Soudan du Sud

25 juillet 2018 23:17; Act: 26.07.2018 00:11 Print

Le gouvernement et les rebelles tombent d'accord

Un accord «préliminaire» sur le partage du pouvoir a été trouvé entre le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud.

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Salva Kiir, le président du Soudan du Sud (droite), serre la main du rebelle Riek Machar (gauche). (Photo: AFP)

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Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont signé mercredi à Khartoum un accord «préliminaire» sur le partage du pouvoir. Selon le ministre soudanais des Affaires étrangères, il permettra le retour du dirigeant rebelle Riek Machar au poste de premier vice-président.

Le Soudan du Sud s'est enfoncé dans une guerre civile fin 2013 quand Salva Kiir a accusé son vice-président Riek Machar de fomenter un coup d'État. Le conflit dans ce pays, indépendant du Soudan depuis 2011, a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.

MM. Kiir et Machar sont déjà convenus d'instaurer un cessez-le-feu permanent et de retirer leurs troupes des zones urbaines. Ils avaient également convenu le 7 juillet d'un partage du pouvoir mais la signature avait été reportée en raison de divergences.

Période de transition

«Le document sur le partage du pouvoir a été signé et porte sur toutes les questions relatives à la période de transition», a indiqué le chef de la diplomatie soudanaise Al-Dirdiry Ahmed, en annonçant cet accord.

«Salva Kiir restera le président du Soudan du Sud et Riek Machar sera le premier vice-président», a-t-il déclaré lors de la cérémonie de signature dans la capitale du Soudan, où se déroule depuis juin une nouvelle série de pourparlers de paix. «Il y aura quatre autres vice-présidents répartis parmi les autres groupes politiques», a-t-il ajouté.

Une question encore à régler est le partage du pouvoir au niveau des régions et des départements. «Les négociations sur cette question vont se poursuivre jusqu'à la conclusion d'un accord», a-t-il assuré. L'ONU a imposé le 13 juillet un embargo sur les armes au Soudan du Sud, alors que les tractations diplomatiques n'avaient pas, en près de cinq ans de conflit, réussi à mettre un terme à la guerre civile.

(nxp/ats)