Turkménistan

13 février 2017 07:25; Act: 13.02.2017 08:36 Print

Le président réélu avec 98% des voix

Gourbangouly Berdymoukhamedov se présentait contre huit candidats presque inconnus, condamnés à faire de la figuration.

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Gourbangouly Berdymoukhamedov n'a connu aucun problème pour se maintenir au pouvoir. (Photo: Keystone)

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Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov, au pouvoir depuis 2006, a obtenu un troisième mandat avec 98% des votes, a annoncé lundi la Commission électorale de ce pays d'Asie centrale, l'un des plus fermés au monde.

La commission a également annoncé un haut taux de participation pour ce scrutin de dimanche, dans lequel l'autocrate se présentait contre huit candidats presque inconnus, condamnés à faire de la figuration.

Après deux mandats de cinq ans chacun, Gourbangouly Berdymoukhamedov doit cette fois rester au pouvoir au moins sept ans grâce à une réforme constitutionnelle adoptée en septembre.

Dentiste personnel du premier président du pays Saparmourat Niazov puis devenu ministre de la Santé, Gourbangouly Berdymoukhamedov avait été élu une première fois en 2007 avec 89% des votes après la mort de M. Niazov et reconduit en 2012 avec un score de 97,14%.

Vers un règne à vie

«Le scrutin décidera de l'avenir du peuple au cours des sept prochaines années», a-t-il déclaré dimanche matin, lorsqu'il est venu voter dans une école d'Achkhabad, la capitale.

«Si je suis élu, notre politique d'amélioration de l'aide sociale pour le peuple sera poursuivie», a promis le président de 59 ans.

Dès son arrivée au pouvoir, Gourbangouly Berdymoukhamedov a rapidement mis place son propre culte de la personnalité, à l'image de son prédécesseur et des autres pays de la région majoritairement dominés par des dirigeants autoritaires.

Le Turkménistan a ainsi adopté en septembre une réforme constitutionnelle accordant davantage de pouvoir à son dirigeant, signe que le président Berdymoukhamedov se prépare à un règne à vie, comme Saparmourat Niazov.

Bien que disposant des quatrièmes réserves mondiales de gaz, le Turkménistan traverse une période difficile, la devise turkmène, le manat, ayant perdu plus de la moitié de sa valeur face au dollar depuis la chute des prix des hydrocarbures.

(nxp/afp)