Afghanistan

06 juin 2014 17:11; Act: 06.06.2014 17:15 Print

Le favori de l'élection échappe à la mort

Le favori de la présidentielle afghane du 14 juin a échappé vendredi à la mort. Deux bombes ont explosé devant un hôtel où Abdullah Abdullah venait de participer à une réunion publique.

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Cette tentative d'assassinat a fait six morts et 17 blessés.

Le convoi de M. Abdullah a été attaqué à la fois «par un kamikaze au volant d'une voiture piégée» et par «une mine» placée sur la route, a déclaré Sayed Gul Agha Hashemi. Ce dernier dirige le département d'enquête criminelle de la police de Kaboul.

La double attaque a fait au moins six morts et 22 blessés, selon un bilan du ministère de l'Intérieur. Parmi les morts figurent un garde travaillant pour l'équipe d'Abdullah, un policier et deux passants.

Selon M. Abdullah, la déflagration a eu lieu alors que son convoi quittait un meeting pour se rendre à un autre. «Il y a quelques minutes, alors que nous partions, notre convoi a été frappé par l'explosion d'une mine», a-t-il déclaré lors du second meeting, retransmis à la télévision.

Réaction du rival

Le scrutin opposera M. Abdullah, ex-ministre des Affaires étrangères, à l'ancien économiste de la Banque mondiale Ashraf Ghani. Aucun des deux candidats n'avait obtenu la majorité absolue au premier tour le 5 avril. Abdullah Abdullah était en tête, totalisant 45% des suffrages, suivi par Ashraf Ghani avec 31,6%.

M. Ghani a aussitôt réagi en condamnant cette attaque contre son rival. «C'est l'oeuvre des ennemis de l'Afghanistan qui veulent faire dérailler le processus démocratique dans le pays», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Le président Karzai a réagi

L'attaque a également été dénoncée par le président Hamid Karzai. Il y a également vu l'oeuvre des ennemis de l'Afghanistan «qui ne veulent pas que le pays ait des élections libres et en paix».

Les talibans avaient déjà formulé des menaces contre le scrutin avant le premier tour du 5 avril, sans parvenir à empêcher une participation importante.

L'élection désignera le successeur de Hamid Karzaï, seul homme à avoir dirigé l'Afghanistan depuis la chute des talibans en 2001. Il ne pouvait briguer un troisième mandat selon la Constitution.

(ats)