Corruption policière présumée

04 octobre 2011 12:31; Act: 04.10.2011 12:36 Print

Le superflic suspendu dans la journée

Le ministre de l'intérieur Claude Guéant a annoncé mardi matin qu'il allait «suspendre dans la journée», le No2 de la police judiciaire de Lyon, inculpé dans une affaire de corruption.

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Le No2 de la PJ lyonnaise, Michel Neyret, mis en examen lundi dans une affaire de corruption ouverte en marge d'une enquête sur un trafic international de stupéfiants, a passé sa première nuit en détention et sera suspendu de ses fonctions dans la journée de mardi.

«Je vais le suspendre dès aujourd'hui», a annoncé sur France-2 le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, évoquant «un véritable traumatisme pour la Police nationale».

Michel Zaragoza, interpellé jeudi dernier dans le cadre de cette affaire et présenté comme proche du milieu lyonnais, a quant à lui été laissé en liberté sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention (JLD), a-t-on précisé de source judiciaire.

Ce contrôle judiciaire lui impose de rester dans sa commune, ne pas entrer en contact avec les mis en examen et l'oblige de se présenter à date fixe à un service de police, a-t-on ajouté.

Il avait été mis auparavant en examen pour «trafic de stupéfiants», «association de malfaiteurs» et «blanchiment du produit du trafic de stupéfiants en bande organisée».

Dans ce volet, cinq fonctionnaires de police sont encore en garde à vue: le chef de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Lyon, celui de l'antenne grenobloise et son adjoint, interpellés vendredi, et deux policiers de la brigade des stupéfiants de Lyon, arrêtés samedi et dimanche, a-t-on précisé de source judiciaire.

Trois d'entre eux pourraient être présentés ce mardi aux deux juges d'instruction saisis de ce dossier.

Michel Neyret a été mis en examen lundi pour «corruption», «trafic d'influence», «association de malfaiteurs», «trafic de stupéfiants», «détournement de biens» et «violation du secret professionnel».

A l'issue de sa mise en examen, il a été présenté à un JLD qui l'a placé en détention.

(ap)