Attentat à Bruxelles

01 février 2019 12:58; Act: 01.02.2019 13:16 Print

Les «éclats de rire» de Nemmouche épinglés

Les avocats de l'accusation ont confronté le djihadiste français de 33 ans à son comportement étrange lors de son arrestation, en 2014.

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La justice belge a rejeté mercredi le pourvoi en cassation formé par le Français Nacer Bendrer, condamné en mars au côté de Mehdi Nemmouche pour l'attentat du Musée juif à Bruxelles. (18 septembre 2019) Mehdi Nemmouche a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour la tuerie du Musée juif de Bruxelles, assortie d'«une mise à disposition» à la justice pour une durée de 15 ans. (Mardi 12 mars 2019) Lundi matin, la parole reviendra d'abord au parquet fédéral, qui rappellera que Mehdi Nemmouche et son co-accusé Nacer Bendrer encourent tous deux la prison à vie. (Lundi 11 mars 2019) Mehdi Nemmouche a été reconnu coupable du quadruple assassinat commis le 24 mai 2014 au musée juif de Bruxelles. L'homme a réaffirmé son innocence, assurant avoir été «piégé». (Jeudi 7 mars 2019) La défense du djihadiste français donne jeudi sa version des faits, qualifiée de «complotiste» par l'accusation. (28 février 2019) L'audience a été suspendue quelques heures ce lundi. Le temps que soit entendu par la police un juré ayant violé l'interdiction de communiquer avec des personnes extérieures. (18 février 2019) Les ex-otages qui accusent Mehdi Nemmouche d'avoir été leur geôlier se rendent à son procès à Bruxelles jeudi. (7 février 2019) L'accusation a pointé du doigt le comportement détaché et décontracté de Mehdi Nemmouche lors de son arrestation, six jours après la tuerie au Musée juif de Bruxelles en 2014. (Vendredi 1 février 2019) Mehdi Nemmouche a évoqué ce jeudi un «pseudo-attentat». (31 janvier 2019) Mehdi Nemmouche arrive ce jeudi 10 janvier 2019 à la cour d'assises de Bruxelles. «Nemmouche, Mehdi, 33 ans, sans profession»: le principal accusé, jugé avec un complice, a décliné son identité en se présentant dans le box en pull bleu marine lors de son procès à Bruxelles. (Lundi 7 janvier 2019) Mehdi Nemmouche s'est rendu à une audience préliminaire devant la cour d'assises de Bruxelles. (Jeudi 20 décembre 2018) Mehdi Nemmouche sera défendu à Bruxelles par l'avocat belge Sebastien Courtoy. (Jeudi 20 décembre 2018) Selon des médias belges, il portait sur son torse une caméra embarquée. (26 mai 2014) La police fédérale belge a publié des photos du tireur... (25 mai 2014) ... qui cache soigneusement son visage. (25 mai 2014) La police a diffusé une vidéo montrant le suspect. (25 mai 2014) Pour le moment, la police n'a aucun piste concernant le suspect. (24 mai 2014) La fusillade a fait quatre morts. (25 mai 2014) Police et experts scientifiques ont bouclé les rues proches du Musée Juif après la fusillade qui a fait quatre morts samedi après-midi à Bruxelles. (24 mai 2014) La fusillade a fait quatre morts. (25 mai 2014) Les témoignages de sympathies s'accumulent devant l'entrée du musée. (25 mai 2014) Les témoignages de sympathies s'accumulent devant l'entrée du musée. (25 mai 2014)

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L'accusation au procès de la tuerie du musée juif de Bruxelles a épinglé vendredi les «éclats de rire» de Mehdi Nemmouche en garde à vue. Elle a également pointé une attitude générale ne correspondant pas à ses yeux à celle d'un suspect accusé à tort.

Le djihadiste français de 33 ans, qui encourt la réclusion à perpétuité devant les assises de Bruxelles, nie être l'auteur de ce quadruple assassinat commis le 24 mai 2014. Mais interrogé en garde à vue par des policiers français, après son arrestation à Marseille (sud de la France) le 30 mai 2014, il affiche un air détaché, presque décontracté, selon des images vidéo projetées vendredi au procès.

"Je ne répondrai à aucune question", "j'exerce mon droit au silence", "DAS !" (comme droit au silence), oppose-t-il, alternativement, à chaque interrogation des policiers. Le côté répétitif de son propos lui donne le sourire, parfois il s'esclaffe, montrent les images.

L'accusation s'étonne

Un des représentants de l'accusation, prenant la parole après la diffusion des premières vidéos, s'est étonné des "éclats de rire" du suspect, arrêté six jours après la tuerie en possession des armes utilisées. "On peut se poser la question de savoir si c'est l'attitude de quelqu'un qui se fait accuser, à tort, de quatre assassinats terroristes", a lancé l'avocat général Yves Moreau.

Questions sur "le concept de djihad", les armes et munitions trouvées en sa possession, sur le fait que la presse le présente comme suspect de la tuerie dès le 31 mai: Nemmouche refuse tout en bloc.

Il décline même les interrogations sur ses "hobbies", activités sportives ou éventuels engagements associatifs. Répond juste "aucune" quand on lui demande s'il a bénéficié de complicités. "Quelle que soit l'attitude de Mehdi Nemmouche, ce sera toujours interprété à charge", a déploré à l'audience un de ses avocats, Me Henri Laquay.

Quatre personnes abattues

D'après l'accusation, Mehdi Nemmouche, délinquant multirécidiviste radicalisé en prison et passé par la Syrie est l'homme qui, le 24 mai 2014 vers 15h50 au musée juif, a abattu de sang-froid un couple de touristes israéliens, un jeune employé belge du site et une bénévole française.

Il est jugé depuis le 10 janvier avec Nacer Bendrer, un délinquant marseillais de 30 ans soupçonné de lui avoir fourni les armes. Le procès doit durer jusqu'au 1er mars.

(nxp/ats)