Parlement européen

01 juillet 2014 12:36; Act: 01.07.2014 13:45 Print

Le social-démocrate Schulz réélu président

Le social-démocrate allemand a été réélu mardi, dès le premier tour, président du Parlement européen, obtenant les voix des forces europhiles socialistes, du centre-droit et des libéraux.

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La réélection de Martin Schulz n'est pas vraiment une surprise. (Photo: Keystone/Olivier Hoslet)

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Martin Schulz, président sortant du Parlement et candidat des socialistes pour la présidence de la Commission lors des élections européennes, a obtenu une confortable majorité de 409 voix sur 612 suffrages exprimés, sur un total de 751 députés.

«C'est un honneur et une grande responsabilité d'être la voix du Parlement des citoyens de l'UE. Nous continuerons à le renforcer dans l'intérêt de tous», a réagi M. Schulz dans son premier discours de président. Alors que les europhobes sont arrivés en force dans le nouveau Parlement, il a prévenu que «celui qui ne respecte pas les règles de respect mutuel et de dignité humaine va me trouver contre lui». «Je ne l'accepterai pas», a-t-il insisté.

Après la réussite du processus voulu par le Parlement, qui a débouché sur la nomination comme président de la Commission du candidat du parti arrivé en tête, en l'occurrence le PPE (centre-droit), M. Schulz s'est aussi félicité que le Parlement soit devenu «incontournable».

Les europhobes perturbent la première session

La première session du nouveau Parlement européen s'est ouverte mardi sous tension, des députés europhobes manifestant leur hostilité au projet européen et provoquant des réactions outrées d'autres parlementaires. Plusieurs dizaines de députés provenant de partis europhobes ont tourné le dos au moment où résonnait dans l'hémicycle l'hymne européen. Ce geste a entaché le début de la session, au cours de laquelle doit être élu le président de l'institution.

Des députés indignés ont manifesté leur colère sur Twitter. Le député UMP français Philippe Juvin, membre du PPE (centre-droit), a qualifié les europhobes de «débiles, 100 ans après le suicide collectif», en référence au centenaire de la Première Guerre mondiale. «Rejeter la fraternité ne fera pas avancer les choses», a également lancé sur le réseau social l'eurodéputée libérale française Sylvie Goulard, ulcérée par ces «individus sans vergogne».

«Les élus europhobes et eurosceptiques, pour les uns restent assis, pour les autres tournent le dos quand est joué l'hymne européen. Inconsistant!», a commenté la députée PPE, Constance Le Grip.

(afp)