Guerre

12 décembre 2011 20:36; Act: 12.12.2011 22:39 Print

Les Etats-Unis quittent l'Irak «la tête haute»

Le président des Etats-Unis a affirmé lundi que les derniers soldats américains quitteraient l'Irak «la tête haute et avec honneur» d'ici à la fin du mois.

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«Après presque neuf ans, notre guerre en Irak prend fin ce mois- ci», a souligné M. Obama lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki à la Maison Blanche.

Cette visite intervenait alors que les derniers soldats américains doivent se retirer d'Irak d'ici à la fin du mois, mettant fin à une guerre déclenchée en 2003 par l'administration du prédécesseur républicain de M. Obama, George W. Bush. «L'Histoire jugera» la décision d'envahir l'Irak, a affirmé lundi M. Obama, qui avait très critique contre la guerre.

M. Obama a promis que son pays resterait un «partenaire solide et fiable» de Bagdad après le départ du dernier soldat américain d'ici à la fin du mois. «Au moment où nous mettons fin à cette guerre, et au moment où l'Irak fait face à son avenir, les Irakiens doivent savoir qu'ils ne sont pas seuls. Vous avez avec les Etats-Unis un partenaire solide et fiable», a déclaré M. Obama.

L'Iran mis en garde

Visant l'Iran, Barack Obama a mis en garde des «pays tiers» qu'il n'a pas nommés contre toute «ingérence» en Irak après le départ des GI's.

«Nous établissons un partenariat (avec l'Irak) pour la sécurité dans la région, et tout comme l'Irak a promis de ne pas s'ingérer dans les affaires d'autres pays, des pays tiers ne doivent pas s'ingérer» dans les affaires irakiennes, a affirmé M. Obama, en soulignant que «la souveraineté de l'Irak doit être respectée».

Dans le même temps, la Maison blanche a annoncé sa volonté de vendre 18 avions de chasse F-16 supplémentaires à l'Irak, estimant que cette opération témoignait de la détermination de Bagdad à «protéger sa souveraineté».

Cette transaction «illustre aussi les progrès que l'Irak a effectué pour assurer sa propre sécurité et sa détermination à protéger sa souveraineté et son indépendance», a expliqué le porte- parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) Tommy Vietor.

«Echec»

Le sénateur républicain John McCain a toutefois accusé le président Obama et M. Maliki d'avoir «échoué» à s'entendre sur une présence militaire américaine en Irak après 2011.

Il a estimé qu'une «vision, un engagement et un leadership erronés à la fois à Washington et à Bagdad» avaient fait que «des considérations de politique nationale» prennent le pas sur un accord en vue d'une présence militaire américaine en Irak après 2011.

«Les sacrifices de nos deux peuples dans une guerre qui a été longue et coûteuse, les besoins des forces de sécurité irakiennes et les intérêts américains pour un Irak stable et démocratique appelaient au maintien d'une présence des troupes américaines après la fin de cette année», a dit le sénateur républicain qui avait échoué lors de la présidentielle de 2008 face à Barack Obama.

«Les progrès accomplis à la fois par les Irakiens et les Américains, à un coût tellement élevé et douloureux, courent maintenant un danger important. J'espère que je me trompe mais je crains que ce ne soit pas le cas».

(ats)