréville-les-Chanteurs pour scruter les bords de la rivière. «Le pire est de ne pas savoir, on est là dans l’espoir de le retrouver et pour ne pas laisser la famille seule dans cette angoisse, surtout la veille de Noël» disaient-ils. Une enquête pour disparition inquiétante avait été ouverte.

(afp)