Espagne

11 octobre 2018 23:45; Act: 11.10.2018 23:45 Print

Le parlement catalan veut abolir la monarchie

Le parlement de la Catalogne a de nouveau provoqué le pouvoir central en votant une résolution visant à abolir la monarchie.

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Le parlement catalan a voté une résolution visant à abolir la monarchie en Espagne, provoquant l'ire du pouvoir central. (Jeudi 11 octobre 2018) La commémoration du premier anniversaire du référendum d'autodétermination de la Catalogne interdit par Madrid s'est terminée par des incidents entre la police régionale et les séparatistes. (Mardi 2 octobre) Des militants séparatistes ont bloqué une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone lundi. Les militants réclament la rupture avec Madrid. Ici sur la capture écran d'un tweet l'on peut observer la gare de Gérone complètement bloquée au petit matin ce lundi. (1er octobre 2018) Des militants séparatistes ont bloqué une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone lundi. Les militants réclament la rupture avec Madrid. (1er octobre 2018) Un an après une opération de police musclée, des milliers de manifestants indépendantistes ont défilé jeudi soir à Barcelone. (20 septembre 2018) La police catalane est accusée d'agir de façon «arbitraire» contre les personnes retirant les rubans jaunes indépendantistes. (Lundi 27 août 2018) Puigdemont est à nouveau à Bruxelles. Il promet de continuer à défendre la juste cause du peuple catalan. (28 juillet 2018) Arrêté en mars en Allemagne à la frontière, Carles Puigdemont va retourner en Belgique samedi après l'annulation des mandats d'arrêt européens par Madrid. (Mercredi 25 juillet 2018) Le mandat d'arrêt européen contre l'ancienne dirigeante catalane Clara Ponsati a été formellement levé lundi par un tribunal d'Édimbourg après la décision la semaine dernière de la Cour suprême espagnole de renoncer à cette procédure. (lundi 23 juillet 2018) Le juge chargé de l'enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne en octobre dernier a retiré jeudi les mandats d'arrêt internationaux contre l'ex-président catalan Puigdemont. Cinq dirigeants indépendantistes ayant fui à l'étranger sont aussi concernés. (19 juillet 2018) Le chef du gouvernement espagnol reçoit lundi le président du parti socialiste catalan Miquel Iceta pour apaiser les tensions. (Lundi 9 juillet 2018) Le gouvernement espagnol a donné son feu vert à l'entrée en fonction du nouveau gouvernement indépendantiste catalan de Quim Torra. Ce dernier n'inclut plus de «ministres» incarcérés ou exilés, condition indispensable à la levée de la tutelle imposée à la Catalogne. (1er juin 2018) Le premier Ministre Mariano Rajoy ne devrait pas survivre à une motion de censure vendredi. Celui qui a combattu l'indépendance de la Catalogne devrait tomber après une alliance entre la gauche, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans. (1er juin 2018)

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Le parlement de Catalogne a voté jeudi une résolution appelant à l'abolition de la monarchie en Espagne. Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez a menacé d'intenter une action en justice, qualifiant la résolution d'«inacceptable».

Les mouvements séparatistes et la coalition de gauche anti-indépendantiste En Comu Podem (Ensemble nous pouvons) ont uni leurs voix pour voter en faveur d'une résolution condamnant «l'intervention du roi dans le conflit catalan» et demandant «l'abolition d'une institution dépassée et non démocratique comme la monarchie». Le roi Felipe VI est critiqué en Catalogne, notamment depuis son discours de fermeté à l'encontre des indépendantistes catalans pendant la crise de l'automne dernier.

Le socialiste Pedro Sanchez a jusqu'à présent manoeuvré avec beaucoup de prudence vis-à-vis des indépendantistes catalans, avec lesquels il a rétabli depuis son arrivée au pouvoir le dialogue. Il a proposé un référendum sur une plus grande autonomie pour la Catalogne, tout en rejetant tout référendum d'autodétermination.

Il est arrivé au pouvoir le 1er juin à la faveur d'une motion de censure contre le conservateur Mariano Rajoy adoptée par la gauche radicale, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans, sans le soutien desquels il ne peut pas gouverner.

Jeudi, il a réagi sur Twitter au vote du parlement de Catalogne, disant que «la résolution votée cet après-midi au Parlement de Catalogne est inacceptable». «Ce gouvernement adoptera les mesures juridiques à sa disposition pour défendre la loi, la Constitution et les institutions de l'Etat», a-t-il ajouté, sans préciser quelles seraient ces mesures.

(nxp/ats)