Libye

27 juillet 2014 13:14; Act: 27.07.2014 18:17 Print

Les Européens fuient le pays

Plusieurs pays européens ont enjoint leurs ressortissants à quitter la Libye en proie à de violents combats.

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Ces nouvelles recommandations ont été publiées sur le site du ministère allemand des Affaires étrangères dimanche. Samedi, les Etats-Unis avaient fait de même et évacué le personnel de leur ambassade à Tripoli.

«La situation est extrêmement imprévisible et incertaine», estime le ministère. «Les ressortissants allemands encourent un danger accru d'enlèvements et d'attentats», explique le ministère des affaires étrangères.

Même son de cloche du côté britannique: «En raison de l'intensification des combats à Tripoli et de l'instabilité régnant dans toute la Libye, le Foreign Office déconseille tout voyage en Libye. Les ressortissants britanniques en Libye doivent partir maintenant par des moyens privés», indique le site de conseils aux voyageurs actualisé samedi soir.

«L'ambassade de Grande-Bretagne reste ouverte, mais avec un personnel réduit. La capacité de l'ambassade à fournir une assistance consulaire en Libye est très limitée», précise encore le ministère des Affaires étrangères.

Les Pays-Bas ont aussi appelé dimanche les quelque 70 Néerlandais vivant en Libye à «partir de façon urgente du pays par leurs propres moyens».

La Belgique avait recommandé dès le 16 juillet à ses ressortissants de quitter la Libye. La Turquie, l'Espagne et Malte émettent la même consigne.

Fuite immédiate

Les Etats-Unis ont évacué samedi sous escorte aérienne tout leur personnel diplomatique de leur ambassade en Libye, qui s'était retrouvé pris depuis le 13 juillet au milieu de violents combats entre milices rivales sur la route de l'aéroport de Tripoli.

Le département d'Etat a également diffusé un nouvel avertissement de voyage, recommandant aux citoyens américains de ne pas se rendre en Libye et pressant tous ses ressortissants sur place de «quitter immédiatement» le pays.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait précisé que Wasgington «suspendait» ses opérations diplomatiques, mais ne fermait pas pour autant l'ambassade.

L'ambassade suisse reste également ouverte, mais Berne ne communique pas d'éventuelles mesures de sécurité pour son personnel diplomatique. Berne déconseille par ailleurs les séjours en Libye sur son site de conseils aux voyageurs.

Des dizaines de milices font la loi

L'aéroport de la capitale libyenne est fermé depuis le début de ces combats le 13 juillet entre groupes armés pour le contrôle de cette installation stratégique et de plusieurs sites militaires voisins.

Le gouvernement libyen a appelé de nouveau vendredi à l'arrêt des combats à Tripoli, mettant en garde contre «l'effondrement de l'Etat», notamment après que le Premier ministre Abdallah al-Theni a été empêché jeudi par une milice de prendre l'avion à l'aéroport militaire de Miitiga, à côté de Tripoli.

Les autorités libyennes n'arrivent pas à contrôler les dizaines de milices qui font la loi dans le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

(ats)