Grande-Bretagne et UE

18 décembre 2011 11:35; Act: 18.12.2011 11:39 Print

Les Britanniques souhaitent un référendum

Les récents désaccords entre David Cameron et les autres dirigeants européens ont renforcé la volonté des Britanniques à se prononcer eux-mêmes sur l'appartenance à l'UE.

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Le «non» de David Cameron à un pacte fiscal lors du sommet européen il y a dix jours a renforcé le premier ministre dans les sondages et stimulé la demande d'un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne. Seul un quart des citoyens sont opposés à une telle consultation.

En revanche, selon un sondage publié dimanche dans le «Sunday Telegraph», 35% des personnes interrogées sont favorables à un référendum dans l'année, 16% souhaitent qu'il soit organisé avant la fin de la législature dans quatre ans, et 8% supplémentaires avant la fin du prochain terme parlementaire. 16% n'ont pas d'opinion.

M. Cameron jusqu'à présent freiné les demandes d'un référendum sur l'appartenance à l'Europe émanant de la frange eurosceptique de son parti.

Tories renforcés

Le parti conservateur au pouvoir sort renforcé du clash du Premier ministre lors du sommet européen: les Tories bénéficient de 40% d'intentions de vote, leur score le plus élevé depuis les élections de mai 2010. Le parti travailliste (opposition) est en baisse de deux points à 34%, tandis que les libéraux-démocrates, partenaires dans la coalition au pouvoir, conservent un score inchangé à 14%.

Une projection en sièges donne les conservateurs à seulement quatre sièges de la majorité absolue au parlement avec 322 sièges.

«Ça suffit, Nicolas !»

La presse britannique commentait encore largement dimanche la querelle franco-britannique à la suite du sommet européen où David Cameron a refusé de se joindre aux autres membres de l'UE dans un pacte fiscal renforcé, faute d'avoir obtenu les garanties qu'il demandait sur les services financiers.

«Ça suffit, Nicolas! Trop c'est trop», titrait en français un éditorial du «Sunday Times» (droite) dimanche à l'intention du président français Nicolas Sarkozy.

Le sondage d'ICM Research a porté sur un échantillon représentatif de 1008 adultes interrogés par téléphone mercredi et jeudi, quelques jours après le sommet de Bruxelles.

(ats)