Cancer du poumon

29 juin 2011 23:15; Act: 29.06.2011 22:30 Print

Le dépistage au scanner plus efficace

Le dépistage au scanner du cancer du poumon permet de réduire de 20% les décès chez les fumeurs et ex-fumeurs par rapport à un dépistage par radiographie.

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Le dépistage au scanner du cancer du poumon est plus efficace que la radiographie. C'est ce que révèle une étude menée aux Etats-Unis et dont les résultats étaient publiés mercredi dans le New England Journal of Medicine.

Cette expérience clinique nationale lancée en 2002 a été menée auprès de 53'454 hommes et femmes, âgés de 55 à 74 ans, qui étaient à l'époque des fumeurs ou d'anciens fumeurs ayant consommé au moins trente paquets de cigarettes par an. L'objectif était de comparer la différence de taux de mortalité entre les personnes passant plusieurs fois par an un scanner et celles soumises à une radiographie.

«Les résultats confirment qu'un dépistage au scanner peut entraîner la réduction du nombre de décès provoqués par le cancer du poumon» qui tue plus de 150'000 Américains par an, souligne le Dr Denise Aberle, de l'Université de Californie et l'un des principaux co-auteurs de l'étude.

Feuille de route

Cette étude fournit une analyse approfondie de données initialement publiées en novembre 2010. Elle démontre, avec plus de force encore, l'importante réduction de la mortalité entraînée par un dépistage au scanner.

«Cette recherche va également nous fournir une feuille de route pour élaborer une politique de santé publique sur le dépistage du cancer du poumon dans les années à venir», ajoute ce médecin.

Les participants n'avaient aucun symptôme ou antécédent de cancer du poumon, précisent les auteurs de l'étude. Une partie d'entre eux a été choisie au hasard pour subir trois dépistages annuels du cancer du poumon avec un scanner et l'autre moitié avec une radiographie traditionnelle.

Image différenciée

Le scanner permet d'obtenir des images de plusieurs «tranches» de poumon lorsque le patient retient sa respiration durant sept à quinze secondes.

La radiographie nécessite de retenir son souffle à peine moins d'une seconde. Mais elle produit une seule image, qui ne différencie pas les différentes structures anatomiques pulmonaires et peut ne pas repérer une tumeur cancéreuse à ses tout premiers stades.

(ats)