Affaire Printemps-Haussmann

17 décembre 2008 08:29; Act: 17.12.2008 08:47 Print

Le groupe ne fait pas référence à l’Islam

«La piste islamiste en tant que telle n'est pas la piste première», a déclaré le ministre de la Défense Hervé Morin, après la découverte mardi de bâtons de dynamite dans les toilettes du grand magasin du Printemps-Haussmann.

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«Il ne faut absolument rien négliger par nature et il nous faut être vigilants, déterminés, prudents mais aussi avoir la fermeté nécessaire», a souligné Hervé Morin sur RTL.

«Le mot révolutionnaire figurant dans le nom du groupe, le mot capitaliste pour désigner les magasins, l'absence de référence à l'Islam, au Djihad font qu'en effet la piste islamiste en tant que telle n'est pas la piste première», a expliqué M. Morin.

«La menace terroriste c'est la grande menace pour l'ensemble de la planète, elle ne se limite pas à la France, elle ne se limita pas aux grandes puissances occidentales, elle frappe partout», a-t-il rappelé.

«Il est évident que la situation est plus dégradée qu'elle ne l'était il y a deux ou trois ans» en Afghanistan, a reconnu le ministre de la Défense, «mais en même temps on a construit 4.000 km de routes, on a scolarisé 6 millions d'enfants et on a fait en sorte que 80% des Afghans aient aujourd'hui accès à la santé».

Reconstruire l'Afghanistan

Dans sa revendication rendue publique mardi, le Front révolutionnaire afghan, groupe totalement inconnu jusque-là, a exigé le retrait des troupes françaises d'Afghanistan avant la fin février 2009. Environ 2.800 militaires français sont engagés sur le territoire afghan, dont 1.400 basés à Kaboul.

Le président du Nouveau Centre a écarté l'éventualité d'un retrait des troupes françaises du pays tout en reconnaissant que «la solution n'est pas que militaire»: «Il faut donner des institutions à l'Afghanistan».

«Il est évident que la situation est plus dégradée qu'elle ne l'était il y a deux ou trois ans» en Afghanistan, a reconnu le ministre de la Défense, «mais en même temps on a construit 4.000 km de routes, on a scolarisé 6 millions d'enfants et on a fait en sorte que 80% des Afghans aient aujourd'hui accès à la santé».

(ap)