Europe

15 mai 2012 16:56; Act: 15.05.2012 17:11 Print

Les Bourses chutent devant une Grèce divisée

Les places financières européennes se sont effondrées, mardi, après l'avortement de l'ultime tentative pour former un gouvernement de coalition en Grèce.

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«Cet échec ne constitue certes pas une surprise, mais assurément un risque de plus vers une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro», estime Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.

Vers 15h45 (13h45 GMT), la plupart des places financières européennes étaient dans le rouge après un début de matinée dans le vert. Paris perdait 0,65%, Londres 0,58%, Francfort 1,12% et Madrid 1,58%. En Italie, où l'agence de notation Moody's a jeté un froid lundi soir en dégradant la note des grandes banques du pays, la Bourse chutait de 1,84%.

L'euro plongeait, tombant sous le seuil de 1,28 dollar pour la première fois depuis quatre mois, pour s'échanger à 1,2771 dollar, contre 1,2830 dollar la veille au soir.

A Athènes, une réunion cruciale des chefs de cinq des sept partis élus lors du scrutin du 6 mai s'est conclue mardi sans qu'un accord n'ait été trouvé sur une coalition gouvernementale.

Le dirigeant socialiste Evangélos Vénizélos a annoncé que la Grèce devrait «hélas» retourner à des élections législatives, en principe dans un mois. Ce nouveau scrutin risque de renforcer les opposants à la politique d'austérité, déjà sortis vainqueurs des élections début mai, et fait peser des risques le maintien du pays dans la zone euro.

La Grèce a confirmé mardi la gravité de la récession dans laquelle elle s'enfonce, avec un PIB qui a chuté de 6,2% au premier semestre.

Le pays a dû aussi payer plus cher pour lever 1,3 milliard d'euros en bons du Trésor à trois mois, consentant un taux de 4,34%, au lieu de 4,20% le 17 avril.

Hollande et Merkel sous l'oeil des investisseurs

Les marchés étaient aussi prudents à quelques heures de la première rencontre entre le nouveau président français François Hollande, investi dans la matinée, et la chancelière allemande Angela Merkel.

Les analystes redoutent des divergences au sein du couple franco-allemand, moteur de l'Union européenne, M. Hollande ayant appelé à des mesures en faveur de la croissance tandis que Mme Merkel insiste sur la stricte maîtrise des déficits publics.

Dans ce contexte, «les investisseurs resteront à l'affût de la moindre parole ou geste susceptible d'illustrer les nouvelles relations qui vont se nouer au sein du couple franco-allemand», a estimé Chris Weston d'IG Markets.

(afp)