Climat

13 novembre 2017 16:52; Act: 13.11.2017 21:09 Print

Le cri d'alarme de milliers de scientifiques

Quelque 15'000 scientifiques de 184 pays ont lancé un avertissement face au manque d'actions pour préserver la planète.

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Vingt-cinq ans après une première mise en garde d'une majorité de lauréats du prix Nobel, plus de 15'000 scientifiques ont lancé lundi un avertissement face aux risques de déstabilisation de la planète faute d'actions pour préserver l'environnement et les écosystèmes.

En 1992, l'ONG «Union of Concerned Scientists», avec plus de 1700 co-signataires, avait lancé «l'avertissement des scientifiques du monde à l'humanité». Ils assuraient que l'impact des activités de l'homme sur la nature allait probablement aboutir «à de grandes souffrances humaines» et à «mutiler la planète de manière irrémédiable».

Un quart de siècle plus tard, ces scientifiques provenant de 184 pays - dont une centaine de Suisses - revisitent la mise en garde initiale dans une tribune qu'ils qualifient de «deuxième avertissement». Selon eux, «l'humanité ne fait pas ce qui devrait être entrepris de manière urgente pour sauvegarder la biosphère menacée».

Tous les voyants sont au rouge

Disponibilité de l'eau potable, déforestation, baisse du nombre de mammifères, émissions de gaz à effet de serre: tous ces voyants sont dans le rouge et les réponses depuis 1992 sont décevantes, à l'exception des mesures internationales prises pour stabiliser la couche d'ozone dans la stratosphère, concluent ces scientifiques dont l'appel paraît dans la revue BioScience.

«Dans ce document, nous avons examiné l'évolution de la situation des deux dernières décennies et évalué les réponses humaines en analysant les données officielles existantes», explique Thomas Newsom, professeur à l'Université Deakin en Australie, co-auteur de la déclaration. «Bientôt, il sera trop tard pour inverser cette tendance dangereuse», insiste-t-il.

On peut encore inverser la tendance

Ces scientifiques estiment que la vaste majorité des menaces précédemment identifiées subsistent et que «la plupart s'aggravent». Ils jugent toutefois qu'il est encore possible d'inverser ces tendances pour permettre aux écosystèmes de retrouver leur durabilité.

Depuis 25 ans, la quantité d'eau potable disponible dans le monde per capita a diminué de 26% et le nombre des zones mortes dans les océans a augmenté de 75%. L'appel cite également la perte de près de 120,4 millions d'hectares de forêts converties pour la plus grande partie en terres agricoles et un net accroissement des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et des températures moyennes du globe.

Ces scientifiques pointent aussi l'augmentation de 35% de la population mondiale et une réduction de 29% du nombre de mammifères, de reptiles, d'amphibiens, d'oiseaux et de poissons.

Réserves naturelles et planning familial

Parmi les mesures recommandées, les auteurs de l'appel suggèrent la création d'un plus grand nombre de réserves naturelles terrestres et marines et un renforcement des lois contre le braconnage et des restrictions plus sévères du commerce des produits de la vie sauvage.

Pour freiner la croissance démographique dans les pays en développement, ils préconisent une plus grande généralisation du planning familial et des programmes d'éducation des femmes.

Ces scientifiques plaident aussi pour des mesures encourageant un régime alimentaire plus à base de plantes et l'adoption à grande échelle des énergies renouvelables et d'autres technologies vertes.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Fatalitas le 13.11.2017 17:37 Report dénoncer ce commentaire

    De toutes façons, on va faire quoi?

    Au risque de paraître cynique, mais les seuls qui peuvent faire changer les choses ne le feront pas, car ce n'est pas dans leur propre intérêt politique et financier. "Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas." citation Amérindienne

  • c-tj-moi le 13.11.2017 17:30 Report dénoncer ce commentaire

    Erreur de sujet

    Ce qui intéresse les gens c'est juste eux, leur petite personne et rien d'autre. Alors sauver la planète ils s'en n'ont rien à battre, ils ne voient vraiment pourquoi ils l'aideraient. Faut jouer franc jeux, il s'agit de sauver notre peau et rien d'autre... Là ils peut-être tendre une oreille, et qui sait, en comprendre les enjeux ! Il serait temps !!!

  • Snatch le 13.11.2017 17:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    santé de la terre

    c'est bien triste de voir à quel point le politique n'a cure de la santé des concitoyens et de l'état du monde si dans la balance l'économie prime sur toutes les valeurs humaines humanistes et sanitaires alors soyons fou tirons nous une balle dans la tête au moins nous aurons choisi la fin de l'histoire humaine la plus grande extinction de masse depuis les dinosaures approche !!!!

Les derniers commentaires

  • Totore1 le 15.11.2017 00:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    pollution

    Il faut être gonflé pour croire que l'homme terminera son existence en même temps que la planète, l'homme n'aura été qu'une toute petite parenthèse dans l'histoire de la planète.

    • Tout juste le 15.11.2017 09:34 Report dénoncer ce commentaire

      @Totore1

      ET une bien mauvaise petite parenthèse vous avez raison. Pour le profit, il a mis cette planète à l'agonie. Mais la nature est entrain de se venger... Elle continuera à vivre sans le pire prédateurs l'humain et c'est tant mieux. La nature est si merveilleuse ! combien prenne le temps de la regarder !?

  • ... le 14.11.2017 16:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ...

    tjs en train de se plaindre... fait assumer

  • Abby le 14.11.2017 10:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il faut que...

    Voici des propositions concrètes : sur tous les toit des zones industrielles, des panneaux solaires doivent être installés, tous les travailleurs doivent habiter dans un rayon de 25 km de leurs habitations, changement complet du parc automobile suisse en hybride ou électrique, les marchandises qui traversent la Suisse sont obligés dêtre sur le rail. Tout ça nest quune question de sous et de politique! Il serait bien qu en même temps on soccupe des problèmes économique (chômage, heures, etc). Et arrêtons d importer quand on peut produire chez nous.

  • Manu le 14.11.2017 10:49 Report dénoncer ce commentaire

    Charnière évolutive

    Nous y voilà. Notre évolution est arrivé à un moment charnière. Soit on est capable de s'auto-gérer ce qui inclut notre bioshpère, soit on disparait. La planète elle s'en tirera quoi qu'il arrive.... A bon entendeur salut !

  • Ralph le 14.11.2017 10:45 Report dénoncer ce commentaire

    Votez

    pour des gens qui veulent changer les choses. Mais bizarre, là il y a plus personne. Après on blame les politique qu'on a élu...