Chili

23 novembre 2019 02:35; Act: 23.11.2019 02:35 Print

Le gouvernement plaide pour un retour au calme

23 personnes sont mortes depuis le début des manifestations au Chili, qui durent depuis maintenant cinq semaines.

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Le parlement chilien a approuvé un projet de loi du gouvernement augmentant jusqu'à 50% le minimum vieillesse. (Jeudi 5 décembre 2019) Le gouvernement du Chili compte mettre plus de 5 milliards de dollars sur la table pour trouver une solution à la crise. (2 décembre 2019) Des dizaines de manifestants ont pris d'assaut mercredi un grand centre commercial à Santiago. (27 novembre 2019) Rien ne semble entamer la détermination des manifestants chiliens, 40 jours après le début d'un mouvement réclamant des mesures sociales qui tardent à se concrétiser. (Mardi 26 novembre 2019) Le gouvernement chilien a lancé vendredi un appel au calme. (Samedi 23 novembre 2019) Pour Amnesty International, les forces de l'ordre ont mis en place une «politique pour punir» les manifestants. Le gouvernement chilien a rejeté ce rapport. (Vendredi 22 novembre 2019) La police chilienne a annoncé mardi suspendre l'utilisation de munitions controversées qui ont provoqué de graves lésions oculaires chez plus de 200 manifestants. (19 novembre 2019) Les Chiliens ont commémoré lundi les neuf mois de la contestation qui secoue le pays. (18 novembre 2019) Le président Sebastian Piñera a condamné dimanche pour la première fois les violences commises par la police depuis le début du mouvement de contestation. (17 novembre 2019) En pleine crise sociale au Chili, plusieurs manifestations ont eu lieu jeudi pour commémorer la mort d'un jeune Indien mapuche tué il y a un an lors d'une opération policière dans le sud du pays. (14 novembre 2019) Plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont une nouvelle fois descendus dans les rues mardi au Chili, une persistance de la crise sociale qui commence à peser sur l'économie du pays. (12 novembre 2019) Le siège d'une université de Santiago a été incendié vendredi au cours de violents incidents en marge d'une grande marche pacifique. (Vendredi 8 novembre 2019) Les manifestations de contestation sociale qui durent depuis près de trois semaines au Chili et au cours desquelles 20 personnes ont été tuées se sont étendues mercredi aux quartiers aisés de la capitale Santiago. (6 novembre 2019) Le président chilien Sebastian Pinera a affirmé mardi qu'il n'allait pas démissionner malgré les violentes manifestations contre son régime qui secouent le pays. (5 novembre 2019) Un cocktail Molotov met le feu à une policière des forces anti-émeutes, à Santiago. (Chili, 4 novembre 2019) Une policière des forces anti-émeutes court alors que son équipement prend feu lors d'affrontements avec des manifestants, à Santiago. (Chili, 4 novembre 2019) Affrontements entre forces de l'ordre et manifestants pour la 3e semaine de contestations au Chili. (4 novembre 2019) Troisième semaine de contestations au Chili. (4 novembre 2019) Les manifestations dans la capitale chilienne ont été émaillées de nombreux incidents. (4 novembre 2019) Une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes, parmi laquelle de nombreux étudiants, s'est rassemblée lundi soir à Santiago, sur la plaza Italia, lieu emblématique du mouvement de colère initié le 18 octobre.(Chili, 4 novembre 2019) Le mouvement social, débuté il y a plus de trois semaines, ne faiblit pas au Chili. (4 novembre 2019) Le mouvement social, débuté il y a plus de trois semaines, ne faiblit pas au Chili. (4 novembre 2019) Quelque 1305 personnes ont été blessées à ce jour lors des manifestations. (Chili, 4 novembre 2019) La crise sociale, provoquée le 18 octobre par une augmentation du prix du ticket de métro (depuis annulée), a fait 20 morts. (Chili, 4 novembre 2019) Déguisés en clown ou en «Joker», les manifestants défient la police. (Chili, 4 novembre 2019)

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Le gouvernement chilien a lancé vendredi un appel au calme devant la recrudescence des violences dans les manifestations de protestation sociale. Celles-ci durent depuis cinq semaines et ont fait 23 morts et plus de 2000 blessés.

«Je souhaite lancer un appel profond et sincère à toutes les forces politiques pour qu'elles appellent à la paix», a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gonzalo Blumel. Parvenir à rétablir le calme «est la mission la plus importante que nous ayons aujourd'hui en tant que pays», a ajouté le ministre.

Les autorités ont annoncé vendredi que le nombre des personnes mortes dans le cadre des manifestations qui ont débuté le 18 octobre était passé à 23, avec le décès la veille d'un adolescent de 13 ans à Arica (nord). «La police a annoncé le décès d'un mineur de 13 ans renversé par une camionnette pendant une manifestation», a déclaré dans un communiqué le sous-secrétariat à l'Intérieur.

La victime se trouvait sur une barricade érigée avec des pneus sur la route qui relie Arica, à 2800 kilomètres au nord de Santiago près de la frontière péruvienne, au reste du pays. Un automobiliste a percuté les manifestants, tuant l'adolescent et blessant «grièvement» un adulte qui l'accompagnait, selon le parquet d'Arica. Le conducteur a été arrêté.

Attaques contre des commerces

Bien que les manifestations antigouvernementales mobilisent moins qu'au début du mouvement, les pillages et incendies ne cessent pas et on observe dernièrement une recrudescence des actes de violence. Des troubles graves se sont ainsi produits jeudi à Santiago et dans d'autres villes comme Valparaiso, Arica, Antofagasta et Concepcion.

Outre le 23e décès, le bilan des troubles de jeudi a été de 128 blessés (civils et membres des forces de l'ordre) et 767 arrestations, a annoncé vendredi le sous-secrétariat à l'Intérieur. A Santiago, en particulier, et dans plusieurs quartiers périphériques de la capitale comme Puente Alto, Quilicura ou Maipu, la nuit de jeudi à vendredi avait été marquée par des attaques contre des commerces, des postes de police et des stations-service.

(nxp/ats)