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06 juillet 2010 10:28; Act: 06.07.2010 10:36 Print

Le dalaï lama fête ses 75 ans

Le chef spirituel des Tibétains fête ses 75 ans. Avec l'âge, se pose aussi la question de la succession du dalaï lama.

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Le dalaï lama vit en exil, loin du Tibet, depuis 1959. (Photo: Keystone)

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Des milliers de Tibétains ont fêté mardi les 75 ans de leur leader spirituel en exil, le dalaï lama, ultime rempart contre la politique de la Chine au Tibet, mais dont l'âge et la santé précaire posent avec une acuité croissante la question de la succession.

C'est sous une pluie battante que le dignitaire bouddhiste s'est adressé à une foule de quelque 5.000 fidèles dans son temple de McLeod Ganj, au-dessus de la bourgade de Dharamsala, accrochée aux contreforts de l'Himalaya (nord de l'Inde).

Sans se départir de son éternel sourire, le dignitaire a pris place au centre d'une scène devant un parterre d'adultes et d'écoliers, ainsi que de touristes étrangers.

«Lorsque je regarde ces photos et que je constate le chemin parcouru, j'ai la certitude que mon existence n'a pas été vaine», a-t-il lancé, en regardant des portraits de lui à différentes époques.

Dans un bref discours, il a déploré que les Tibétains du Tibet ne soient pas autorisés à célébrer son anniversaire à cause de l'oppression chinoise.

Adulé par son peuple

Interrogé à Pékin par la presse sur cet anniversaire, Qin Gang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a répondu: «Il n'y a que deux dates dont je me souvienne, la première est le 28 mars 1951, le jour de la libération pacifique du Tibet, la deuxième est le 23 mai 1959, le jour où le Tibet a appliqué les réformes démocratiques et où un million de serfs tibétains ont été libérés».

Adulé par son peuple, icône en Occident, le dalaï lama, qui a fui le Tibet en 1959 à la suite d'un soulèvement anti-chinois, est abhorré par Pékin qui voit en lui un dangereux séparatiste.

Pour autant, le lauréat du prix Nobel de la paix en 1989, apôtre de la non-violence, défend une stratégie conciliante face à la Chine, une «voie moyenne» qui prône une simple «autonomie culturelle».

(afp)