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01 juillet 2014 06:22; Act: 01.07.2014 06:31 Print

Le maire Ford avoue avoir vécu dans un «déni total»

Le maire de Toronto, Rob Ford, a avoué lundi avoir vécu dans «le déni total» de ses dépendances à l'alcool et à la drogue.

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Rob Ford avait les choux gras de la presse en raison de ses dépendances. (Photo: Reuters/Pool)

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Faisant son retour aux affaires dans la ville canadienne après deux mois de cure de désintoxication, le maire de Toronto Rob Ford a affirmé avoir repris le «contrôle de sa vie».

Le maire, candidat à sa réélection à l'automne prochain, a confié qu'il avait longtemps refusé d'être traité, mais que ces derniers mois, les conséquences de sa dépendance à l'alcool sur sa vie étaient devenues trop importantes pour qu'il puisse continuer à l'ignorer. «Je suis devenu mon pire ennemi et j'ai su qu'il était temps de demander de l'aide», a expliqué Rob Ford.

Il a reconnu encore que la route de la guérison serait longue. «Je vais devoir vaincre mes problèmes de dépendance pour le reste de ma vie», a-t-il admis, la voix nouée par l'émotion.

«D'affreuses erreurs»

Rob Ford a par ailleurs reconnu avoir commis «d'affreuses erreurs» alors qu'il était sous l'emprise de l'alcool et de la drogue. «Je ne peux pas effacer ce que j'ai fait». «Je regrette amèrement certains de mes choix», affirmant avoir rompu les liens avec les personnes, qui représentaient un «certain danger».

Alors en pleine campagne électorale, Rob Ford avait finalement accepté en mai dernier de faire une cure de désintoxication, après les révélations fracassantes il y a un an sur ses habitudes dans le milieu interlope torontois.

Plusieurs vidéos diffusées par les médias canadiens et relayées dans le monde entier l'avaient montré en état d'ébriété prononcé ou encore en train de fumer du crack.

Le conseil municipal l'avait démis de toutes ses fonctions exécutives ne lui laissant que le titre honorifique de maire de la quatrième plus grande ville d'Amérique du Nord. C'est la diffusion d'une nouvelle vidéo compromettante ce printemps qui l'avait poussé à se retirer temporairement de la vie publique.

A 45 ans, le maire conservateur de Toronto devra affronter de sérieux candidats pour espérer retrouver son fauteuil au sein du prochain conseil municipal. Des sondages le placent en deuxième ou en troisième position dans les intentions de votes.

(ats)