Canada

08 février 2019 22:07; Act: 08.02.2019 23:01 Print

Prison à vie pour le tueur de la mosquée de Québec

L'homme, qui avait tué six fidèles à la mosquée de Québec, il y a deux ans, a été condamné à la prison à perpétuité.

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Le jeune Canadien a été reconnu coupable du meurtre de six fidèles à la mosquée de Québec en janvier 2017. Il est condamné à la prison à vie avec une période de sûreté de 40 ans. (8 février 2019) Un an après la tuerie à la mosquée de Québec, Justin Trudeau et des centaines de personnes se sont recueillis dans l'émotion. (Lundi 29 janvier 2018 - Image prétexte) Des centaines de personnes se sont rassemblées lors d'une marche en mémoire des victimes de la tuerie de la mosquée à Québec. (Dimanche 5 février 2017) Une mosquée de Montréal a été vandalisée quelques heures avant que les responsables politiques et des milliers de personnes affichent, lors des funérailles de musulmans tués dimanche à Québec, l'unité du Canada face à l'intolérance. (Jeudi 2 février 2017) La mosquée de Québec a rouvert temporairement ses portes pour accueillir les médias et citoyens venus se recueillir sur le lieu de la fusillade. (Mercredi 1er février 2017) Mobilisation populaire pour dénoncer la fusillade du centre culturel islamique de Québec qui a fait six morts et huit blessés, dont cinq étaient lundi dans un état grave. (Lundi 30 janvier 2017) L'auteur présumé de la tuerie, Alexandre B., a été présenté à un juge. L'enquête en cours vise à rassembler des éléments pouvant mener à une inculpation supplémentaire pour «terrorisme» et atteinte à la sécurité nationale. (Lundi 30 janvier 2017) Le premier ministre Justin Trudeau et son épouse ont assisté à une veillée en face de la mosquée.(Lundi 30 janvier 2017) Cette veillée a rassemblé quelques milliers de personnes par un froid glacial, avec des bougies, des fleurs et des messages de condoléances. D'autres veillées étaient organisées dans plusieurs villes canadiennes comme à Montréal et Toronto. (Lundi 30 janvier 2017) Après la fusillade survenue dans une mosquée de Québec, des citoyens ont spontanément transmis un message de paix. (lundi 30 janvier 2017) Les secours déplorent lundi six morts et huit blessés. (Lundi 30 janvier 2017) La police a été avare de détails sur le déroulement des faits. Le drame s'est déroulé aux environs de 19h30 locale dimanche à la fin de la dernière prière de la journée. (Lundi 30 janvier 2017) Manifestation de solidarité face à la mosquée de Québec. (lundi 30 janvier 2017) L'enquête est en cours pour déterminer le déroulement exact des faits. (lundi 30 janvier 2017) La police s'est rendue massivement sur place après les faits survenus dans la nuit de dimanche 29 janvier à lundi 30 janvier 2017. (lundi 30 janvier 2017) Mohamed Oudghiri témoigne auprès des médias après la fusillade qualifiée de «violence barbare» par le premier ministre du Québec Philippe Couillard. (lundi 30 janvier 2017) Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a condamné un «attentat terroriste dirigé contre des musulmans». (Lundi 30 janvier 2017) Un homme tient une pancarte 'la paix, pas la guerre', après la fusillade qui a touché la mosquée de la ville de Québec. (Lundi 30 janvier 2017) Le Premier ministre québécois Philippe Couillard a déclaré sur son compte Twitter que son gouvernement était «mobilisé pour assurer la sécurité de la population de Québec». (Lundi 30 janvier 2017) Le porte-parole de la police a indiqué que deux suspects avaient été interpellés. (Lundi 30 janvier 2017) Une vaste opération policière a été lancée après la fusillade. (Dimanche 29 janvier 2017) La fusillade a été perpétrée un peu après 19h15 heure locale par au moins deux hommes encagoulés après la prière du soir à la mosquée. (Dimanche 29 janvier 2017) Une fusillade a éclaté dans la soirée au centre culturel islamique de Québec (sud-est du Canada), faisant cinq morts et des blessés. (Dimanche 29 janvier 2017)

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Le jeune Canadien coupable du meurtre de six fidèles à la mosquée de Québec en janvier 2017 a été condamné vendredi à la prison à vie avec une période de sûreté de 40 ans. Cette attaque est considérée comme la pire contre un lieu de culte musulman en Occident.

Les avocats de l'accusation demandaient une peine exemplaire de 150 ans derrière les barreaux contre Alexandre Bissonnette, mais cette demande a été qualifiée de «déraisonnable» par le juge François Huot. Le magistrat, dans son verdict, a souligné que la «haine viscérale des immigrants de confession musulmane» animait le meurtrier, qui ne pourra pas demander la libération conditionnelle avant d'avoir 67 ans.

L'attaque contre la mosquée de Québec, en janvier 2017, «demeurera à jamais inscrite en lettres de sang dans l'histoire de cette ville, de cette province, de ce pays», a observé le juge lors de son prononcé, soulignant que ce crime était «hautement prémédité».

«Les actes posés par Alexandre Bissonnette portent atteinte à nos valeurs sociétales fondamentales», a-t-il souligné dans un jugement de 246 pages. Le jeune Québécois, ex-étudiant en sciences politiques séduit par les idées nationalistes et suprémacistes, a mené «une attaque préméditée, gratuite, sournoise et meurtrière», a dit le juge.

Regard vers le sol

Veste de complet et chemise blanche, Alexandre Bissonnette a écouté à la barre pendant plus de six heures le magistrat prononcer son verdict, le regard vers le sol. Présents parmi les 250 personnes du public, ses parents ont écouté le verdict en essuyant des larmes, tout comme plusieurs amis et proches des victimes, a constaté une journaliste de l'AFP.

A 19h55 le dimanche 29 janvier 2017, fusil à la main, Alexandre Bissonnette franchissait la porte principale de la mosquée de Québec et ouvrait le feu avec sang-froid sur la quarantaine d'hommes et quatre enfants qui bavardaient après la prière dans la grande salle du rez-de-chaussée. Six hommes tombent sous les balles et cinq sont grièvement blessés, dont un est aujourd'hui tétraplégique.

Les six musulmans tués étaient tous des binationaux ayant émigré au Canada: deux Algériens, deux Guinéens, un Marocain et un Tunisien. Informaticien, professeur d'université ou épicier, ils étaient tous intégrés à la vie québécoise depuis de longues années.

(nxp/afp)