Qatar

07 décembre 2019 08:58; Act: 08.12.2019 11:13 Print

Américains et talibans discutent à Doha

Trois mois après que le président Donald Trump a mis fin aux premières discussions, les Etats-Unis et les talibans se sont retrouvés à Doha.

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Les Etats-Unis cherchent à quitter l'Afghanistan la tête haute. (Photo: Keystone)

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Les Etats-Unis ont repris samedi leurs négociations avec les talibans au Qatar, a déclaré une source américaine, trois mois après que le président Donald Trump a arrêté les efforts diplomatiques visant à mettre un terme à 18 ans de guerre en Afghanistan.

«Les Etats-Unis ont rejoint les discussions aujourd'hui à Doha. Elles seront centrées sur la réduction des violences pour mener à des négociations interafghanes et à un cessez-le-feu», a indiqué cette source proche du dossier.

Le 7 septembre, Donald Trump, qui a promis de «mettre fin aux guerres sans fin» et a fortiori au conflit afghan, le plus long de l'histoire des Etats-Unis, avait rompu les discussions directes et inédites menées depuis un an par l'émissaire américain chargé des négociations avec les talibans, Zalmay Khalilzad, qui semblaient sur le point d'aboutir à un accord.

Il avait par la même occasion annulé une invitation faite secrètement aux chefs des talibans à venir le rencontrer, en invoquant la mort d'un soldat américain dans un énième attentat des insurgés à Kaboul.

Après avoir assuré que les pourparlers étaient «morts et enterrés», il avait toutefois semblé assouplir sa position en laissant la porte ouverte au dialogue si les talibans mettaient fin à leurs attaques.

Le 28 novembre, en Afghanistan pour soutenir ses troupes lors de la fête de Thanksgiving, il avait finalement annoncé la reprise des négociations.

Le projet d'accord quasiment scellé début septembre prévoyait un début de retrait progressif des 13'000 à 14'000 soldats américains, principale revendication des talibans.

En échange, ces derniers devaient s'engager à ne plus jamais laisser des «terroristes» agir depuis l'Afghanistan, et à entamer un dialogue inédit avec le gouvernement de Kaboul. En revanche, seule une «réduction de la violence» était prévue.

(nxp/ats)