Carnaval de Rio

04 mars 2011 21:04; Act: 04.03.2011 21:08 Print

Le roi Momo lance les cinq jours de fête

Le roi Momo, symbole de toutes les folies du Carnaval de Rio, a reçu vendredi sous une pluie de confettis la clé symbolique de la ville pour un règne de cinq jours.

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L'apothéose seront les défilés des écoles de samba sur le Sambodrome les nuits de dimanche et lundi.

Le maire Eduardo Paes a remis au roi Momo l'énorme clé recouverte de paillettes blanches et dorées lors d'une cérémonie au Palacio da cidade, siège de la municipalité.

Accompagné par trois beautés, la reine et ses deux princesses, le gros roi Momo a lancé le traditionnel: «Je déclare ouvert le magnifique carnaval de Rio!», début de son règne de cinq jours où tous les excès sont permis. Il s'est ensuite lancé dans une samba frénétique en brandissant sa clé.

Préparer les Jeux olympiques

Depuis que Rio, l'une des villes les plus violentes du pays, a été choisie en 2009 pour organiser les Jeux olympiques de 2016, les autorités s'efforcent d'en redorer l'image.

La ville attend pour les festivités près de 800'000 touristes brésiliens et étrangers qui devraient rapporter 1,5 milliard de reais (824 millions de francs) aux hôtels, bars et restaurants de la ville.

Pour assurer la tranquillité des fêtards pendant ces jours de fête, quelque 50'000 policiers ont été mobilisés dans l'Etat de Rio. Certains ont été entraînés par la police fédérale américaine (FBI). Une trentaine de nouvelles cameras de surveillance, d'une portée de 2 km, ont été installées dans la ville.

Une barrière est tombée

D'ores et déjà, la pacification des favelas dans la zone touristique de la ville, autrefois aux mains des trafiquants de drogue, a fait tomber une barrière. Pour la première fois en vingt- sept ans, un des groupes de carnaval de rue les plus populaires, «Simpatia é quase Amor», (la sympathie c'est presque de l'amour) est sorti du quartier chic d'Ipanema pour défiler jeudi soir dans la favela voisine de Cantagalo.

«C'est une rencontre symbolique que vit la ville en ce moment. Notre proximité a été interrompue par le trafic de drogue. Mais maintenant, nous sommes libres de rendre visite à n'importe quel habitant» de la favela, s'est réjouit Fabio Palazzo, guitariste du groupe Simpatia, dans des déclarations au quotidien «0 Globo».

Financé par la mafia

Chaque école a dépensé de deux à cinq millions de dollars pour présenter son défilé, encore largement financé par la mafia des jeux clandestins. Mais de plus en plus de grandes entreprises brésiliennes et étrangères investissent dans le carnaval, un événement diffusé dans le monde entier.

Il y a un mois, un énorme incendie avait ravagé des ateliers de la Cité de la samba de Rio de Janeiro, où sont fabriqués les chars allégoriques et les costumes de milliers de danseurs.

(ats)