Autriche

17 juin 2019 10:09; Act: 17.06.2019 11:01 Print

Suite à l'«Ibizagate», il renonce au Parlement

Heinz-Christian Strache avait été élu fin mai au Parlement européen malgré le scandale de l'«Ibizagate» qui le montrait prêt à offrir d'importants marchés publics à un oligarque russe.

Heinz-Christian Strache promet de revenir à la vie politique après avoir été «réhabilité».
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L'ex-leader d'extrême droite autrichien Heinz-Christian Strache, obligé le mois dernier de démissionner de son poste de vice-chancelier à la suite du scandale de l'«Ibizagate», a annoncé lundi renoncer au mandat européen qu'il a décroché fin mai.

Cette décision est conforme au souhait de son parti FPÖ, qui avait été embarrassé par le ticket européen obtenu par M. Strache via le «vote direct» des électeurs malgré ce scandale qui a provoqué l'explosion de la coalition formée fin 2017 par ce parti avec les conservateurs de Sebastian Kurz.

M. Strache, 49 ans, avait été piégé par une vidéo filmée en cachette au cours d'une soirée arrosée sur l'île espagnole d'Ibiza en juillet 2017. Dans ce document révélé le 17 mai, il se disait notamment prêt à offrir d'importants marchés publics à un oligarque russe en échange de financements occultes.

Chef du FPÖ depuis 14 ans et vice-chancelier, M. Strache avait immédiatement démissionné de toutes ses fonctions, renonçant également à son mandat de député national. Il n'avait toutefois pas exclu de siéger au Parlement européen.

Sa décision finalement d'y renoncer «n'est pas le résultat d'un calcul politique et encore moins d'un marchandage, mais tout simplement une décision personnelle», a-t-il assuré dans un communiqué lundi.

Mais celui qui reste la figure la plus populaire du FPÖ a assuré lundi que sa vie politique n'était «certainement pas arrivée à son terme». Il a toutefois précisé vouloir être «réhabilité» avant de revenir au premier plan, alors qu'il est visé par une enquête judiciaire en raison de ses propos dans la vidéo.

(nxp/ats)