Algérie

19 septembre 2019 20:46; Act: 19.09.2019 20:58 Print

Le patron du FLN en détention préventive

Mohamed Djemai a été inculpé par le parquet d'Alger pour «menaces» et «destruction de documents officiels», jeudi.

storybild

Le mouvement de contestation a débuté le 22 février, en Algérie. (Photo: Keystone/Photo d'archives)

Une faute?

Mohamed Djemai, député et chef du Front de libération nationale (FLN), parti de l'ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, a été placé jeudi en détention préventive à Alger, ont annoncé plusieurs médias, dont la radio publique.

Selon eux, Mohamed Djemai a été inculpé par le parquet d'Alger pour «menaces» et «destruction de documents officiels», et placé en détention préventive à la prison d'El Harrach, dans la banlieue d'Alger. Début septembre, le ministre de la Justice et garde des Sceaux a demandé à l'Assemblée populaire nationale, la chambre basse du parlement, de lever l'immunité parlementaire du député.

Mohamed Djemai, un homme d'affaires âgé de 50 ans, a été élu secrétaire général du FLN le 30 avril, près d'un mois après la démission d'Abdelaziz Bouteflika le 2 avril. Un mouvement de contestation inédit, débuté le 22 février, a contraint Abdelaziz Bouteflika à renoncer à se présenter à un 5e mandat, puis à démissionner le 2 avril après deux décennies au pouvoir.

Série d'enquêtes

Depuis, la justice a ouvert une série d'enquêtes sur des faits présumés de corruption visant d'ex-hauts responsables politiques et des hommes d'affaires accusés d'avoir profité de leurs liens privilégiés avec l'entourage de Abdelaziz Bouteflika.

L'ancien secrétaire général du FLN Djamel Ould Abbes (écarté du parti fin 2018), et les actuels secrétaires généraux du Rassemblement national démocratique, du Mouvement populaire algérien, ainsi que du parti islamiste TAJ ont eux aussi été placés en détention préventive ces dernières semaines.

(nxp/ats)